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Commune de Couffé 3 [27665]

2002 précisément

Film professionnel | Bretagne

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    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 02:50:04
    • Coloration
    • Couleur
    • Format durée
    • R - Rushes
    • Format original
    • Vidéo montage
    • Son
    • Sonore
    • Descripteurs
1810W13; Couffé 3, cassette DVCAM, interview d’Yvonne Robin (28 octobre 2002), Elisabeth Pageau, Marie-Madeleine Guillois (suite et fin, 28 octobre 2002), Jean-Régis des Lauriers (château de la Contrie, 14 décembre 2002), chansons à l’école Hugues Aufray, Guy Garnier (19 décembre 2002), durée 1 heure 33’ 604VM0051

Première partie (01 00 00 00 à 01 34 43 21) : interview de Yvonne Robin (au milieu), Marie Madeleine Guillois (la dame la plus âgée, Elisabeth Pageau à gauche 28 octobre 2002

Trois dames parlent devant une table.
Elles évoquent les grands culottes portées par les femmes qui tombaient très bas avec des broderies (des plus légères pour l’été, des plus épaisses pour l’hiver), les culottes fendues. Pendant la guerre, elles urinaient en écartant les jambes en plein bourg. Certains urinaient dans le Bois de La Ville Jégu derrière le mur.

Au bar, les gens demandaient les waters ou les cabinets situés au fond de la cour. Derrière l’église, il y avait des pissotières. Dans les maisons, les toilettes étaient au fond du jardin ; on va à la « gayeur » (les déjections allaient dans les bois).

Les gens se débarbouillaient une fois par semaine. Il n’y avait pas de salles de bains ; on se lavait dans de grandes bassines en faisant chauffer l’eau. On se lavait plus en été car l’hiver il faisait froid dans la pièce. Les enfants étaient lavés dans des bassines, certains dans la lessiveuse, parfois dans la buanderie.

Le déplacement vers l’école se faisait à pied sur 3 ou 4 km. Le moyen de transport était le vélo ; un jour le curé voulait qu’une jeune fille (Collineau de La Chouannerie) revende son vélo pour qu’elle devienne rosetière. Marie Peigné est l’une des premières femmes à avoir un vélo sur la commune. Cela était peu convenable pour une jeune fille. L’institutrice avait un vélo qu’elle mettait dans la classe car les soeurs ne voulaient pas le voir ; c’était un objet de perdition malgré les longues robes.

Yvonne Robin a eu son premier vélo à 14 ans ; elle a appris seule avec le vélo de sa mère dans la cave entre les barriques.

La rosetière (Elisabeth Pageau et Yvonne Robin l’ont été) : nous allions cherchées deux quenouilles à la sacristie, une jaune, une blanches puis on les croisait. On tendait la quenouille aux personnes pendant la quête et ceux-ci mettait donnait de l’argent. Elles faisaient la quête tous les dimanches de Noel à Noel. Les rosetières commençaient par les religieuses et les châtelains, les parents, puis les étrangers à la famille. Le curé choisit la rosetière ; elles avaient entre 20 et 21 ans. L’argent récolté servait à l’entretien de l’église, des nappes d’autel.
La mère d’Elisabeth Pageau a été rosetière. Un jour quelqu’un a voulu faire une farce avec les quenouilles en y mettant de la confiture ; la rosetière était bien embêtée pour tenir les quenouilles. Les quenouilles pouvaient être exposées sous globe par la suite.

Yves Robin a récolté 21.000 francs. Elles faisaient aussi la quête pendant les mariages. La dernière rosetière a été sélectionnée dans les années 60 (c’était Simone, la belle-souer d’Yvonne Robin).
Il n’y a plus de marguillier.

Marie Madeleine Guillois s’est mariée e, 1933 et ses parents en 1903.
Les fermiers du château ne pouvaient pas se marier en blanc ; cela était réservé aux chatelains.

Yvonne Robin ; une bonne du château de la Ville Jégu s’était fait couper les cheveux ; Mme de Charrette (la vieille comtesse) était furieuse car elle avait les cheveux coupés. Courts. A l’époque les femmes portaient des coiffes et les dames du château des chapeaux ; ces dernières trouvaient la coiffe belle et l’exigeaient. Les grands-mères portaient la coiffe la dorlote celle de tous les jours empesés comme la grand-mère Chauveau (grand-mère d’Elisabeth Pageau). Les châtelains étaient durs. La mode a évoluée et les filles de fermiers du château ont pu se marié en blanc comme MM Guillois. Jean Duplessis effectuait des photographies dans le parc du château. Les mariés avaient des costumes noirs ou foncés.

