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C.G.T. en mai 68 (La) [7892]

1968 environ | Paul SEBAN

Film professionnel | Bretagne

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    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 01:34:00
    • Coloration
    • Noir & Blanc
    • Format durée
    • LM - Long métrage
    • Format original
    • Film 16 mm
    • Son
    • Sonore
    • Descripteurs
    • 1968 Mai 68 - Confédération Générale du Travail - Grève - Manifestation - Militantisme - Nantes (44) - Saint-Nazaire (44)
L'histoire de la CGT en mai 68. Un documentaire réalisé à l'initiative de la CGT.
L'histoire de la CGT en mai 68. Un documentaire réalisé à l'initiative de la CGT.
Photographies de l’album de Sud-Aviation avec premières manifestations le 2 mai 1968, occupation de l’usine. Discussions de syndicalistes (ouvriers à Sud-Aviation interrogés après les évènements de 1968). Discours de 1964 de Benoit Frachon, banderole « Usinor Dunkerque », Manifestation à St Nazaire avenue de la République. Banderole : UGT- CGT FO CFDT - FEN 1er mai 1967 (année des ordonnances contre la sécurité sociale), Manifestations à Paris, 1er mai 1968, Devant Banque de France manifestants pro-vietnamiens, Manifestants du 1er mai 1968, Camions CRS montent vers le Panthéon. Le 4 mai tandis le quartier latin en effervescence prépare la riposte, la police occupe la Sorbonne. Le 6 mai à l'appel de l'UNEF des étudiants manifestent pour protester contre les arrestations. Interview de Charles Ravaut. Émeutes, CRS à Paris la nuit grenades lacrimogènes du 10-11 mai 68. Après les émeutes de la nuit du 10 au 11 mai 1968, l'armée soulèvent une carcasse de voitures brûlée. Place Denfert-Rochereau avec les lycéens. Défilé de manifestants 13 mai, représentants syndicaux Henri Krasuki. GP foule de manifestants (13 mai) Chant l'internationale. Banderole : "Fouchet - Grimaud, démission". Banderole : "étudiants, enseignants. Manifestants du 13 mai 68. Les ouvriers de Citroën défilent le 13 mai. Sorbonne. Interview de Georges Vincent secrétaire section CGT Sud-Aviation, directeur Pierre Duvochel s’en va après sa séquestration. Ouvriers devant une usine Renault. Manifestation dans une rue. Nantes descente de la rue du Roi Albert au fond la cathédrale banderole : CFDT, CGT, CGT FO- FEN. Georges Séguy fait un discours. Usine Rhodia à Besançon. "Avion Marcel Dassault" usine occupée. André Berthelot secrétaire confédéral à Orly. Grévistes à table mangeant. Ouvriers Sud-Aviation, jeux, gymnastique, orchestre, Sur une place avec un bassin, devant un hôtel de ville de Saint Nazaire. Orateur. Matignon, Georges Pompidou, Edouard Balladur montent les escaliers du Ministère du travail. Sur le perron du ministère du Travail. B.Frachon, G.Séguy. Discussions de Grenelle. Interview de Vivio Mascarello secrétaire confédéral de la CGT. On participé à la réalisation de ce film sous la responsabilité de Paul Seban : Brgitte Dormen, Gisèle Mioky, Marcel Trillat, Jean Claude Brisson, Jacques Durr, Roger Viagra, Christian Guilhouette, Henri Molines. Photos : documentation : "La vie ouvrière" que soient également remerciés les éditions : "Le chant du Monde" et la chorale populaire, des syndicats CGT parisiens.

tc intc outduréedescriptionmots clés
19:59:59:2020:01:09:2000:01:10:00Hommes ouvrant un album de photographie et commentent les photographies sur mai 68 (images album sur Sud-Aviation). Commentaire : il s'agit des 1ère manifestation faite en ville vers le 2 mai 68. Occupation des locaux de Sud-Aviation vue usine pendant occupation. 
20:01:09:2120:02:15:1100:01:05:15Gravure 195 de grève de manifestants avec titre "La confédération générale du travail". Photographies début 1900 de grévistes (hommes et femmes) dans une rue, grêve présente "La CGT en mai 1968" 
20:02:15:1220:03:09:2200:00:54:10Sortie d'usine en plongée après mai 68. Voitures. Concierge près de la porte, distribution de tract de la CGT à la sortie de l'usine. Voix off : Chant l'internationale. 
20:03:09:2320:06:25:0100:03:15:03Discussion de syndicalistes (ouvriers de Sud-Aviation interviewés après 1968) assis : un homme fait la relation avec 1936 (qui avait un gouvernement de gauche) : il est très content de ce que les travailleurs ont fait en 68 avec un gouvernement de droite. Un autre montre qu'après 1968, il y a eu beaucoup de remise en cause. Volonté de transformation de politique sociale mais pas de régime. Un autre, évoque l'employée qui s'élève pour la 1ère fois contre son patron, évoque les accords de grenelle après 10 jours de grève. Certains auraient voulu continuer encore une semaine la grève pour le changement pour paralyser le gouvernement. Extrait d'un discours de Benoît Frachon lors du congrès en 1964 (Congrès des métallos, images d'archives.) "Ce désir de lutter tous ensemble est normal, il traduit l'aspiration à assurer avec plus d'efficacité, de la puissance, de la classe ouvrière. Sur cette question du tous ensemble, la position de la CGT est claire, nous poursuivons notre activité pour que les centrales syndicales se réunissent et prennent ensemble des dispositions pour que la lutte prenne une forme plus large et mieux ordonnée ; nous soutiendrons et encouragerons toute mesure tendant à des actions d'ensemble dans une industrie ou une région..." 
20:06:25:0220:06:41:0500:00:16:03Discours de 1964 de Benoît Frachon sur les images suivantes (photo, Région Honfleur.) : Grévistes manifestants avec des banderoles, des panneaux : "CGT création emploi nouveaux" "Honfleur = ? de misère. 
20:06:41:0620:06:53:0200:00:11:21Photo, région Dunkerque : Gréviste avec banderole : "Usinor Dunkerque " Nos 0,30 F augmentation des heures Nos 18 h feive continus Nos 40h payée 48. Unions locales CGT CFDT. Derrière barre d'immeuble. En voix off : Frachon continue son discours : "Nous nous refusons par contre de renoncer à des actions partielles ou d'entreprises sous le prétexte de mieux préparer des actions d'ensemble. Ce sont les travailleurs qui réalisent l'action qui font les grèves, ce n'est pas à coup de mots d'ordre des sommets qu'on obtient la participation massive. "  
20:06:53:0320:07:09:0800:00:16:05Grévistes, banderole nos 8,27. Benoît Frachon : "Si les interessés ne sont pas convaincus que ce qu'on leur demande est réalisable. Nous sommes conscients de nos responsabilités, nous ne sommes pas des batailleurs et des irresponsables. La CGT, ses organisations, ses militants iront toujours jusqu'au maximum des décisions qui peuvent recevoir une application dans le moment donné. Ils ne lanceront jamais la classe ouvrière dans des aventures. 
20:07:09:0920:07:48:0700:00:38:23Frachon lisant son discours. "Sous prétexte du tout ensemble, elle se retrouverait affaiblie et divisée parce qu'une partie seulement ceux d'avant-garde auraient engagés une action isolée mais tout ce qui pourras être fait entrainant les larges masses nous le ferons." 
20:07:48:0820:07:54:2000:00:06:12TEXTE 1962 3 millions de journée de grève. 
20:07:54:2120:08:00:0400:00:05:08TEXTE 1963 7 millions de journée de grève. Voix off : "C'est l'année des grèves des mineurs" 
20:08:00:0520:08:08:0100:00:07:21TEXTE 1964 3 millions de journées de grève / mvt d'ensemble. voix off : Débrayage, actions partielles, action de harcellements. 
20:08:08:0220:08:11:1000:00:03:08TEXTE 1965, 2 millions de journées de grève. Voix off : L'histoire du Gaullisme est ponctuée par les luttes syndicales. 
20:08:11:1120:08:18:0200:00:06:16TEXTE 1966 3.5 millions de journées de grève. Voix off : 3 millions 500 milles jours de grèves mais aussi, des milliers, des dizaines de milliers de militants qui se forgent dans l'action et qui s'organisent. 
20:08:18:0320:08:23:1200:00:05:09TEXTE 1967 5.5 millions de journées de grève. Voix off : En 1967, notamment les ouvriers de Rodia Cetat font plus d'un mois de grève à Besançon..  
20:08:23:1320:08:58:1600:00:35:03Manifestation à St Nazaire avenue de la République. Banderole : UGT- CGT FO CFDT - FEN 1er mai 1967 sous air de l'internationale. Voix off : Les travailleurs de St Nazaire tiennent deux mois dans l'unité du 1er mars au 1er mai. Vers la fin de 1967, l'année des ordonnances contre la sécurité sociale, le cap des 500 000 chômeurs est dépassé. Et combien faudrait-il ajouter à ce chiffre, de milliers de jeunes, chômeurs à 18 ans avant d'avoir travailler. Ils ne sont pas dans les statistiques officielles mais ils sont dans la lutte et il faudra compter avec eux. 
20:08:58:1720:09:30:1800:00:32:01Photo : un couple sous un parapluie en GP, le champ de la caméra s'élargit à l'ensemble des manifestants. Banderoles : Une promesse, des actes, du travail pour nos enfants, la région minière ne doit pas mourir. Chant 
20:09:30:1920:09:43:0000:00:12:06Photo Manifestation avec banderoles : "Que ferons nous demain? " CGT, FEN , CFDT. Chant : "Marchons au pas camarade" Discours avec haut-parleur. 
20:09:43:0120:09:56:1900:00:13:18GP sur homme avec cigarettes orateur lors d'une manifestation. Discours : Pour les affrontements qui durent car le combat sera encore long et sévère, renforcer aussi vos organisations syndicales en même temps que vous travaillez. A ce qu'il soit unis car ils n'est pas une classe ouvrière forte sans syndicats puissants, il faut que la puissance syndicale surpasse la puissance de la coalition des patrons et des gouvernements. 
20:09:56:2020:10:04:0300:00:07:08TEXTE : La lutte de la classe ouvrière est aussi ancienne et aussi permanente que l'exploitation capitalisée. Chant. 
20:10:04:0420:10:15:2000:00:11:16Manifestations à Paris, 1er mai 1968 au 1er plan représentants syndicaux. Voix off : Le mois de Mai des prolétaires n'a pas le 13 mai, mais le 1er mai 1968, entre la République et la Bastille. Slogan : "Augmentez nos salaires". 
20:10:15:2120:10:31:0800:00:15:12Manifestation à Paris 1er mai 68. Banderole : "CGT des syndicats de Paris FSM " Manifestants en contre-plongée. Voix off : Ce jour là, Paris renoue avec la plus ancienne tradition du mouvement ouvrier. Pour la 1ère fois depuis 1953, le pouvoir est contraint a autoriser le défilé du 1er mai. 
20:10:31:0920:10:41:0000:00:09:16Manifestants avec drapeaux avec des étoiles à Paris. GP sur drapeau avec une étoile. Voix off : A l'appel de la CGT, 100 000 travailleurs, enseignants, étudiants proclament leurs volontés de défendre leurs droits d'apposer de grands changements en même temps qu'ils affirment leurs solidarité avec le peuple vietnamien. 
20:10:41:0120:10:44:1200:00:03:11Devant Banque de France manifestants pro-vietnamiens. 
20:10:44:1320:10:59:0700:00:14:19PR sur tribune , Paris, Manifestation représentants syndicaux parlent une femme parmi eux. Plan sur la longue tribune. Manifestants du 1er mai 1968.Voix off : Le 1er mai n'est pas un jour de fête, c'est une journée de lutte. Nul ne peut s'y tromper le 1er mai 1968 de grands affrontements se préparent. Les travailleurs sont pris à l'action. 
20:10:59:0820:11:06:0900:00:07:01Camions CRS montent vers le Panthéon. Voix off : Depuis des mois , la colère gronde parmi les étudiants eux aussi qui privés de perspective dans la politique du pouvoir. 
