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Commune de Rougé 19 [27739]

2003 précisément

Film professionnel | Bretagne

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    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 00:42:02
    • Coloration
    • Couleur
    • Format durée
    • R - Rushes
    • Format original
    • Vidéo montage
    • Son
    • Sonore
    • Descripteurs
1810W87 ; Rougé 19, cassette DVCAM, interview de Louis Guérinel (1) sur la cordonnerie, le facteur, la mine, le théâtre, le 6 novembre 2003. Durée 41’01’’. 604VM0124

Interview de Louis Guérinel né à Billé le 22 mars 1914 ; il s’est installé à Rougé en 1946 en revenant d’Allemagne. Il est venu ici comme cordonnier puis il a ouvert un magasin de chaussures. Il a fait plusieurs métiers ; il à laver le linge avec une machine à laver (il avait acheté une machine à laver à Rougé), puis il a été facteur intérimaire (car le vieux facteur était souvent malade), ensuite pendant 15 ans il a travaillé à la Minière de Rougé (a pris sa demi retraite de 15 ans), ensuite il a été gardien d’usine pendant 7 ans chez Alka à Châteaubriant et a pris sa retraite à 65 ans.
Il avait appris le métier de cordonnier avant la guerre. En Allemagne il était dans une ferme puis dans une usine pour réparer les chaussures. Ses parents étaient des ouvriers agricoles et il est parti à 12 ans sans savoir lire ni écrire. Il se louait comme gardien de vaches à 6 ans. Un jour il rencontre un Frère qui passe et qui lui propose d’apprendre un métier : il est parti le 2 novembre 1926 à Guernesey et n’avait jamais vu de bicyclette. Il est resté chez ce Frère jusqu’à ses 22 ans. On lui a appris le métier en Belgique (Lambeck Les Halles) auprès d’un Frère allemand qui ne pouvait pas piffrer les français. Il est revenu à Douvres en Angleterre, où il vit de petits boulots en tant que Frère des écoles chrétiennes. Ensuite il est à Pornic puis à Nantes chez un maître bottier (à 22 ans il n’avait pas encore fait ses vœux perpétuels). Il devient jardinier à Fercé chez le Vicomte du Bois-Péan à la Jaunière. La dimanche, il se promène dans les bois et rencontre sa femme dans une ferme. Il se marie le 14 mai 1946.Il ouvre une boutique de cordonnier à Rougé avec un atelier et une boutique de chaussures. Il a été cantonnier pendant 22 ans à Rougé en payant une patente, en même temps il travaillait à la Minière dans la journée et en tant que facteur. Il vendait des bottes et quelques sabots et avait une machine à coudre. Il y avait deux cordonniers dont M. Poirier. Le facteur à l’époque distribuait de l’argent et les allocations familiales. Il ne buvait pas (ulcère au pylore).
A la Minière, il était magasinier, ravitaillait en pelle à l’extérieur, distribuait les fûts d’essence pendant 15 ans. Il y avait une ambiance de beuverie. Les conditions de travail était difficile à la mine dans la boue l’hiver et la poussière l’été. Le magasinier donnait les pièces pour les machines en panne ; il a appris sur le tas. Il y avait 300 ouvriers à la Minière en 1946, et à la fin seulement 10 ouvriers.
Il y avait des beuveries dans les cafés, à la cantine. Un marchand de vin venait même dans l’atelier.
Les ouvriers travaillaient à ciel ouvert à la mine (il n’y avait pas de silicose).
Il a fait du théâtre à la Minière avec des répétitions le soir jusque vers 2 heures du matin. Il travaillait à la minière de 8h à 12h et reprenait à 14 heures.
Le théâtre avait été crée avant son arrivée par le curé Riochet, puis repris par louis Renaud. Dans sa première pièce, il faisait le rôle d’une femme car le théâtre n’était pas mixte et jouait le rôle de Rosille. En 1947, il a joué sa première pièce, « Intérimaire » et en 1948 les femmes ont eu le droit de jouer. Riochet avait été vicaire puis curé et c’était un bon metteur en scène. Sa seconde pièce, « Les gueux du paradis » ; il jouait le rôle d’un bourrelier. La pièce se passait dans le Nord de la France où il y a Saint nicodème et Saint Nicolas ; ils boivent ont un accident et sont morts mais ils reviennent quand ils sont aspergés d’eau bénite.
Il a fait beaucoup de rôle de serviteur, il a fait Fouché dans « Mme Sans Gène ». Les costumes venaient de Rennes. Il a joué « Mon oncle est un curé ». C’était souvent des pièces morales et sélectionné par le curé. L’Abbé Riochet est resté aux commandes pendant 6 ans jusque vers 152 puis c’est Louis Renaud qui a repris le flambeau (un laïc) avec la pièce « Mme Sans Gène ». Louis Renaud était secrétaire de mairie. La pièce était jouée à l’école (à la cantine) et il y avait beaucoup de monde. On faisait 4 à 7 séances.
L’équipe Z était la troupe de théâtre nommé Z avant 1946. Quand M. Guérinél arrivé en 1946, l’équipe Z est déjà en place. L’équipe défile déguisée pendant la kermesse avec son premier rôle celui de bohémien. Ils se déguisaient en campagne et personne ne pouvait les reconnaître ainsi en 1947 les gendarmes ne voulaient pas les faire passer car ils ne les avaient pas reconnus.
Pour la kermesse, il y avait les chars à faire.
L’équipe Z avait un thème tous les ans. Ils étaient une dizaine dans l’équipe. Il aimait se déguiser lors de la kermesse en juin. La dernière année, on a voulu faire payer les costumes car ceux-ci étaient achetés par les membres de l’équipe mais cela n’a pas marché. La dernière fois, il était déguisé en bourrelier.
A la kermesse, il a commencé à la buvette, puis aux galettes. Un jour, les motards rais de Paris sont venus à Rougé ; ils se sont déguisés en membre du gouvernement et sont montés dans une décapotable avec les motards de chaque côté. Son chef de magasin à la Minière ressemblait à de Gaulle (Brogniard) et les motards l’avaient mis sur un traineau, ce dernier s’est cabané.
Pour la kermesse, le vicomte payait le mousseux, le maire le Bordeaux et le muscadet.
Il n’y avait pas de bal et les jeunes ont demandés à en avoir ; le curé était furieux. Il aurait voulu être pompier mais le maire (Digue) et le docteur Dayot (premier adjoint) ont refusé ; on lui a indiqué que faire du théâtre n’était pas bien et il a répondu, « celui qui va au théâtre ne fait pas plus de mal que celui qui va chez le curé ».
Il a fait parti du Comité des Fêtes, il a été président du Comité des courses des chevaux (chevaux ordinaires de la région). Qui était une grosse animation avec une course par an. Il y avait des paris et cela se passait dans un champ.

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