Pendant ses vacances, Elisabeth Pageau était employée au Château de La Contrie. Mme de Charrette a eu 10 enfants et recevaient ses files et belle-fille et ses petits enfants ; les jeunes filles du village venaient garder les enfants ; il y avait les enfants de Monique de Charrette (la plus simple, la plus jeune), Yvonne de Charrette (la plus » terrible »). Mlle Coudert s’occupait des enfants de Mme Lucie ; cette dernière découvre qu’elle fait manger son enfant dans une simple assiette de la cuisine et demande à ce qu’on lui donne une assiette de la salle à manger avec les armes de la famille. Elisabeth de Charrette aurait voulu qu’Elisabeth Pageau reste faire la vaisselle mais elle refuse. Les personnes commençaient à se rebiffer ; auparavant, c’était la porte.

Mamrie Madeleine Guillois ; à 4 ans elle jouait avec René Duplessis qui en avait 8 ; elle l’appelait Néné, mais toujours vous et ensuite M René.

Le grand père d’Elisabeth Pageau était le valet de chambre et le cocher du château de La Contrie et sa grand-mère la cuisinière. Il y avait un amusement entre les employés et les nouveaux arrivés ; Son grand-père était pince sans rire et disais aux nouveaux « quand vous passerez devant le buste de de Charrette il faut le saluer » et les autres regardaient derrière la porte entrouverte.

Il y avait des rivalités entre les châteaux. Les La Roche Macé était plus simple, ceux de La Contrie étaient hautains. Il y avait à La Ville jJu les souers Duplessis, Jeanne (dite fil de fer) et Marguerite (qui était infirmière à Nantes chez un docteur) ; elles prêtaient des costumes, des robes pour les déguisements lors des fêtes.
La mère d’Elisabeth Pageau est née au château de La Contrie au sous sol. Le parrain était le patron châtelain, Urbain de Charette célibataire qui lui a légué une maison quand elle s’est mariée.
Pour son mariage, Marie Madeleine Guillois a reçu un service à café de Marie Bossineau du Château.

Seconde partie (01 34 43 22 à 01 58 56 19) ; interview de Jean Régis des Lauriers, Château de la Contrie, 14.12.2002

Pas de son au début.son épouvantable au début à supprimer ?
Vue du Château de La Contrie, le parc, élèves de l’école Hugues Auffray qui posent des questions à Jean Régis des Lauriers. Château reconstruit en partie en 1870 en pierres de tuffeau des Charentes. Les murs sont en pierre de schiste de la commune, le granite et le tuffeau. Il y a des lucarnes avec des décors sur la partie ancienne qui a été modifiée vers 1910 ; le toit en charpente de chêne a été modifié semble t’il après une tempête dans les années 1910.
Le 2 janvier 1998, un ouragan a fait s’effondrer une cheminée qui a détruit l’escalier en bois sur 4 étages. Il y a autour du château une cour anglaise ; la maison a été reconstruite par une dame qui a vécu en Angleterre ; le sous sol est très bas et ce dispositif permet d’avoir un rez de chaussée très sain, sans humidité. C’est la dame (l’arrière, arrière grand-mère de son épouse)qui fait les plans de la maison et a conçu quelque chose de simple. Jean régis des Lauriers a douze petits enfants.. Le ruisseau au fond de la propriété s’appelle le ruisseau du Pont Taillis et non le Beuze comme on le nomme aujourd’hui. Il y a 6 pièces au rez de chaussée, 13 chambres, un bureau. C’est la famille de Charrette qui occupe le château depuis 1680. Il n’y a pas les initiales de la famille mais les armes dégradées avec le temps et une date 1624. Il nous montre l’ancien pigeonnier ; les pigeons étaient mangés et leur fiente servait pour l’agriculture. Une cloche sonne les repas. Une cheminée XVII en brique orne le bâtiment ancien. On y voit aussi les hermines de Bretagne. Des dépendances ont été construites vers 1840 sur ce qui était autrefois l’ancien cimetière. Une ferme a été construite dans les années 1920 et fermée en 1980. il y a 10 hectares. Il y a une remise pour les charrettes, un petit étang. Les pigeons étaient encore utilisés dans l’armée française.
La façade XVII a été refaite vers 1850 et fortement modifiée côté cour. L’eau de pluie des gouttières est récoltée et l’eau est stockée dans un bassin où les gens du village pouvaient puiser de l’eau.
Jean Régis des Lauriers s’est marié en 1960 avec Mlle de Charrette.
Le puits près de l’entrée possède une porte avec des hermines de Bretagne. L’ancêtre de son épouse avait conçu un parc à l’anglaise ; il a été refait et l’on a conçu un jardin à la française correspondant plus à l’architecture. Il y avait des arbres dans tous les sens.