20:11:06:1020:11:43:0200:00:36:17Paris, CRS en ligne (quartier du Panthéon) Gros plan sur CRS. Étudiants face au CRS quartier de la Sorbonne. Voix off : Le 3 mai, la faculté de Nanterre est fermée. Le même jour à la Sorbonne, les voyous du groupe Occident attaquent un local syndical. Le 4 mai tandis le quartier latin en effervescence prépare la riposte, la police occupe la Sorbonne. 
20:11:43:0320:11:58:1600:00:15:13Charge de CRS à Paris. Voix off : Devant la montée du mécontentement, la seule réponse du pouvoir, c'est la matraque. Les 4 et 5, 13 manifestants étudiants comparaissent devant le tribunal correctionnel. Plusieurs d'entre eux sont condamnés à la prison ferme. 
20:11:58:1720:12:26:1400:00:27:22Au 1er plan un étudiant au fond les manifestants avancent manifestants. Slogan : "Le fascisme ne passera pas." voix off : Le 6 mai à l'appel de l'UNEF des étudiants manifestent pour protester contre les arrestations. Dans le feu de l'action des milliers d'étudiants découvrent mot camarade. 
20:12:26:1520:13:06:0700:00:39:17Car de CRS avancent dans une rue de Paris. CRS. CRS dans les rues, grenades, bombes lacrimogènes lancées. CRS devant BNP. Étudiants qui courent. Voix off : Les forces de Police interviennent 500 blessés. 422 arrestations. Même s'il ne savent pas toujours éviter le piège de l'impatience, ni déjouer les provocations du pouvoir et de ses policiers, les étudiants en lutte par leur courage, s'attirent la sympathie des travailleurs. 
20:13:06:0820:13:09:1800:00:03:10Photographie d'un policier avec une matraque qui poursuit un étudiant. 
20:13:09:1920:13:13:0400:00:03:10Images animées, CRS matraquent et battent un étudiant. 
20:13:13:0520:13:15:1500:00:02:10Photos d'un étudiant au sol blessé, CRS après des étudiants. 
20:13:15:1620:13:19:0000:00:03:09Images animées, CRS donne des coups de pieds à un étudiant au sol. 
20:13:19:0120:13:42:1300:00:23:12Photo CRS et étudiants blessés images animées étudiants blessés. FILM : Tir de CRS avec un canon à grenades lacrimogènes étudiants sur des civières. PHOTO : étudiants arrêtés par CRS avec les mains sur la tête. Voix off : Deux jours plus tard, le 8 mai 20 000 étudiants se rassembleront à la faculté des sciences, la Halle aux Vins, au cours de ce meeting. Charles Ravaut viendra réaffirmer le soutien actif de la CGT aux étudiants. Depuis quelques semaine pourtant, la CGT et ses dirigeants sont calomniés et quotidiennement insultés par certains éléments qui tentent de prendre en main le mouvement étudiant. 
20:13:42:1420:15:32:2300:01:50:09Interview de Charles Ravaut. Ch- R : La présence de la CGT au meeting organisé par les étudiants et S Sup à la Halle aux vins aller de soit, d'autant s'il on s'en tient avec jours qui l'on précédé, il faut tout de même dire que la réaction de la classe ouvrière et des organisations de la CGT avait été très vive lorsqu'il y a eu les 1ères grandes manifestations de répression notamment le 6 mai. Celui qui interviewe : Mais la présence du plus grand syndicat ouvrier, c'était important pour eux. Ch-R : C'était important, moi, j'ai été très frappé par le fait que lorsqu'on a dit qu'un représentant de la CGT va vous parler, il y a eu à ce moment une tempête d'applaudissements. Je crois qu'en profondeur il y avait cette aspiration très forte des étudiants à ce qui sont à côté de la classe ouvrière seulement l'équivoque entretenu par certains c'était : " Mais elle n'est pas là, la classe ouvrière. Elle a toujours été à côté des étudiants, je l'ai dit, elle l'était ce soir là, elle l'était dans le défilé, elle l'était par la suite, elle l'est encore aujourd'hui . Et qu'en au bout du compte on nous dit, c'est ce que l'on veut, c'est transformer la société ; que veux la CGT sinon transformée la société. Elle a pas attendu le mois de mai pour le dire. C'est dans ses statuts, c'est depuis toujours. C'est dans sa lutte même. Interviewe : Qu'est ce que tu leur as dit? Ch-R : Je leur est dis c'est simple, nous nous trouvions dans une journée qui était un peu un symbole, il y avait ce même jour les grandes manifestations dans l'Ouest, tu t'en souviens? Le 8 mai où justement les paysans, les ouvriers et les enseignants étaient dans la même lutte. Il y avait eu 30 000 manifestants à Brest, il y en avait eu 15 000 à Quimper, et un peu partout, et c'était l'image même de la route à suivre, c'est à dire l'union entre la classe ouvrière et tout ceux qui travaillent et aussi les étudiants et les enseignants. 
20:15:32:2420:16:04:0200:00:31:03Émeutes, CRS à Paris la nuit grenades lacrimogènes du 10-11 mai 68, barricades, étudiants, voitures brûlés / lancé de projectiles par les étudiants, répression policière. Voix off : Dans la nuit du 10 au 11 mai dans le quartier latin se déchaine contre les étudiants la plus sauvage répression policière depuis Charonnes en 1962. 
20:16:04:0320:16:05:0000:00:00:22Photos étudiant blessé. 
20:16:05:0120:16:11:0200:00:06:01Images animés : étudiant avec morceau de tissu sur le nez soigne un étudiant avec un casque sur la tête. 
20:16:11:0320:16:43:1500:00:32:12Émeutes entre étudiants et policiers. Charge de CRS. 
20:16:43:1620:16:44:2000:00:01:04Photo. Charge de CRS un étudiant court. 
20:16:44:2120:16:51:1200:00:06:16Photo étudiants blessés. 
20:16:51:1320:16:55:0900:00:03:21Étudiants la nuit lors d'un affrontement. 
20:16:55:1020:17:06:1100:00:11:01Photos. Un étudiant à terre étudiants blessés. Voix off : Le percuté à grand fracas par les radios périphériques, les échos de la nuit des barricades, frappent de stupeur et d'indignation la France entière. 
20:17:06:1220:17:14:1200:00:08:00Les barricades de pavés près de la Sorbonne, voitures brûlées dans une rue (GP) de Paris. Voix off : A l'aube du 11 mai, on fait les comptes, plus de mille arrestations, des centaines de blessés à coups de matraques, à coup de pied ou par les gaz toxiques. Ces étudiants s'étaient pourtant rassemblés dans le calme. 
20:17:14:1320:17:25:2300:00:11:10Après les émeutes de la nuit du 10 au 11 mai 1968, l'armée soulèvent une carcasse de voitures brûlée ; ils débarrassent la rue (enseigne Luxembourg derrière) quartier du Panthéon. Voix off : Place Denfert-Rochereau avec les lycéens. Ils étaient 50 000 dans la soirée plus d'un millier d'entre eux étaient revenus dans le quartier latin d'où les matraques des CRS les avaient chassées les jours précédents. 
20:17:25:2420:17:40:0600:00:14:07Un bulldozer dans une rue de Paris, pour ramasser les pavés, pavés mis dans des camions. Voix off : Pendant des heures les forces de Police ne s'étaient guère manifestées contemplant sans broncher les barricades édifiées ça et ça par les étudiants. 
20:17:40:0720:17:43:2100:00:03:14CRS dans les rues après les émeutes, libraire St Jacques derrière bulldozer ramènes les pavés dans la benne d'un camion. Voix off : Et puis brusquement vers 2 heures du matin, c'était l'assaut et dans tout le quartier une véritable chasse aux jeunes se déchainait jusqu'au matin. 
20:17:43:2220:17:53:1300:00:09:16CRS dans la rue après les émeutes jusqu'au matin. Rue de Paris, enseigne le Prince. Voix off : Dans la nuit du 10 au 11 mai la voix? s'élève pour exprimer de la classe ouvrière et sa protestation contre la répression policière s'abattant sur les étudiants. 
20:17:53:1420:17:58:0800:00:04:19Journal la vie ouvrière hebdo de la CGT. Halte à la répression ! Vive l'unité des travailleurs et des étudiants ! Voix off : Au matin, La CGT convoque toutes les organisations syndicales à la Bourse du travail : 
20:17:58:0920:18:00:1000:00:02:01CRS photo. Voix off : CFDT, Mutuelle autonome participent à l'entrevue. 
20:18:00:1120:18:07:0900:00:06:23Panneau CGT dans une manifestation. Voix off : La CGT leur propose en riposte la grève générale de 24 heures et les manifestants du 13 mai. 
20:18:07:1020:18:45:0800:00:37:23Défilé de manifestants 13 mai au 1er plan, représentants syndicaux Henri Krasuki. GP foule de manifestants (13 mai) Chant l'internationale. Banderole : "Fouchet - Grimaud, démission". Banderole : "étudiants, enseignants, travailleurs, solidaires" "Travailleurs, étudiants unité" Slogan crié. Voix off : Un temps de stupeur, un autre de réflexion et c'est adopté. 
20:18:45:0920:19:20:0800:00:34:24Manifestants du 13 mai 68. Banderole "CGT syndicats FSM parisiens des PTT" au 1er plan le drapeau rouge Banderoles : " CGT syndicats FSM parisiens des PTT" au 1er plan le drapeau rouge banderoles : Les facultés. Banque de France postiers CFDT la vie ouvrière, journalistes / chanson OHE OHE Pompidou "Brisons l'isolement des bidonvilles vive la lutte unie des Travailleurs français et immigrés". "18eme arrondissement union locale CGT " "personnel de l'ORTF" (slogan libérez l'ORTF) Voix off : 80 000 manifestants à Paris 60 000 à Lyon, 25 000 à Nantes, Grenoble, Nancy, 30 000 au Mans, 50 000 à Toulouse, à Marseille, à Bordeaux, tandis qu'une grève générale paralyse le pays tout entier. 
20:19:20:0920:19:24:2300:00:04:14Les ouvriers de Citroën défilent le 13 mai : un homme porte une lettre du mot citroën et défilent sur chant L'Internationale. 
20:19:24:2420:19:38:0100:00:13:02Dans rue de Paris, panneau CGT, manifestants. Voix off : Jamais depuis 10 ans, l'opposition populaire au régime gaulliste n'avait atteint une telle ampleur jamais depuis 10 ans la classe ouvrière n'avait pu comme aujourd'hui mesurer sa puissance. 
20:19:38:0220:19:42:1500:00:04:13PR sur représentants syndicaux lors de la manifestation du 13 mai 1968. Chant l'Internationale 
20:19:42:1620:20:24:0500:00:41:14PR sur un étudiants qui porte un chapeau qui dit : "Etudiants, ouvriers, unité" Trois porte-drapeaux devant les manifestants. Puis les deux portes-drapeaux lèvent le poing au son de l'internationale. CP sur foule : "A bas l'Etat policier" crié "Etudiants ouvriers dans la rue." 
20:20:24:0620:20:44:1300:00:20:07Jeune femme porte un drapeau elle est montée sur les épaules d'un homme pour manifester dans la foule. L'Internationale. 
20:20:44:1420:20:57:1800:00:13:04Photo. Un homme avec un drapeau dans une main grimpe sur une grande statue. Voix off : "Premier après du pouvoir dans la soirée, la police évacue la Sorbonne aussitôt occupée par les étudiants. 
20:20:57:1920:21:08:1600:00:10:22Drapeau sur la ferronnerie d'un clocheton de la Sorbonne (de la Chapelle) à Paris. CP sur cour de la Sorbonne. Voix off : Le lendemain à Nantes Bouguenais, les 200 métallos de Sud-Aviation déclenche la grève. 
20:21:08:1720:23:15:1200:02:06:20Interview de métallos de Sud Aviation à Bourgenais après mai 68. Notamment Georges Vincent secrétaire section CGT Sud-Aviation. Personnel de Sud-Aviation parle. " Oui c'est à l'initiative des étudiants qui ont occupés la Sorbonne le 13 mai que bon, on s'est dit qu'on allait occuper nos usines" C'est pas à l'initiative de ce mouvement. "Euh, je dois dire d'ailleurs que l'occupation de l'usine c'est une idée qui avait été déjà évoquée un certains nombre de fois même assez souvent au cours des débrayages qui avait eu lieu précédemment et y compris les travailleurs au cours d'une assemblée générale s'étaient prononcer contre l'occupation de l'usine parce que on sentait qu'il y avait encore bien d'autres formes d'actions qu'on pouvait mettre en application avant d'en arriver à cette forme aigue en fin de compte parce que on ne peut pas trouver de forme plus importante de lutte. Et les travailleurs s'étaient prononcer pour faire des actions diverses qui avaient été faîtes. Seulement devant le développement de l'action à l'intérieur de l'usine puisqu'on avait d'abord commencé à débrayer à l'extérieur de l'usine, arrêter le travail et sortir, après il y a des débrayages à l'intérieur de l'usine, vers le début du mois de mai, aussitôt après le 1er mai, alors il y a eu plusieurs formes d'actions, il y a des tam-tam de fait, c'est à dire tous les gars avec leurs maillets scandés nos 28 francs, parce que à ce moment c'était 28 franc qu'on réclamait et puis après des envols de ballons à l'intérieur de l'usine et puis on a acheté des pétards et il a eu des pétards, il y a eu une chanson qui a été écrite et qui disait : "Alors la compensation dit le père Duvochel quand va tu nous la donnez, faut pas te leurrer, tu nous fait perdre de l'argent" cette chanson là on la chantait dans les ateliers avec les pétards... Il y avait une ambiance extraordinaire entre employés et représentants syndicaux." 
20:23:15:1320:23:51:1000:00:35:22Occupation de l'usine Sud-Aviation à Bouguenais près de Nantes occupant dans la cour. Homme avec un micro parle aux occupants. GP sur un homme devant le micro (représentant syndical) 20.23.45.06 " Il faut prendre une décision aujourd'hui, et la propose immédiatement aux gars et c'est là que nous avons dit d'un commun accord les 3 organisations syndicales, on va réunir les gars dans la cours devant les bureaux, on va leur demander s'ils sont d'accord pour occuper l'usine. C'est ce que nous avons fait, tous les gars de l'usine qu'était là et on les a réunis devant les bureaux et on leur a posé la question et à l'énorme majorité les gars on dit d'accord pour occuper l'usine. C'est ce que nous avons fait. 
20:23:51:1120:23:56:0000:00:04:14À l'usine Sud-Aviation à Bouguenais, drapeaux montés sur un mât.Voix de celui qui interview : interviewant : et le directeur qu'est ce que vous en avez fait? 
20:23:56:0120:25:52:0200:01:56:01Représentants syndicaux de Sud-Aviation parlent du directeur Pierre Duvochel. GP sur Jeune homme qui ne parle pas et assiste à la discussion. Sourires des représentants : syndicaux. "Le directeur, quand on l'a vu dans le couloir qu'il allait à son bureau, il se trouvait tout à fait surpris et puis il nous a dit que les menaces ne l'effrayaient pas, il était loin de penser qu'il allait rester là quelques jours. Et puis, il a refusé toute discussion avec les délégués tant que les gars auraient été dans les bureaux, et les gars étaient déchainés, vraiment décidés à occuper l'usine, c'était devenu une conviction et un fait qui pouvait plus se reproduire un autre jour, alors les gars il était plus question de discuter". Interviewant : Voix de celui qui fait l'interview : Vous l'avez séquestré combien de jour? - Je crois que là dessus, il faut que les choses soient très claires, et d'une part il n'a jamais été brutalisé par quoi que ce soit, d'autre part il avait avec les cadres de direction qui étaient avec lui, il avait 5 pièces à sa disposition où les travailleurs ne pénétraient jamais, ils dormaient ou les travailleurs lui amenaient à manger, il avait un réfrigérateur, un téléphone, à sa disposition, la meilleurs des preuves c'est qu'il a téléphoné à Europe n°1 pour G.Seguy et Decant qui était interviewé à ce moment là, il était absolument... Interviewant : Qu'est ce qu'il a demandé à Seguy? R.Synd : Il a demandé à Séguy s'il approuvait les mesures de séquestrations dont il était victime. Je crois que Georges Séguy ne l'approuvait pas mais que malgré tout il était moins à plaindre que les milliers de travailleurs qui avaient subi des licenciements avant lui, d'autre part en ce qui nous concerne, il faut reconnaître que si à un moment donné et particulièrement les 2 ou 3 premiers jours ou on était seul sur les objectifs qui était propre à l'entreprise de garder le directeur à côté de soi. 
20:25:52:0320:26:20:0400:00:28:01Usine Sud-Aviation à Bouguenais occupée, ouvriers sur les toits bâtiments. PR sur les toits, les ouvriers. Bâtiments de Sud-Aviation. R-Synd : "ça pouvait être une garantie d'avoir un interlocuteur valable à tout moment, il faut dire qu'a partir du moment ou l'action a pris que l'on sait et bien la CGT en ce qui concerne sa position à l'usine a été pour laisser le directeur partir. Interviewant : Comment ça c'est passer en fait? La libération? 
20:26:20:0520:26:23:1700:00:03:12Sud-Aviation. Ouvriers dans la cour. - R-Synd : on a demander à ce qu'il y ait un vote parmi les travailleurs, nous avons fait, un vote. 
20:26:23:1820:27:25:1500:01:01:22Les délégués syndicaux feuillettent un album de photographies de l'usine Sud-Aviation occupée. Délégués parlant en montrant l'album. Film (extrait) : Directeur Duvochel de Sud-Aviation s'en va avec son chef du personnel sous les regards du personnel. Sortie du directeur dans sa voiture. R-Synd : Et il s'est avéré que les travailleurs se prononçaient pour la libération de Duvochel, le directeur. - Avec l'urne, et tout les camarades qui viennent voter, se prononcer, par oui ou par non pour la libération. - On a le film qu'on a tiré aussi. - Alors voilà le directeur qui s'en va, nous l'avons lâché avec le chef du personnel en dessous et les travailleurs qui le regardent partir. Voix off de celui qui interview : - Interviewant : Oui mais vous mesurez l'importance de votre action? 
20:27:25:1620:27:42:2400:00:17:08Ouvriers devant une usine Renault avec des tracts. Banderole : "Ne prenez pas le travail tous en grève dans l'île à 7h30. CGT FSM. Voix off : Car dès le lendemain, Renault? se met en grève avec occupation de l'usine puis Renault Flein puis Renault Le Mans et enfin puis évènement Capital de ce 16 mai, c'est l'entrée des travailleurs Renault Billancourt dans la nuit, ici aussi les travailleurs décident l'occupation de l'usine et dressent leurs cahier de revendications. 
20:27:43:0020:28:12:0200:00:29:02Film : Dans une usine Renault, les travailleurs discutent sur leurs revendications. Attention problèmes DROITS : cette scène est extraite du film : "Trente trois jours en mai" de M. François Chardeaux. 
20:28:12:0320:28:20:0300:00:08:00Sur le sol slogan, Réduction des cadences, vue sur un entrepôt dans une usine Renault. 
20:28:20:0420:28:48:2400:00:28:20Film au sol slogans (usine Renault) "La régie doit payer assez de discours des actes". Photo. "assez de brimades de la dignité" Voix off, ouvriers de Renault : Après 15 ans de forge et à l'âge de 50 ans, nous considérons l'ouvrier, nous demandons pour cette catégorie une reconversion dans un secteur moins pénible, magasinier, sans perte de salaires aucune et au même coefficient. Nous demandons une révision générale des cadences avec le retour au chronométrage des cadences par le contrôle effectif et contrôlé par nous mêmes, des formes d'élaborations pratiquées avant la méthode américaine, nous demandons que les travailleurs touchés ou ayant été touché par la décentralisation gardent leur coefficient hiérarchique et bénéficient des augmentations générales de tous les salaires et qu'ils gardent leurs salaires intacts, au moment de leurs déplacements. Nous demandons une meilleure compréhension de la part de la médecine à tous les échelons vis à vis des ouvriers pour éviter cette méthode dite de garde-chiourme à l'honneur pendant l'occupation. 
20:28:49:0020:29:11:0500:00:22:05Sur un mur slogan, "Nos salaires aux bonus" Ouvriers devant une Usine Renault. 
20:29:11:0620:29:27:0200:00:15:21Un homme assis distribue des tracts aux passants de journaux aux passant (ouvriers). Nous demandons que la modernisations se fasse en faveur de l'ouvrier et non son détriment et nous amènent une diminution de la fatigue et l'aménagement de locaux propre aux repos. 
20:29:27:0320:30:15:0800:00:48:05Ouvriers devant usine Renault. Ouvrier sur toit de l'usine. Homme faisant un discours lors du Comité Confédéral National 17 mai. En voix off : Un discours, (lors du Comité Confédéral National 17 mai 1968. - Nous traversons une situation complexe dans laquelle il nous est apparue que nous devions tenir compte de deux choses essentielles : -1èrement, la sous estimation de la du mouvement déclenché à la faveur de celui des étudiants. -2èmement, la tentative gauchiste de la dévoyer et les entreprises de certains éléments tendant à se substituer aux organisations ouvrière et à la CGT en particulier, dans l'intention de confisquer à leur profit la direction de ce mouvement. 
20:30:15:0920:31:12:0600:00:56:22Manifestation dans une rue. Nantes descente de la rue du Roi Albert au fond la cathédrale banderole : CFDT, CGT, CGT FO- FEN. Au micro. (Georges Séguy - En 1967 succède à B. Frachon lors du 35ème Congrès tenu du 11 au 16 juin. 
20:31:12:0720:31:19:1800:00:07:11Inscription tous en grève. 
20:31:19:1920:31:21:1400:00:01:20Inscription nos 40. 
20:31:21:1520:31:31:0100:00:09:11Entrée d'une usine, planton (plan de l'intérieur de l'usine) qui vérifie l'identité d'un ouvrier qui rentre avec son vélo à Romillancourt (?) Voix off : A Romillancourt (?) au début de la grève. 
20:31:31:0220:31:40:1300:00:09:11CP sur spectateurs. Georges Séguy fait un discours : Chers camarades, vous avez une nouvelle fois rendu un grand service à la classe ouvrière, elle vous en remercie fraternellement. 
20:31:40:1420:31:45:1700:00:05:03Usine de Romillancourt (?) occupée. Georges Seguy : Chacun de nous à apprécié votre détermination, votre sang froid. 
20:31:45:1820:31:57:2300:00:12:05CP sur grévistes dans une usine de Romillancourt (?) GP sur foule et homme devant un micro : Seguy secrétaire général de la CGT dit son discours. Porte d'usine avec usine inscription : "Usine occupée par les travailleurs" La porte est fermée, derrière les ouvriers. Georges Seguy : Et la façon dont vous avez manifesté votre solidarité à nos camarades étudiants. Au micro : "Augmentation générale des salaires, notamment des plus faibles". "Diminution du temps de travail". "Abrogation des ordonnances auto-sociale aux travailleurs." Voix off : "Mai ce que les travailleurs veulent exiger en plus de ces revendications, ce sont des libertés syndicales plus grande notamment sur le lieu du travail" Suite "Afin de pouvoir bâtir, lutter avec encore plus d'efficacité contre l'exploitation capitaliste Georges Seguy, secrétaire général CGT au prise avec la répression policière. Alors que tant d'interprétation spéculative de manoeuvre et d'excitation fièvreuse cherchent à diviser les étudiants des travailleurs." 
20:31:57:2420:32:12:1300:00:14:14GP sur un gréviste sur une en hauteur regardant vers les grévistes en bas. Romillancourt (?) "Permettez moi de proclamer à nouveaux, l'un des mots d'ordre du 13 mai auquel nous resterons fidèle. Vive la solidarité des travailleurs des étudiants et des enseignants. 