L’école des filles n’était pas mixte ; il y avait deux classes. On ne chantait pas souvent à l’école ou des chansons comme « savez vous planter des choux »

De 01 58 56 20 à 02 01 42 17 : chanson « un grand-père assis au bas du côteau chante la journée entière couché tard lever tôt »

De 02 01 42 17 à 02 03 04 01 ; Il y avait beaucoup de moulin sur la hauteur, des moulins à vents pour moudre le blé. Chanson « la femme l’empereur et le petit prince sont venus chez moi… »

De 02 03 04 02 à 02 06 18 17 ; chanson « Biquette veut pas sortir des choux… »
Le tabac n’était pas fumé mais prisé.

De 02 07 50 21 à 02 09 09 00 ; chanson « il était une vieille ronde, vieille vieille comme le monde »

De 02 09 26 13 à 02 12 17 01, chanson « le vieux moulin de grand-père assis au bas du côteau chante la journée entière coucher tard lever tôt ».

Les élèves avaient des blouses ou des sarrauds pour les filles.

De 02 15 12 21 à 02 15 59 24, chanson des années 1955 « quand nous jouions à la marelle »

Il y avait les jeux de corde, le palet, les osselets de moutons.
La discipline était forte dans la classe ; il n’y avait pas un mot. Il avait des bons points, la médaille pour les meilleurs. Après la guerre, le vélo s’est développé sauf chez les personnes âgées.

De 02 23 13 02 à 02 23 59 24 ; chanson en patois « un jour je me mise pour aller voir Isalia… »

En patois, un échalier est un petit escalier pour passer une barrière au dessus de celle-ci.
Les filles du bourg parlaient mieux sans patois ; les autres étaient complexées et parlaient peu (sorte de ségrégation). A Mouzeil, il y avait plus de brassage, c’était plus industriel.

A l’église, il y avait également une ségrégation ; les gens du château ne se mélangaient pas avec les autres, ils avaient leurs bancs réservés. Les gens des châteaux avaient des précepteurs et n’allaient pas à l’école. Les La Roche Macé étaient plus simples. Et plus tolérants.

Dernière partie : durée 1 heure 20'' De 02 29 15 12 à la fin; interview de Guy Garnier durée 1h20’’, 19 janvier 2002

Guy Garnier est né le 3 juillet 1927 à >Couffé ; il faisait le métier de marchand de bestiaux et transportaient les bêtes.

M Brûlé charcutier au bourg.

Son frère était charcutier vers 1960 ; il tenait également un café dans le bourg en face de l’église dans le café actuel.

Son père était hongreur ; installée depuis 1920, il soignait les bêtes. Son grand-père était aussi hongreur mais à Mésanger. Son père a appris son métier avec son grand-père. Ils soignaient les bêtes avec des plantes, et été aussi rebouteux (remettait les membres aux gens). Il arrachait aussi les dents sans anesthésie. Il n’y avait pas de dentiste à Couffé. Sa mère avait une ferme dans le bourg, avec des écuries ; elle était propriétaire de cette ferme, vendait du lait dans des bidons dans le bourg, assurait la traite des vaches. Ils étaient deux enfants ; lui a appris le métier de marchand de bêtes, son frère s’est installé dans un café au bourg. La ferme était trop petite.
La famille faisait aussi les noces ; son père l’a fait des années 20 à 1950 dans les campagnes. Louis Garnier a fait marchand de bêtes et aussi les noces. Ces deux fils l’ont aidé dans la préparation des noces. Son père n’a pas transmis ses connaissances médicinales avec les plantes.

Son frère est parti de Couffé pour s’installer à Nantes et a vendu son café au bourg en 1969 et il est rentré dans une grande surface.