20:32:12:1420:32:31:2400:00:19:10Grévistes dans une usine banderole : "On adhère à la CGT" Romillancourt (?) PR sur grévistes, discours sur une passerelle en hauteur dans l'usine. 
20:32:32:0020:32:47:2100:00:15:21Sur une porte d'usine poursuivons la lutte, (Rhodia Besançon ?)Travelling le long du mur. 
20:32:47:2220:32:54:1600:00:06:19Drapeau sur une usine (Rhodia Besançon) Ouvrier de Rhodia Besançon : Pour nous Rhodia lorsque nous avons appris que l'usine Renault était en grève avec occupation d'usine. 
20:32:54:1720:33:03:0000:00:08:08CP sur grévistes dans la cour de l'usine Rhodia Besançon. Ouvrier de Rhodia Besançon (suite) : nous avons senti quelle commencé à s'étendre à pas mal d'usines qui commençaient à se réunir en meeting. 
20:33:03:0120:33:09:0200:00:06:01Grévistes assis sur un mur. (suite) : et nous avons senti que c'était le moment et les travailleurs aussi d'ailleurs ont senti que c'était le moment de poser leurs problèmes, nous avons décidé la grève illimitée pour notre usine avec occupation. 
20:33:09:0320:33:25:1200:00:16:09Grévistes âgés dans la rue devant usine de bakélite. Zoom vers l'entrée de l'usine occupée. GP sur grille d'entrée de l'usine. Usine en grève illimitée. "Dès le 15 mai, la CGT avait appelé les travailleurs à se rassembler dans leurs entreprises et à déterminer eux même leur modalité d'action". 
20:33:25:1320:33:30:0700:00:04:19GP sur enseigne "Avion Marcel Dassault" usine occupée. Au micro : La grève avec l'occupation de l'usine est adoptée à l'unanimité des voix". 
20:33:30:0820:33:39:0000:00:08:17GP sur grille d'usine avec pancarte "ingénieurs, cadres, ouvriers, nous vaincrons." Voix off : "La grève avec occupation presque partout dans les petites entreprises comme dans les grandes. 
20:33:39:0120:33:48:0600:00:09:05GP sur deux grévistes près d'une grille, enseigne bakélite. Voix off : "c'est le seul mot d'ordre qui réponde à la combativité des travailleurs. 
20:33:48:0720:34:04:1500:00:16:08Grévistes dans une cour d'usine un orateur parle devant la foule derrière bâtiment. Discours : "Le comité de grève insiste sur la ? du pointage et à la sortie de l'usine aux heures habituelles 
20:34:04:1620:34:06:2300:00:02:07Porte d'usine qui se ferme avec slogan." 2èment, en cas de nécessité de quitter l'usine avant l'horaire vous devez obligatoirement vous adresses au comité de grève à la conciergerie. 
20:34:06:2420:34:18:1400:00:11:15Dans une cours d'usine, un homme, en hauteur parle avec gréviste. "3èment, nous rappelons aux ouvriers désignés pour la sécurité qu'ils doivent se présentés au comité de grève afin de pointer normalement leurs cartes. 
20:34:18:1520:34:24:0100:00:05:11Porte d'usine se fermant CGT , CFDT , FO. CGC grève illimitée jusqu'à obtention totale de nos revendications. Voix off : "En lançant chaque jour, leurs directives en visitant fréquemment les usines occupées. Les responsables de la CGT demeurent en contact permanents avec les travailleurs e lutte - André Berthelot secrétaire confédéral à Orly. 
20:34:24:0220:34:48:2200:00:24:20Orly, sur une piste d'atterrissage pour avion, camionnette, 3 hommes devant derrière avions. Discours : Et bien, le conflit n'est pas sur ce terrain, il n'est pas d'autre catégories qui ne soit toutes victimes de la même politique gouvernementale et dont les intérêts sont similaires y compris pour les ingénieurs, cadres et techniciens le conflit, il est sur le terrain de la lutte des classes. 
20:34:48:2320:35:05:1900:00:16:21CP sur grévistes dans une cour d'usine. "Il est entre les travailleurs du secteur public et nationalisé, exploité au même titre que les travailleurs exploités au même titre que les travailleurs du secteur privé et le gouvernement représentant les intérêts des grandes puissances économiques et financières sur lesquelles s'appuient le pouvoir en place. C'est cela qu'il faut changer. 
20:35:05:2020:35:12:2400:00:07:04Film en haut d'un arc en plein cintre banderole "usine occupée" Voix off d'un gréviste : "Même si les drapeaux rouges, les drapeaux tricolores les banderoles lui donne". 
20:35:13:0020:35:18:1100:00:05:11Homme avec un drapeau sur le toit d'une usine." parfois un petit air de fête, la grève, c'est une affaire sérieuse et c'est l'affaire des travailleurs. 
20:35:18:1220:35:39:2400:00:21:12Grévistes derrière une grille regardant la caméra enseigne Fraikin. "Chacun a pris sa part de travail... c'était formidable l'occupation du soir, et bien on a vu un gars prendre vachement de responsabilités, tel piquet, tel truc, oui moi je m'en occupe, 14 gars avec moi, moi dans quel secteur, personne à dormi de la nuit, ça fait des calicots, ça fait des affiches, ça sortait du matériel, l'information passait dès le lendemain. 
20:35:40:0020:35:46:0100:00:06:01Banderole Sigma Vénissieur nos revendications. "Car on savait que dès le lendemain il fallait leur montrait qu'on avait fait la garde pendant la nuit et dans la nuit on avait travaillé. 
20:35:46:0220:35:51:2400:00:05:22Panneau "pas de reprise de travail sans satisfaction à nos revendications" Adhérez à la CGT. Sur la grille : les travailleurs en grève occupent l'usine. "Et le samedi matin, on avait pas dormi, y avait le calicots qu'étaient là; ça il y a pas de problème tout de suite, aussitôt arrivé, on voyait que l'usine était occupée, et non fermée. 
20:35:52:0020:36:09:0700:00:17:07Hommes derrière la grille d'une usine occupée (Tolbriac) avec nos banderole, ils saluent la caméra GP sur drapeau rouge. Tous les copains étaient là, et il y avait du monde , partout, partout. Voix off : Le matin du 17 mai, 100 000 travailleurs sont en grève, ils font 20 000 le soir, 1 millions le matin du 18 mai, ouvriers Peugeot Sochaux : "Le combat que nous avons engagé à l'objectif immédiat que nous avons clairement affirmé, nous voulons aujourd'hui régler les comptes en retard avec le patronat et l'Etat kapo". 
20:36:09:0820:36:19:1900:00:10:11Bâtiment avec inscription Peugeot. GP sur le toit avec un drapeau. Voix off : "C'est le 20 mai que Peugeot Sochaux, Kléber Colombes et Alstom Belfort ont été occupés, le même jour les deux citadelles du patronat de choc Citroën. 
20:36:19:2020:36:31:0100:00:11:06Gare, chemin de fer, wagons. C'est le 20 mai que Peugeot Sochaux, Kléber Colombes et Alstom Belfort ont été occupés le même jour les deux citadelles du patronat de choc Citroën. 
20:36:31:0220:36:40:0400:00:09:02Photo : grille avec pancarte énergie atomique en grève. Michelin-Clermont Ferrand sont tombés à leur tour, les cheminots, les mineurs, les postiers, les travailleurs du textile, ceux du transports, ceux du bâtiment, l'ORTF, sont entrées dans le mouvement. 
20:36:40:0520:36:47:0900:00:07:04Photographie, usine occupée. Les professeurs du 2nd degré ont cessé leurs cours. 
20:36:47:1020:36:55:1500:00:08:05Photo de la façade du Printemps à Paris Boulevard Hausmann. Banderole : "Les yeux ouverts, nos revendications". "Bientôt l'ensemble de nos salariés, les auront rejoint dans la lutte. 
20:36:55:1620:36:58:0000:00:02:09Hôtel Dieu (Hôpital) en banderole "grêve générale des hospitaliers" sur une grille. Dans un haut-parleur, discours : "Nous voulons obtenir satisfaction à nos légitimes revendications que nous exprimons depuis 10 ans." 
20:36:58:0120:37:01:0300:00:03:02Façade usine Chausson frère. 
20:37:01:0420:37:05:0800:00:04:04Usine occupée. Mise en place du drapeau rouge dans la cour. "Et qui nous ont toujours été refusées. 
20:37:05:0920:37:08:1700:00:03:08Banderole : " Kleber Colombes, Huvelin nos salaires CGT" "La note est lourde" 
20:37:08:1820:37:10:1900:00:02:01Usine Otis, usine occupée, grève illimitée.  
20:37:10:2020:37:14:0900:00:03:14Usine occupée, un homme parle dans un haut parleur devant les grévistes."Mais elle est à la mesure de nos exigences et du rapport de force favorable que nous avons." 
20:37:14:1020:37:31:1500:00:17:05Cinq hommes marchent le long d'un grillage. Derrière trains, portail en bois bloqué de l'intérieur par des poutres. Témoignage d'un ouvrier de Sud-Aviation Bouguenais : "Là au début on a eu effectivement beaucoup de problème parce qu'il a fallut commencer à s'occuper de toutes les issues bloquées, toutes les portes. Des .... se sont formées, ils y en a qui ont pris les postes de soudures qui ont soudés des portes pour pas qu'on les ouvres. 
20:37:31:1620:38:10:0400:00:38:13Témoignages d'un gréviste attablé qui fume tout en parlant, (usine Sud-Aviation) à côté un ouvrier plus jeune. Plan sur les gens attablés. "Et puis petit à petit on a formé des portes avec un responsable par postes avec en principe, un délégué ou tout au moins, un militant vraiment averti et puis ont à fait des rondes autour de la boites. Voix off de celui qui fait l'interview : Intervieweur : Combien il y avait de postes de gardes? Ouvriers de Su-Aviation Bouguenais : "Il devait avoir 20 ou 21." Intervieweur : Il y avait combien de gars par poste? Ouvrier de Sud-Aviation Bouguenais : "Suivant le lieu où il était en moyenne 10,15, il y en avait qui allait jusqu'à 25 et 30". Intervieweur : Donc il fallait avoir au moins 300 gardes en permanence dans l'usine chaque soir? Ouvriers Sud-Aviation : "Ah oui, plus que ça, il y avait au moins 800 gars. 
20:38:10:0520:38:32:2400:00:22:19En intérieur, cuisiniers. Cuisine de collectivités. "Au départ, il y avait des problèmes pratiques très important à régler, d'abord plusieurs milliers de personnes dans l'usine, il a fallu les nourrir. 
20:38:33:0020:38:49:1600:00:16:16Grévistes à table mangeant. Ouvriers Sud-Aviation : "J'ai trouvé que le personnel de la cantine qui nous servait à la demande coute la journée, c'est mis à notre disposition gratuitement, le gérant c'est aussi occupé de l'affaire et on a eu des repas copieux pendant tout le mouvement, bien sur l'établissement à fait les frais de cette chose." 
20:38:49:1720:39:01:1700:00:12:00Ouvriers grévistes mangeant en extérieur. "Mais enfin, au point de vue manger, réfectoire, gens à notre disposition pour nous donner ce dont on avait besoin." 
20:39:01:1820:39:24:2000:00:23:02Ouvriers de Sud-Aviation qui... Ouvriers de Sud-Aviation : De plus , il faut le dire on avait installé tout au tour de l'usine des systèmes de hauts-parleurs et on branchait la radio dessus comme ça les gars étaient tenus au courant aussi de la radio, c'est comme ça que quand Duvochel, le directeur, a parlé à Georges Séguy et bien la radio était branché sur les hauts-parleurs et tous les travailleurs ont pu entendre le patron qu'il gardait parler à Georges Seguy. 
20:39:24:2120:39:39:2000:00:14:24Grévistes écoutant un transistor dans une cour d'usine occupée. À la radio : Georges Seguy parle : - M. Seguy, après le déclenchement de la révolte étudiante, vous avez pris le train en marche, pourquoi? - M. Seguy répond : Bien malin celui qui chercherait à prendre le train en marche." 
20:39:39:2120:39:44:0900:00:04:13Banderole sur un bâtiment CGT Nord aviation. Alors par initiative de notre fédération de cheminots CGT tous les trains de s'arrêter depuis ce matin, ce qui prouve bien que notre organisation..." 
20:39:44:1020:39:51:0500:00:06:20Haut parleur. 
20:39:51:0620:40:43:2400:00:52:18Contre plongée sur cour d'usine occupée par des grévistes. Grévistes assis sur le rebord d'une fenêtre. GP sur visages de grévistes. GP sur un haut parleur. " N'a pas attendu la situation actuelle pour prendre ses responsabilités, dans la nuit du 10 au 11 mai après la tragédie de la rue Gay Lussac, notre organisation à émie immédiatement une protestation et à décider de convier les organisations syndicales à une réunion, la bourse du travail à Paris, pour composer une grève générale de 24 heures. C'est à partir de là et après cette grève que le gouvernement à commencer à faire des concessions qu'il a reculé sérieusement et la CGT a pensé qu'en raison de cette vulnérabilité du pouvoir et du patronat, le moment été venu d'appeler les travailleurs à la lutte pour faire valoir leurs propres revendications, ce à quoi nous avons demandé à tous nos militants de réunir tous nos militants à la base sur le lieu du travail pour prendre leur décision, définir leurs revendications et arrêter le travail. 
20:40:44:0020:41:12:0100:00:28:01CP sur cour d'usine. 
20:41:12:0220:41:16:2200:00:04:20Carton 17 mai 100000 grévistes 21 mai 9 millions de grévistes. 
20:41:16:2320:41:28:1100:00:11:13CP une dame arrive chargée de cabas et entre dans l'usine occupée. 
20:41:28:1220:41:46:0100:00:17:14Les hommes remettent leurs duvets ou couvertures en place. 
20:41:46:0220:41:53:1900:00:07:17Homme aspirant le sol avec un aspirateur dans un atelier. 
20:41:53:2020:41:55:1300:00:01:18Un homme monte un escalier chargé de paquet. 
20:41:55:1420:42:03:0200:00:07:13Hommes lisant un journal assis. 
20:42:03:0320:42:08:0400:00:05:01Homme se rasant. 
20:42:08:0520:42:13:0100:00:04:21Homme tordant une serpillière. 
20:42:13:0220:42:27:0200:00:14:00Homme marchant dans une cour, les hommes pointent Un homme distribue des journaux cour usine occupée. "Dans les usines pacifiquement occupées par les travailleurs temporairement abandonnée par les patrons et désertés par leurs gardes chiourmes, on se retrouve entre soit pour quelques jours, quelques semaines sur les lieux même de leur exploitation. 
20:42:27:0320:42:37:0900:00:10:06Porte d'usine s'ouvrant , un ouvrier en vélo rentre dans l'usine." Les travailleurs ne veulent plus entendre parler que leurs droits et de leur espoir. 
20:42:37:1020:42:45:2400:00:08:14GP sur homme avec une tondeuse coiffant un homme. Hommes se faisant couper les cheveux. 
20:42:46:0020:43:16:0900:00:30:09Jeu organisé dans la cour de l'usine, les hommes assis avec un sac sur la tête doivent ramener des pots de conserves vides et venir les mettre sous les pieds de la chaise. Hommes parlant dans un micro, dans une usine : "Camarades ... nous présentons le film avec Fernandel : "La vache et le prisonnier", de quoi faire des relations avec nos situations actuelles. Ce film sera projeté à l'endroit à l'endroit habituel au vestiaire... l'horaire pour aujourd'hui, film à 19h pour le poste de l'après-midi, et à 22h15 pour le poste du soir, après la prise de parole,... 
20:43:16:1020:43:23:1600:00:07:06Grévistes jouent au volley dans une cour occupée. 
20:43:23:1720:43:29:0800:00:05:16Dans la cour spectacle. Par l'Amicale laïque de l'usine, alors vous prie de rester nombreux pour applaudir et encourager les ...? 
20:43:29:0920:43:32:2000:00:03:11Dans un atelier Badminton. "D'avance, merci." 
20:43:32:2120:43:37:1900:00:04:23Démonstration de gymnastique dans une cour d'usine. Ouvrier de Sud-Aviation (Bouguenais) "Pour remonter le moral des troupes bien sur. 
20:43:37:2020:43:45:1500:00:07:20Personnel dans cour. Judo dans la cour. "Il ne fallait pas rester à rien faire, il y avait des tournois d'organiser, des belotes de je ne sais quoi, des bals, un orchestre. 
20:43:45:1620:43:51:2300:00:06:07Hommes marchant derrière un wagon jouant à la pétanque. "Camarades de l'usine qui jouaient, un orchestre autrement qui sont venus là tout de suite avec un..." 
20:43:51:2420:44:28:1200:00:36:13Images Noires. 
20:44:28:1320:44:37:0700:00:08:19Dans un atelier grévistes assis, attablés. "Un orchestre formidable, on pouvait écouter la musique toute la journée, on avait fait la pêche dans les bassins de l'usine." 
20:44:37:0820:44:40:0000:00:02:17Hommes lançant des fléchettes. "Comme loisirs." 
20:44:40:0120:44:49:0500:00:09:04Jeu de quilles en atelier. "Il y a aussi l'hygiène de l'usine et là, l'équipe hygiène Sécurité là , il a été aider par les camarades qui n'avait pas de tâches précises. 
20:44:49:0620:45:05:2400:00:16:18Spectacle dans une cour d'usine (danse dans combinaisons ressemblant à des chenilles) Spectateurs devant un spectacle, derrière les danseurs, (?). "Dans la journée, ils faisaient de la répurgation avec des fenwicks, avec des traineaux, ils nous ont mis l'usine de façon impeccable, ils s'occupaient des douches, tout en était ouvert, disons, l'usine fonctionnait normalement sauf le travail sur les machines. - Interviewant : "Et les objectifs de la grève, ils n'étaient pas un peu oublié dans toute cette grande kermesse? Ouvriers de Sud-Aviation Bouguenais : - Non, les objectifs étaient pas oubliés mais enfin c'était à un autre niveau que nous les travailleurs, ils savaient qu'il y avait des copains qui discutaient avec les directions." 
20:45:06:0020:45:17:0700:00:11:07Ouvriers dansant par couple dans une cour d'usine. 
20:45:17:0820:45:24:1400:00:07:06Panneau grève illimitée. Des grévistes dansent. 
20:45:24:1520:47:15:0000:01:50:10GP sur tourne disque en marche. Jeunes filles dansant CP sur l'escalier aux galerie Lafayette à Paris. GP sur femme qui parle. "Et l'ensemble des femmes même d'une manière active elles participent au temps avec Galeries autant que dans les autres entreprises car on a les banques, les assurances, effectivement elles participent, elles participent car elles sont doublement exploitées et qu'elles en ont pris conscience ça été long, mais elles ont pris conscience qu'elles ont des revendications et c'est extrêmement important et en fonction de leur responsabilités de femmes, je pense qu'il est absolument aberrant que dans une société qu'on dit de progrès parce qu'on parle beaucoup de la civilisation des loisirs, et on est ? ont pas idiots, on est dans une ère, une progression énorme, une évolution formidable des techniques des sciences, mais en fait qu'est ce qu'on a, qu'est ce qu'ils ont, qu'est ce qu'on leur donne en fonction de cette évolution, et bien rien, des conditions de travail qui vont en s'aggravant, des journées de travail, une journée de travail et je le crois une des plus longues d'Europe. On ne leur donne rien en fonction de cette évolution alors ils veulent maintenant des comptes, il y a à l'intérieur, les comités d'entreprises et on veut que en fonction des comités d'entreprise, il soit rendu des comptes aux travailleurs, en fonction de l'évolution, l'économie du magasin, ou de l'entreprise en fonction du chiffre d'affaires en fonction de l'évolution des salaires, en fonction de la productivité, je crois qu'on veut, on veut que se soit comme ça, on veut des libertés syndicales". 
20:47:15:0120:48:08:2100:00:53:20Intérieur d'un atelier d'usine vide. Deux hommes marchent dans l'atelier, vue sur le toit (charpente) de l'intérieur. Hangar avec hélices. Machines, extérieur d'usine. Pas d'hommes marchant : "Ce qui est important et ce qui nous a préoccupé et qui est bon à dire, c'est que nous avons eu à veiller, à protéger également nos outils de travail, ils nous a fallu veiller aux installations, aux machines, laissez tout dans les meilleurs conditions possible, nettoyer, graisser, à faire un certains nombre d'opérations qu'il était indispensable de faire et que nous avons fait aux mieux depuis les plus grosses bécanes au plus délicates en passant des pilons,... jusqu'aux ordinateurs parce qu'on fait des ordinateurs, ici, ils nous ont fallu veiller on a pris nos précautions pour que lorsque le travail reprendra nous ayons un outils de travail qui soit dans les meilleurs états possible. 
20:48:08:2220:48:26:0400:00:17:07Manifestants banderoles CRS = SS. A paris. Voix off : Tandis que 9 millions de salariés sont maintenant en grève et que la population dans son ensemble leur manifeste son soutien, l'agitation étudiante se poursuit. L'interdiction de séjour en France de Dany Cohn-Bendit provoque de nouveaux troubles. 
20:48:26:0520:48:43:2000:00:17:15Manifestation étudiante nocturne à Paris, barricades fermée. "Exaspérés par la répression, désorientés par des dirigeants aventuristes, noyautés par des provocaqueurs, un certains nombre d'étudiants se laissent entraîner le 22 mai puis le 24 mai à des actions dangereuses et dérisoires." 
20:48:43:2120:48:57:1500:00:13:19Étudiants montés dans un arbre. Ouvrier de Sud-Aviation, Bouguenais : "C'est à l'occasion de ces manifestations là que les gars, ils ont senti qu'il y avait quelques choses qui collait pas entre le mouvement étudiant et notre mouvement, les étudiants c'était normal qu'ils viennent avec nous dans les manifestations." 
20:48:57:1620:49:05:1200:00:07:21Pompiers éteignant incendie après manifestations étudiantes. Ouvriers de Sud-Aviation Bouguenais : "Seulement ils ont eu une attitude provocatrice qui s'accordait pas avec notre conception" 
20:49:05:1320:49:36:1800:00:31:05Ouvrier de Sud Aviation parle. " Avec la conception qu'on a nous dans la classe ouvrière de la lutte, on les vus venir avec des casques, des triques, essayer de dévoyer les manifestations quand il y avait un itinéraire d'établi, ils barraient les routes et puis ils demandaient aux gens d'aller ailleurs, les organisations syndicales avaient demandé d'aller (pour tous les étudiants?)pas pour tous les étudiants, parce que justement il faut éviter, je crois que les gars ont bien fait la nuance ils ont pas mis tous les étudiants dans le même sac. 
20:49:36:1920:49:58:1900:00:22:00Réunion syndicale GP hommes fumant paquet de cigarettes Caporal. Jeune femme assise. Ouvriers Sud-Aviation : "En revanche, je veux savoir ce qu'il pense et comment ils veulent faire eux parce que c'est un des problèmes majeurs chez eux, ils veulent nous apprendre à nous comment occuper une boîte, et il y a rien qui déplaise pus aux travailleurs de chez Verdier? que voir certains groupuscule leur voir distribuer des trucs avec, dans lesquels ils leur indiquent la marche à suivre".  
20:49:58:2020:50:44:2400:00:46:04Ouvrier parlant, ouvriers Peugeot à Sochaux : "Je crois que nous avons senti une sympathie lorsque il y a eu notamment le matraquage des étudiants gaullistes, il est évident que les problèmes n'ont pas été tout de suite véritablement compris mais à partir du moment ou la Police a chargé au quartier latin et ailleurs il y a eu quand même un mouvement de sympathie par rapport aux étudiants quand les gars voulaient une voiture pour aller à Paris ou autre , les ouvriers ne comprenaient pas tellement les manifestations, il y a une sympathie évidente en direction des étudiants mais".Portraits d'ouvriers Peugeot à Sochaux. 2nd ouvrier de Peugeot Sochaux : "On a même préciser que des ouvriers, beaucoup d'ouvrier, de plus en plus d'ouvriers condamnent ces groupuscules parce qu'ils savent très bien sur quoi ça va déboucher, si on les laisse faire ça finira". 