Les jeunes étaient chez leurs parents jusqu’à leur mariage et travaillaient chez d’autres lors de leurs temps libres. Ils étaient embauchés à l’amiable et pas déclarés et n’avaient pas de contrats.

Il y avait une foire qui existait ; les gens s’y présentaient avec une fleur à la boutonnière et cela signifiait qu’il désirait se faire embaucher pour une année. Cela se passait au début du XXe siècle.

Pour les mariages, il aide son père .les mariages se faisaient en automne ou au printemps à la fin des grands travaux généralement. C’est sa mère, bonne cuisinière qui préparait le repas ; ils transportaient le matériel chez les gens comme la vaisselle. Le mariage à la ferme se passait dans une grange ou sous un chapiteau monté. La noce commençait le mardi par l’église. Les préparatifs débutaient le lundi avec le nettoyage de la grange par les jeunes gens. Un mariage pouvait accueillir jusqu’à 300 convives. Pour la noce, on tuait une bête, un veau ou une génisse. Pour repas typique, on servait le bœuf ou le veau et du poisson avec du beurre blanc (lors des dernières années). Il y avait aussi les plats de volailles (poulet) et le porc animaux tués par son père.

Les préparatifs commençaient pour eux le dimanche avec les jeunes pour l’installation du matériel. Une noce durait trois jours avec tous les jours trois repas. Le dernier jour on débarrassait. Ils gagnaient tant par personnes. Le repas se faisait avec les animaux de la ferme .Il y avait une animation pendant la noce avec un accordéon qui venait d’ailleurs ; certains apprenaient à l’oreille et sans avoir appris le solfège. Il n’y avait pas de parquet, on dansait sur de la terre battue, des danses à sauter, des avant deux, des gavottes (vers 1900-0930) ; les gens gavottaient beaucoup. Il a appris le métier de boucher, a appris à tuer les bêtes après la guerre mais il ne sait pas installé par la suite. Au départ, il tuait le cochon et les gens le payaient. Il a commencé à vendre les bestiaux en allant jusqu’à 50km autour de Couffé, puis il a transporté les animaux sur les foires ; il y avait deux foires par an à Couffé en avril et en septembre (des bovins mais pas de cheval). Mais cette foire a été abandonnée. Les foires se sont regroupées ; les bêtes étaient autrefois envoyées à pied à la foire, puis avec des bétaillières et des remorques vers la foire d’Ancenis.

Son père avait une camionnette vers 1923-1924.. Ceux qui avaient une voiture à cette époque étaient, le maire François de La Roche Macé ; le boulanger Baudouin, les châtelains.

Les noces à la campagne se passait chez la mariée dans son village ; le cortège venait de la ferme à l’église à pied avec un accordéoniste; ils chantaient. Après la mairie, ils revenaient à la ferme. Les mariées étaient déjà en blanc. Quelque fois les photographes venaient dans le bourg devant l’église pour faire une photographie de groupes, ou devant le café. Les châtelains faisaient des cadeaux à leurs fermiers et ils étaient invités à la noce. Les noces se terminaient tard dans la nuit pour les jeunes gens. On chantait, parfois on se déguisait, on faisait des saynettes, on faisait les fous. Les anciens jouaient aux cartes. Les gens rentraient à pieds un peu pompette mais ne conduisaient pas. Pendant la guerre, on dansait dans les près (les bals étaient interdits par les allemands). Seule la kermesse était autorisée. Il y avait l’heure du couvre feu et on ne pouvait pas sortir le soir après 8 heures (heure solaire). Si l’on était pris par la patrouille on était emmené à Ancenis à la Kommandantur ; les jeunes étaient amenés pour cirer les chaussures et éplucher les pommes de terre. Il y avait des dérogations données par les allemands. Mais ils n’en donnaient pas pour les noces (les allemands étaient tolérants pendant les noces). Les jeunes étaient envoyés au STO. C’est une période de restriction, sans électricité. A la campagne, on mangeait toujours et on n’était pas privé de pain. L’épicerie manquait beaucoup. Le café était fait avec de l’orge grillé. Il n’y avait que peu de viandes en ville. Pour le vin, tout le monde avait un lopin de vigne. Les allemands pendant les patrouilles éteignaient parfois leur feu dans les descentes. Son frère est parti au STO pendant 2ans et demi.