20:50:45:0020:51:27:1900:00:42:19Foule écoutant un orateur dans une cour : "Camarades, depuis une semaine, 10 millions de salariés? Principales revendications et paralysent toute l'activité en France, cette grève d'une ampleur jamais connue dans notre pays c'est la preuve de la puissance de la classe ouvrière et son rôle déterminant dans la vie économique et politique de la société. Mais ce qui frappe toutes les classes de la société, c'est la maturité, le sang-froid, la tranquille assurance des travailleurs en lutte, l'eau, le gaz, l'électricité." 
20:51:27:2020:52:09:1700:00:41:22Sur une place avec un bassin, devant un hôtel de ville de Saint Nazaire. Orateur : "Qu'elle développe, le carburant pour ravitailler la population, qu'elle assure le libre fonctionnement des hôpitaux, qu'elle ? ? et développe les fonds nécessaires ? pour que les familles subissent mais les ? le mouvement engagé en réalité vous tous Camarades travailleurs, Ouvriers , employés, techniciens, cadres et ingénieurs vous êtes en train de révéler aux autres couches de la population que la classe ouvrière s'affirme comme la force dirigeante capable de conduire demain la destinée du pays vers le bonheur, la liberté et ? 
20:52:09:1820:52:11:2200:00:02:04Applaudissement dans la foule. 
20:52:11:2320:52:14:1100:00:02:13Policiers devant l'hôtel du Châtelet rue de Grenelle Paris (ministre du travail) "25 mai, 15h00, les associations s'engagent Rue de Grenelle devant l'ampleur de la grève, patron et gouvernement ont dû se résoudre. En face de ce bloc uni, 6 organisations représentent les salariés, Benoît Frachon négociateur de Matignon en juin 36 et Georges Seguy conduisent la délégation de la CGT. 
20:52:14:1220:52:26:0900:00:11:22Participants avec accords. Benoit Frachon au milieu (20.52.14.12) fume la pipe et Georges Seguy montée des marches, photographes. 
20:52:26:1020:52:31:1900:00:05:09Matignon, Georges Pompidou, Edouard Balladur montent les escaliers du Ministère du travail. Dans cet affrontement avec les exploiteurs de la classe ouvrière, ils disposent. 
20:52:31:2020:52:34:0500:00:02:10Images noires. 
20:52:34:0620:52:42:2300:00:08:17Salon de Matignon (salle des accords) Discours de Pompidou. G.Pompidou : "Le caractère extraordinairement sérieux de la situation actuelle qui seule à permit d'aboutir à des concessions aussi importantes. 
20:52:42:2420:52:44:2400:00:02:00Sur le perron des ministère du Travail. B.Frachon, G.Séguy. 
20:52:45:0020:52:51:0100:00:06:01GP sur un représentant syndical sur le perron du ministère du travail Georges Seguy? : "Nous avons à la fin de ces délibérations appréciez ce qui était positif et mis en évidence qu'il restait encore beaucoup à faire". 
20:52:51:0220:53:16:1700:00:25:15Dans une usine occupée hommes devant un micro sur passerelle en hauteur CP sur ouvriers : "Le gouvernement, populaire, (harangue la foule) 
20:53:16:1820:55:19:0000:02:02:07Les hommes sur une passerelle dominant la foule. Banderole : "Les immigrés sont des travailleurs à part entière". GP sur foule d'ouvriers écoutant le discours de Georges Séguy : "La parole à Georges Séguy secrétaire général de la CGT (applaudissements de la foule)" Georges Séguy : "Chers camarades, il y a 2 heures au Ministère du travail, se sont terminés au moins pour cette phase, les discussions qui réunissaient avec les représentants syndicales, ceux du patronat, et ceux du gouvernement, 29 heures durant, quasiment ininterrompues nous avons livrés bataille pied à pied, dans des conditions difficiles face à des adversaires tenaces intransigeants mais tout de même suffisamment, ébranlés par la grève générale pour que nous ayons pu imposer nos conditions , mais nous étions 6 syndicats différents face à un seul bloc patronal et gouvernemental, les choses auraient été différemment si au lieu du bloc patronal et gouvernemental, il y avait eu en face de nous un gouvernement de gauche et face aux patrons une seule organisations syndicales" Applaudissements. Il est bien entendu que les résultats qui ne sont pas des accords d'ailleurs, je tiens à le préciser tout de suite, ne sont pas limitatif. 
20:55:19:0120:57:08:0000:01:48:24Carton. Résultats des discussions de Grenelle : - Augmentation générale des salaires de 10% minimum. - Augmentation du SMIG de 2,22F à 3F (+35%) S.M.A.G, S.M.I.G augmentation de 1,92 F à 3F (+56%) Suppression des zones de SMIG. Retour progressif avec 40 heures avec Compensation de salaire. Première mesure en 1968 négociations par branches."Et les négociations qui vont à présent remonter au niveau des différentes branches des sociétés pour compléter sans doute d'une façon positive les décisions prises sur le plan national, ces décisions sont les suivantes ; le salaire minimum interprofessionnel garantie passe de 2,22 F à 3 F de l'heure soit 630 heures de travail avec la suppression des abattements de ? pour le secteur privé, les salaires sont augmentés d'une façon globale générale de 7 % en juin, de 3 % à l'automne sans préjudice des accords contractuels par l'entreprise ou industrie." Révision obligatoire des conventions collectives. Objectifs : rapprochement des barèmes aux salaire réels, intégration des primes, révision des classifications, élimination des discriminations. Engagements de négociation sur : - La sécurité de l'emploi. - La formation professionnelle. - Le perfectionnement des cadres - L'âge de la retraite. Droit syndical : - Liberté de constitution des sections syndicales dans l'entreprise. - Projection des délégués. - Liberté de collecte, de diffusion, d'affichage dans l'entreprise. - Local syndical - Crédit d'heure à la section syndicale - Droit de réunion. "Un accord est conclu d'une grande importance incontestablement, sur le droit syndical à l'entreprise, désormais toutes les activités syndicales que vous étiez obligés d'effectuer en dehors de l'entreprise tel que la décision de l'action syndicale, le collectage des cotisations, les réunion se feront sur le lieu du travail. "Applaudissements" Cet accord se fixe comme objectif d'aboutir à la semaine de 40 heures, en ce qui concerne la durée du travail mais il ne fixe pas de délai car nous avons pensé qu'il valait mieux aller ? pour aller au delà de ce qu'il a pu faire au niveau national ?  
20:57:08:0120:57:38:0400:00:30:03Ouvriers dans une usine, applaudissent Georges Séguy. Portraits. "Ne nous méprenons pas camarades rien n'est signé." 
20:57:38:0520:58:18:2100:00:40:16Photo de jeunes travailleurs. "Car le gouvernement, il ne serait être question de l'opinion ... le gouvernement nous a demandé si au terme de ces longs travaux de discussions nous allions lancer l'ordre de reprise du travail, nous leur avons répondu comme nous l'avons jamais lâché à l'échelle Confédéral des ordres de grève il ne serait être question que l'on se substitue aux travailleurs pour lancer un ordre de reprise de travail." 
20:58:18:2220:59:29:1400:01:10:17PR sur grévistes (fumeur) Foule applaudit. Vote à main levée dans la foule, applaudissements. "Et nous leur avons dit conformément à l'engagement qu'a pris la CGT devant les travailleurs en grève, elle ne pourrait donner quelques suites aux résultats avant de consulter les travailleurs eux-mêmes. Autre orateur : Son en partie inaudible, vote à main levée." 
20:59:29:1520:59:50:0900:00:20:19Homme avec un pot (pour récolter des fonds) sur une route, une déesse passe. : "Pour forcer les patrons et à l'État patron davantage dans toutes les entreprises comme chez Renault les travailleurs décident, la grève contenue, et pour tenir fait parfois appel à la solidarité." 
20:59:50:1021:00:22:1500:00:32:05GP un gréviste interviewé parle derrière une grille : Il y a ceux qui s'arrêtent et ceux qui s'arrêtent pas justement, les gens sont très généreux en général oui, ça dépend des catégories de gens, ce matin, il y a une dame qui m'a donné 500 balles, d'un seul coup, elle disait que c'était pour les camarades et qu'elle nous encouragez à tenir le coup davantage." 
21:00:22:1621:00:41:2300:00:19:07CP déchargement de sacs de pommes de terre d'un camion. "On était entre nous j'ai créé ce qui permet de nourrir deux usines à travers." Voix off : "La solidarité s'organise et s'amplifie de jours en jours, les municipalités ouvrières font un effort exceptionnel." 
21:00:41:2421:01:04:1700:00:22:18Dans un hangar, hommes portant des cageots. Chargement de cageots dans une camionnette. Voix off : "Les centrales syndicales de Belgique, d'Italie, d'Allemagne de l'Est et d'Union Soviétique apportent leurs soutiens matériels aux travailleurs Français. La fédération syndicale mondiale verse 50 millions au fonds de solidarité de la CGT. Tandis que s'entassent dans les entreprises occupées, les provisions de la solidarité, et que la grève se prépare pour une longue résistance, l'hostilité des travailleurs à la coalition du patronat." 
21:01:04:1821:01:09:1800:00:05:00PR sur hommes qui passent du pain par une fenêtre.Voix off : "Du gouvernement ne cesse de grandir, il faut en finir avec le pouvoir des monopoles." 
21:01:09:1921:01:23:0300:00:13:09GP sur cageot de pommes. Distribution dans un cabas. PR sur pancarte CGT. Voix off :" Et depuis le début de la grève, la CGT pour sa part s'efforce de donner un prolongement politique au mouvement revendicatif, aux autres organisations syndicales, aux partis de gauche, elle ne cesse de proposer l'unité d'action." 
21:01:23:0421:02:51:0200:01:27:23Interview de Vivio Mascarello : - secrétaire confédéral de la CGT : "vous avez reçu les représentants de la confédération de la gauche." "Oui cet après-midi on a reçu le bureau politique de la ? conduit par Guy Mollet, François Mitterrand, on a eu un échange de vue sur la situation, ils nous ont dit qu'ils considéraient qu'il y avait vacance du pouvoir et qu'à partir de là il ne fallait pas que nous considérions le gouvernement comme interlocuteur valable" "Il y avait vacance du pouvoir, pourquoi?" "Il faut bien voir que l'ampleur du mouvement et son étendue, la force qu'il représente, met évidemment le gouvernement dans un certain désarroi, cette situation n'est pas sans lui poser des problèmes, or actuellement il faut bien dire que il n'y a pas de réaction de sa part et je pense que c'est sur cette base que nos ami de la M GDS pensent qu'il y a vacances du pouvoir" "Pourquoi, c'est pas si simple" "C'est pas aussi simple car il faut l'alternative, le mouvement actuellement se prononce pour des changements économiques et sociales, il faut donc qu'on propose à la classe ouvrière une solution, cette solution c'est l'union des forces de gauche, un programme commun des forces de gauche, et il n'existe pas et il faut de toute urgence que les forces de gauche prennent leurs responsabilités et réalisent un accord sur un programme minimum commun de gouvernement qui ouvrirait clairement la perspective de l'alternative démocratique avec un gouvernement populaire." 
21:02:51:0321:03:09:1700:00:18:14Femmes (certaines avec des parapluies) marchent dans une rue vers la caméra sortie d'usine. Voix off : "Le 29 mai dans la France entière." 
21:03:09:1821:03:30:1000:00:20:17Une porte d'usine s'ouvre, inscription "Poursuivons la lutte". Sortie d'usine avec des banderoles. Voix off : "Ce jour là, la CGT appelle les travailleurs à manifester à travers tout le pays pour leur revendication et pour un changement politique de progrès social et de démocratie". 
21:03:30:1121:03:41:0500:00:10:19Ouvriers manifestants avec banderoles : "CGT Nord Aviation Les Moreaur". Air de l'Internationale. 
21:03:41:0621:03:45:2200:00:04:16Manifestants avec banderoles : "programme commun pas de plébiscite" Air : "Allez de Gaulle" 
21:03:45:2321:03:51:0800:00:05:10Manifestants avec banderole : "Travailleurs unis" CP. Voix off : "À Besançon, à Lyon, à Toulouse, à Nîmes, dans la plupart des villes de France où l'unité a pu être parfois réalisé." 
21:03:51:0921:04:03:2300:00:12:14Manifestants à Nimes." Des centaines de milliers de travailleurs quittent un cortège les usines occupées. Des étudiants se joignent à eux". 
21:04:03:2421:04:23:1900:00:19:20GP sur manifestants avec banderoles à Besançon : "Unité de la gauche" "Nationalisation des trusts" "Rhodia Ceta" "Rhodia, licenciements, ordonnés pertes de ressources, retraites. Voix off : "À cette date, seul le parti communiste à répondu avec propositions. FO n'a pas répondu. La CFDT à préféré faire appel à Mendès France, et cautionner l'opération Charlety. 
21:04:23:2021:04:32:0800:00:08:13Manifestation à Paris. 
21:04:32:0921:04:37:0800:00:04:24Manifestants à Paris. PR sur les têtes de manifestations? Henri Krasucki, Benoît Frachon. Voix off : "A Paris entre la Bastille et la gare St Lazare, seule parmi les grandes centrales syndicales, la CGT porte les espérances de la classe ouvrière." 
21:04:37:0921:04:43:1800:00:06:09CGT sur 3 banderoles. Voix off : " 800 000 travailleurs ont répondu à son appel et l'entoure de leur confiance au soir de cette grande journée de lutte chacun peut mesurer quel serait la puissance du mouvement et quel pourrait être ses conséquences si l'unité s'était réalisé. 
21:04:43:1921:05:05:0600:00:21:12CP sur foule de manifestants. GP hommes se tenant par la main pour créer une chaîne. 
21:05:05:0721:05:09:0200:00:03:20Manifestation à Paris. 
21:05:09:0321:05:13:2300:00:04:20GP banderole "Avocats solidaires des travailleurs". Un homme le poing levé.Air de l'Internationale" 
21:05:13:2421:05:35:2100:00:21:22Manifestants à Paris, la porte St Denis. Homme sur un toit brandit le drapeau rouge. 
21:05:35:2221:05:57:0900:00:21:12CP sur manifestants à Paris. Air de l'Internationale. 
21:05:57:1021:07:12:2400:01:15:14Hommes écoutent la radio. Le lendemain 30 mai à 16h30 : une déclaration du Général de Gaulle président de la République : "Français, Françaises, étant le détenteur de la légitimité nationale et républicaine, j'ai envisagé depuis 24 heures toutes les éventualités sans exception qui me permettrait de la maintenir, j'ai pris mes résolutions dans les circonstances présentes je ne me retirerai pas, j'ai un mandat du peuple, je le remplirai, je ne changerai pas le 1er ministre, dont la valeur, la solidité, la personnalité mérite l'hommage de tous, il me proposera les changements qui lui paraîtront utile dans la composition du gouvernement, je dissous aujourd'hui l'assemblée nationale en tout cas partout et tout de suite il faut que s'organise l'action file". 
21:07:13:0021:08:18:1200:01:05:12GP sur Homme tenant en main une petite radio transistor. A la radio le Général : "La France en effet, est menacée de dictature, on veut la contraindre à se résigner à un pouvoir qui s'imposerait dans le désespoir national lequel pouvoir serait alors essentiellement celui du vainqueur, c'est à dire celui du communisme totalitaire, naturellement on le colorerait pour commencer d'une apparence trompeuse en utilisant l'ambition et la haine du politicien au grand quart après quoi les personnages ne pèserait pas plus que leur poids qui ne sera pas lourd et bien non la République n'abdiquera pas le peuple se ressaisira, le progrès, l'indépendance et la paix l'emporteront avec la liberté, vive la République, Vive la France." P agrandi sur foule à côté dont des enfants. 
21:08:18:1321:09:55:2100:01:37:08Ouvriers interrogés après le discours du général de Gaulle dans une usine : "Eh ben, ? c'est pas." "C'est pas inquiétant les menaces?" "Si c'est inquiétant les menaces mais il y a du monde..." "Parce que le chaos, à l'heure actuelle, c'est lui qui le veut avec ses menaces, c'est pas la classe ouvrière, nous on reste froid à ses provocations c'est pas les ouvriers qui font les provocations c'est eux..." "Vous pourrez tenir combien de temps cette grève? "Il n'est pas question de tenir, c'est d'avoir satisfaction dans nos revendications. Tenir, on tiendra tant que nos revendications soient satisfaisantes." "A l'heure actuelle, il est difficile de zapper le moral des ouvriers, ça fait 10 ans qui en subissent avec lui, le chaos, la Révolution, il y a que lui qui en parle, les ouvriers n'en parlent pas, il y a que lui qui en parle de la Révolution du chaos, j'ai jamais entendu un ouvrier parler de la Révolution moi, c'est toujours la direction qui en parle hier encore dans son discours, il y a que lui qui en parle, nous on en parle pas." "Au départ de cette grève, il disait que les syndicats était débordé par la masse, aujourd'hui on veut mettre ça sur le dos une poignée de communistes, il faudrait qu'ils accordent leurs violon et savoir si c'est la masse qui est à la base ou si c'est le parti communiste". "Mais si il devait appliquer tout ce qu'il doit appliquer bientôt on pourra plus se parler comme on parle à l'heure actuelle parce que c'est un dictateur, c'est pas un gars qui veut discuter avec les ouvriers". 
21:09:55:2221:10:04:0800:00:08:11Policiers avec képis devant un bâtiment (maison de l'ORTF) "A l'ORTF en grève, les journalistes avaient tentés d'assurer seuls une information honnête et impartiale, dans l'impossibilité d'y parvenir, ils cessent le travail à leur tour et abandonne l'antenne aux valets." 
21:10:04:0921:10:14:1800:00:10:09Affiche : "La police vous parle tous les soirs à 20 H""Pouvoir qui s'efforcent d'intoxiquer quotidiennement la population." 
21:10:14:1921:11:18:0100:01:03:07Photographie CRS et manifestants. Voix off : Le 7 juin à Flin, le pouvoir fait occuper l'usine Renault par les CRS, deux jours plus tard, Alain Geismar et ses groupes de pseudo révolutionnaires en lançant le mot d'ordre d'occupation d'usine tentent d'entraîner les travailleurs à un affrontement sanglant." Ouvriers parlant : "Lorsqu'on est arrivé sur la place il y a 2000 jeunes et moins jeunes, il y avait des étudiants et d'autres qui ne l'étaient certainement pas qui étaient là sous prétexte d'aider les travailleurs d'ailleurs c'était très bien organisé, il avait fait les choses. Service de santé en tête, il n'avait pas du tout l'intention d'aider les travailleurs comme nous, on l'entendais, eux ce qu'il voulait c'était chercher ma bagarre à tout prix. Surtout qu'il était venu bien outillé de pavés avec des lessiveuses remplies dans des camionnettes et qu'ils allaient dans les champs à la pelle recharger leurs lessiveuses, ils étaient en tenue de combat avec des casques et, ils étaient là pour la petite guerre." 
21:11:18:0221:12:47:0000:01:28:23Photographies CRS dans un champs. Photographies de panneaux à terre : "Autoroute Flins Les Mureaux.Ouvriers continue à parler : Il s'est passé un autre phénomène, des travailleurs de chez Renault ont crus pendant toute une période qu'ils étaient venus effectivement pour les aider, au début il y a eu un certain malaise, certains travailleurs de chez Renault se sont mêlés aux étudiants pour aller affronter les forces de police, ils se sont laissés trompés, ils ont cru que les étudiants, j'entends étudiant entre guillemet parce que j'ai vu des groupes de véritables étudiants qui au moment de l'affrontement sont partis en nous disant on n'est pas venu pour ça , on était venu pour pas nous battre et sont simplement partis, et les autres malheureusement ont continués ça à durer jusqu'à 4h30 de l'après-midi. Il y a eu les élections, sitôt après le mouvement ce fut un échec pour nous, mais pourquoi ce fut un échec aussi disons qu'il y a eu des déceptions, je veux pas dire chez les travailleurs, il y avait beaucoup de gens qui étaient du côté des travailleurs et qui ont complètement retournés leurs vestes au moment des élections après la fin de la grève et c'est pas venu simplement de cette politique de chantage qui... Il y a de grosses déceptions dans le monde des travailleurs mais aussi dans d'autres domaines. Il y a eu aussi beaucoup de gens c'est vrai." 
21:12:47:0121:13:04:1200:00:17:11GP sur visages d'un homme (représentant syndical) : "Soutenait la classe ouvrière pendant toute une période qui pendant un moment se sont dégagés, or seule la classe ouvrière l'obtiendra pas ce changement que tu espère et qu'on espère tous." 
21:13:04:1321:13:36:0500:00:31:17PR sur Renault 8 carbonisé tractée vitrines cassées. Balayeurs dans la rue ramassant les débris de verres dans la rue. Camion militaire avec ordures. "En définitif quelle était la vision que la France entière avait chaque fois la télévision pouvait projeter des voitures brûlées, Paris à feu et à Sang? On côtoyait beaucoup de gens, il y en avait certainement autant qui disait comme ça, il nous font un véritable lavage de cerveau avec nos images, quand on parle avec des gens de province Paris était à feu et à sang. 
21:13:36:0621:13:44:1300:00:08:07Usine occupée. Voix off : "Benoît Frachon parle" "Dans ce grand remue ménage, dans cette prise de conscience dans cette mobilisation. 
21:13:44:1421:14:02:0500:00:17:16GP sur ouvriers qui écoutent un discours. Voix off : "De millions d'ouvriers et d'ouvrières nouveaux qui n'ont jamais participé à la lutte s'introduit parfois des visées que nous avons combattu, on a voulu d'abord s'introduire dans les diffusions de nos organisations. 
21:14:02:0621:14:07:0700:00:05:01Orateur avec un haut parleur : "Qui mieux que les militants ouvriers." 
21:14:07:0821:14:13:1000:00:06:02PR sur orateur avec un micro : "Est capable de diriger le mouvement ouvrier et la lutte de la classe ouvrière". 
21:14:13:1121:14:24:2400:00:11:13GP sur orateur devant un micro : "Vers le succès que nous devons et que nous pouvons remporter et dont certains déjà sont inscrit dans le faits, on a prétendu vouloir s'introduire pour discuter et diriger." 
21:14:25:0021:14:29:2300:00:04:23Orateur avec un haut-parleur, ouvriers : "Le mouvement ouvrier qu'on prétendait mal diriger par les militants de la CGT." 
21:14:29:2421:14:52:0800:00:22:09Orateur dans usine avec micro à la main : "Nous avons fait appel à votre bon sens, à votre diligence et nous avons gagné cette bataille que ce sont les syndicats qui dirigent et qui continueront à diriger le combat des ouvriers dans les usines" 
21:14:52:0921:15:06:0500:00:13:21Un orateur dans une usine avec un micro en haut d'un pilier parle avec ouvriers : Dans les petites entreprises : "Les patrons cherchent à tirer profit des faiblesses du mouvement qui se prolonge mais ils parviennent rarement à diviser les travailleurs et à liquider la grève en face d'eux pourtant ce sont des jeunes militants qui font leurs premiers armes"... 
21:15:06:0621:15:33:0400:00:26:23Une militante parle à la foule. Applaudissement : "Il y était demandé par la direction à un vote séparé des 2 entreprises, or nous ne ferons pas accepter la division jusqu'à maintenant décidé de la grève ensemble nous avons exposé nos revendications ensemble, nous sommes allé discuter avec la direction ensemble et nous devons continuer notre lutte ensemble, ... applaudissements, nous voulons rester unis". 