Dans son métier, il débute à 14 ans, suit les travaux des champs et aide à la préparation des noces. Ils faisaient 30 à 40 noces par an. Avant la guerre les fête étaient les courses de chevaux pendant les comices, la kermesse, la fête-Dieu, les fêtes religieuses. Il y avait aussi des comices agricoles avec des concours ; les gens présentaient leurs bêtes des bovin d’Anjou, des vaches laitières…. Il y avait beaucoup d’élevage autrefois pour la viande, et peu de moutons. Ensuite, il y a eu les courses cyclistes.

Les foires se sont regroupées et il est resté que celles d’Ancenis, celle du Maine et Loire, celle de Chateaubriant à Béré, celle de Cholet et celle de Clisson .L’agriculteur vendait les bêtes sur les foires mais c’était des bêtes qu’il fallait engraisser après (bétail maigre). Les bêtes étaient élevées pour être finis ailleurs. Avec son métier, il était l’intermédiaire entre l’agriculteur et l’acheteur ; il menait les bêtes à vendre à la foire (Châteaubriant, Clisson, Cholet, Candé). Les bêtes étaient envoyées à pied puis ensuite avec des bétailières. Il y avait en plus la foire au vin. Ancenis était un gros centre.

A Mésanger, il y avait la foire de La Madeleine en juillet. Les foires d’Oudon et d’Ancenis ont disparues.
Son habillement était constitué d’une blouse noire du marchand et de bottes. A Mouzeuil, il y avait plusieurs foires.

Sur la foire d’Ancenis, il pouvait y avoir 400 bêtes sur le champ de foire, avec beaucoup de bêtes venant de Candé.

Sa mère Marie, bonne cuisinière avait de l’autorité ; pendant les mariages, elle faisait les repas dans le foyer de la cheminée, ce qui n’était pas pratique. Le soir de la noce, le plat principal était un pot au feu fait dans de grandes lessiveuses. Elle faisait également du beurre blanc car les gens en mangeaient peu à la maison (en hiver le beurre blanc pouvait geler).

Il a subi des accidents avec les bêtes ; coup de pied d’un cheval pour une jambe cassée, un poignet cassé, coups de pieds et de cornes.

Il ne prenait pas de photographie. L s’est marié, sa femme est décédée en 1987 et son fils s’est engagé dans la Marine. Il aidait parfois son frère à son café qui arrête son activité en 1968 (il y faisait aussi restaurant). Au café, il y avait une clientèle de Pays. A l’époque, il y avait 8 cafés au bourg, 3 dans le bas, 1 dans le côté, 1 sur la place de l’église , 1 en face de la boucherie et des cafés en campagne dans les villages (La Mazerie sur le route de Ligné, un au carrefour de Bel Air sur la route de Mésanger, 1 à La Pichaudière sur la route d’Ancenis.. Les cafés avaient un rayon épicerie. La bourg avait 5 épiceries avec des spécialités, marchand de tissus chez Dureau, un rayon mercerie. Il y avait aussi une repasseuse de coiffe. Il n’y avait pas de confection que du sur mesure. Les tailleurs, les couturières qui allaient chez les gens réalisaient les habits.). Duracier était tailleur. Quand la confection s’est développée cela a tué les tailleurs.

Quand il était jeune les loisirs étaient ; le théâtre (mais ne jouait pas dans la troupe), le cinéma dans la salle paroissiale lancé par un vicaire l’Abbé Bousquet, le football dirigé par un vicaire du Patronage tous les jeudis.

Les curés régissaient beaucoup de choses pour les jeunes ; après l’école, il s’occupait de nous. Le Patronage était très suivi par les jeunes de la commune. Ces derniers devaient aidés leurs parents aux travaux de la ferme.

Il participait au Patronage mais son père le retenait aussi. Il n’a pas fait de musique. Il y avait la fanfare la Conquérante à Couffé. La vie associative est active sur la commune ; 31 associations, avec salle polyvalente, salle paroissiale, salle omnisport.

Les faits marquants ; le guerre, les fêtes locales, la fête folklorique La Saint Pierre (où il était bénévole) réalisée par le comité des fêtes. A partir de 1950, il y avait deux salles à Ligné ; certains faisaient leurs noces là bas.

Le dimanche après midi, il y avait les vêpres.

A 20 ans c’était la conscription, on passait devant le conseil de révision ; c’était la fête pendant une semaine. On allait chez les uns et les autres avec un drapeau, on voyait les filles de notre âge (21 gars pour 14 filles). Ceux qui étaient exemptés étaient diminués.



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