21:15:33:0521:16:20:0900:00:47:04Un homme (un cadre) parle aux ouvriers : "Nous avons afficher, vous savez certainement que tous les acomptes seront faits proportionnellement aux sommes qui vous, reviennent, vous seront données au moment habituel il n'a jamais été question d'interdire quoi que ce soit votre paye ou les compléments que vous devez recevoir." Un jeune militant intervient : "Pour les personnes qui sont très loin et qui n'ont pas entendues que les acomptes seront distribués aux dates prévues, alors n'oubliez pas que ce n'est pas une fleur de la direction car toutes les entreprises ont données des acomptes, et ma foi cet acompte c'est l'argent que vous avez gagné, il est bien normal que vous l'ayez d'autre part en tant que démocratie patronale. 
21:16:20:1021:17:27:0200:01:06:17Vote dans une cour d'usine : "Je vous signale que chez Teina et Duth il y a eu un vote, et la majorité des ouvriers étaient pour reprendre le travail donc les gens auraient du rentrer malheureusement le patron les a foutu dehors, alors où est la démocratie puisque ces gens voulaient reprendre le travail..." Voix off : "Grâce à la vigilance des militants syndicaux, l'opération à vote à bulletin secret échoue presque partout, dans de nombreux secteurs et notamment dans le secteur public et nationalisé le patronat et l'Etat patron ont du faire des concessions qui dépassent largement les constats de Grenelle". "Les accords de Grenelle qu'on a cherché à améliorer la et pour notre part qu'on a considérablement amélioré, on a jamais vu ça, c'était pied à pied, c'était du corps à corps, on montait sur la table, on lui a arraché, on en est venu au mains, on s'est levé, on a vu un cinéma terrible de la part de la direction, on lui a pris son manteau, on la pris par la manche, on descendait, on remontait, on lui proposait à boire, on ... parlait de la pluie et du beau temps, ça lui faisait mal de lâcher ce qu'il nous a lâché franchement on sentait que derrière il y avait le gouvernement le syndicat ce qu'on a obtenu c'était bon".  
21:17:27:0321:17:33:0600:00:06:03CP sur foule dans une rue. Air de l'Internationale. 
21:17:33:0721:17:45:1400:00:12:07Un homme avec un drapeau sur une cheminée. Hommes descendant d'un pylône. 
21:17:45:1521:17:52:2000:00:07:05Foule près d'un wagon. Voix off : "Partout où les travailleurs ont obtenus satisfaction, ils reprennent le travail et remportent la solidarité de ceux qui demeurent dans la lutte" 
21:17:52:2121:18:00:1400:00:07:18Foule avec drapeaux. Voix off : "Le 17 juin, les travailleurs de chez Renault brisent la résistance de la direction et le lendemain ils reprennent le travail aussi unis qu'au début du mouvement" 
21:18:00:1521:20:52:1100:02:51:21Photographie PR sur visages : "Chers camarades, maintenant Henri Terasuki secrétaire de la CGT et directeur se son journal : "La Vie ouvrière" s'adresse aux travailleurs de chez Renault : Camarades vous avez été contraint de prolonger la grève parce que le gouvernement prétendait vous céder moins qu'aux autres, il l'a fait pour soutenir l'intransigeance du patronat de la métallurgie et parce que vous êtes Renault et que vous donné le signal d'une grève sans précédent qui lui reste encore à travers de la gorge, on est en droit de penser que le pouvoir espérait en défiant les métallurgistes créer une situation favorable à une provocation monstrueuse servant ces desseins politiques, l'intervention brutale des CRS à Flins et à Sochaux et les évènements tragiques qui s'en sont suivis, en ont donnés un aperçu, il reste Citroën, Peugeot, ... et quelques entreprises de diverses branches, vos résultats constituent la meilleur aide que vous puissiez apporter aux travailleurs de ces entreprises, ils les encouragent à poursuivre leurs luttes et placent leurs patrons en posture d'accusés devant l'opinion publique toute entière et en ce moment même où nous sommes réunis à Ballard, ils sont rassemblés par milliers plus ardents qu'au premier jour avec une confiance renforcée grâce à vous et leur mot d'ordre c'est, "Ce qu'ils ont eu chez Renault, Citroën doit nous le donner aussi, je vais les voir tout à l'heure camarades, est ce que vous m'autorisez à leur dire qu'ils peuvent compter sur votre soutien et que le jour même ou vous toucherez votre premier acompte, ils verront ce que c'est que la solidarité de leurs camarades de Billancourt, applaudissements de la foule. Merci la commission sera faite." Autre délégué syndical qui parle : "A la fédération des dépôts, nous disons ? Citoën doit négocier pour aboutir à la satisfaction des revendications, il porte seul la responsabilité de la continuation de la grève, il ne dépende que de lui que les ... il faut négocier et payer " 
21:20:52:1221:21:26:0100:00:33:14Défilé de manifestants avec des drapeaux SIGMA. "Camarades, pour nous travailleurs SIGMA, 5 semaines de grèves se terminent, nous allons dans quelques instants reprendre en main vos outils de travail, nous ne pouvons pas faire cette rentrée sans songer à ceux qui dans la même lutte que nous sont tombés et notamment ? à l'occasion de ce conflit." 
21:21:26:0221:21:32:2400:00:06:22Foule sur une place : En leur souvenir camarades je vais demander une minute de silence." 
21:21:33:0021:21:59:0400:00:26:04GP sur photographies de blessés. 
21:21:59:0521:22:17:2200:00:18:17Défilé syndical avec gerbe (photographie.) 
21:22:17:2321:22:49:2300:00:32:00Foule sur une place, un homme avec une camera sur une clôture : "Avant de se séparer de retourner à notre place de travail écoutant ensemble la Marseillaise et l'Internationale, Marseillaise". 
21:22:49:2421:23:08:0500:00:18:06Défilé dans une rue. "roulement de tambour, L'Internationale. 
21:23:08:0621:23:15:1300:00:07:07Homme montant une échelle sur une cheminée 
21:23:15:1421:23:25:0200:00:09:13Dans cour d'usine ouvriers poing levés. 
21:23:25:0321:23:34:1600:00:09:13Homme avec un drapeau en haut d'une échelle, le long d'une cheminée. 
21:23:34:1721:23:54:1600:00:19:24Ouvriers partant avec leurs couvertures. 
21:23:54:1721:23:59:0600:00:04:14Sortie d'usine, la grille s'ouvre. 
21:23:59:0721:24:01:1300:00:02:06Grille d'usine s'ouvre. 
21:24:01:1421:24:08:0600:00:06:17Sur le toit d'une usine, ouvriers et défilé en bas. 
21:24:08:0721:24:15:1100:00:07:04Défilé avec drapeau (gare de Lille ?) 
21:24:15:1221:24:51:2200:00:36:10Sortie d'usine. Ouvriers bras dessus dessous. 
21:24:51:2321:25:26:2200:00:34:24Défilé dans l'usine. "Je ne pourrais pas ici vous infliger ici des résultats obtenus en 3 semaines de grèves par des travailleurs de toutes professions ça serait trop long et on serait encore là à 6 heures, et M. Noiret se ferait des cheveux blancs parce que le portail était pas ouvert, alors camarades nous ne rentrons pas en vaincus. 
21:25:26:2321:26:02:0400:00:35:06Défilé dans l'usine. "Nous rentrons vainqueur, et nous vous appelons tout à l'heure à défiler dans cette usine, en vainqueur... y compris pour montrer au patron et pour que vous soyez les témoins que cette usine occupée pendant plus de 4 semaines n'a pas été mis à feu et à sang, que les machines sont prêtes à retourner, que toute les choses sont en places, qu'elles ne sont pas plus .... qu'elles n'étaient avant et elle est même plus propre. L'Internationale. 
21:26:02:0521:27:35:0800:01:33:03Usine, reprise du travail. PR sur impression de tract. Dactylographe.Voix off : "Au cours des grandes journées de ami et juin des centaines de milliers de nouveaux militants ont rejoint le combat de la CGT, parmi eux combien de jeunes travailleurs dont c'était la 1ère grève !" "L'âge moyen de la maison est 52 ans, le directeur 68 ans, l'âge du bureau syndical 22 ans, combien de syndiqués avant mai? Aucun, le syndicat existe depuis mai. Qui est ce qui la fondé? Des jeunes, tout ce qui ont payés leurs cartes. Pourquoi la CGT? La CGT c'est vraiment le seul syndicat pour l'ouvrier, c'est le syndicat qui a su prendre une position ferme, article 1er (suppression patronat et du salarié) Qu'est ce que tu attends d'un syndicat par exemple?" 
21:27:35:0921:30:09:1900:02:34:10Interview de jeunes militants : "Le but final en arriver au socialisme alors si vraiment si on revendique pour l'épanouissement du travailleur, il faut aller jusqu'au socialisme, moi c'est mon opinion : - La lutte syndicale qu'est ce que tu en attends ?Meilleurs salaire. -C'est la raison profond pour laquelle tu t'engages dans l'action syndicale? Non, le droit de l'homme, on est pas des bêtes à travailler, on est pas de grands fauves, ils nous prennent pour des robots. Les cadences augmentent mais les salaires augmentent pas beaucoup. En approfondissant vraiment la question, la politique patronale est faite pour enterrer l'esprit et l'intelligence du travailleur et le patron n'a aucun intérêt à ce que son ouvrier sur chaîne soit intelligent, il est là pour se servir de ses mains et pas de son cerveau et aucun moyen d'épanouissement du travailleur actuellement, des bibliothèques, on trouve que des romans policiers, on ne trouvera pas de romans philosophiques simples qui sont capables d'éveiller l'esprit du travailleur". -Les grands principes sur lesquels de Gaulle essayait de bâtir la participation ça vous étiez pour ou contre? - Au début on était pour, il faut reconnaître qu'au mois de Mai on était pour la participation on savait pas ce que c'était, on avait aucune position envers le patronat ce qu'on voulait gagner un peu plus d'argent puis après, depuis on a vu ce que la participation c'était et puis on a pris des positions plus fermes envers le patronat, alors la participation non, pas dans la maison . Et si ils veulent donner de l'argent, on l'accepte, mais delà à se soucier si la maison marche bien ou mal, on en est assez loin, on ne veut passer aucune alliance avec le patronat en aucun cas. Et les rapports avec le patron? Comment ça c'est? Le patron, on ne peut pas le juger, c'est un hypocrite à mon avis, alors il est vachement sympa mais il ne nous donne rien. On a eu des bricoles. Les droits syndicaux on les a eu grâce à notre jeunesse, parce que pour le moment on est des rigolos, on est des petits rigolos de la part u patron, on est pas bien dangereux, bien qu'il est révisé son jugement depuis hier. - Pourquoi hier? - On est le seul syndicat à voir débrayé, avant ils nous prenaient pour des rigolos, alors le local ils nous l'a donné volontiers, il pensait qu'on allé jouer aux cartes et jouer aux billes, c'est un peu dans ce genre là qu'il nous traite, en gamin qui joue aux billes, dans un endroits chaud? - Vous vous faîtes quoi pour le moment? - Pour le moment, on se prépare et puis qu'en on sera près on lui tombera dessus. 
21:30:09:2021:30:49:0300:00:39:08Médaille CGT avec trois personnes de profil derrière le soleil. Générique de fin. "La CGT en mai 68 est le fruit d'un travail collectif. Ce film n'aurait pas été possible sans l'aide des travailleurs en grève qui ont tourné dans leurs usines occupées la plupart des images que vous avez vues. Des professionnels du cinéma qui avaient tourné pendant les évènements de mai à juin 68, ont eux aussi, mis leur film à la disposition de la CGT que les uns et les autres soient ici remerciée, on participé à la réalisation de ce film sous la responsabilité de Paul Seban : Brgitte Dormen, Gisèle Mioky, Marcel Trillat, Jean Claude Brisson, Jacques Durr, Roger Viagra, Christian Guilhouette, Henri Molines. Photos : documentation : "La vie ouvrière" que soient également remerciés les éditions : "Le chant du Monde" et la chorale populaire, des syndicats CGT parisiens. 
21:30:49:0421:30:49:0500:00:00:01NOIR. 

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