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Commune de Rougé 27 [27748]

2003 précisément

Film professionnel | Bretagne

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    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 00:41:51
    • Coloration
    • Couleur
    • Format durée
    • R - Rushes
    • Format original
    • Vidéo montage
    • Son
    • Sonore
    • Descripteurs
1810W96 ; Rougé 27, cassette DVCAM, interview Le Grand Rigné (2). Durée 41’51''. 604VM0133

Interviews des habitants du village Le Grand Rigné à Rougé ; Gilbert Maheux, Laurent Émile, Paul Jollen, Yvette Lerat, Annick Lerat. (Suite).

Le facteur faisait 40 km à vélo pendant sa tournée. Le vélo était crotté, il faisait les commissions sous tous les temps. Le facteur avait son casse-croûte, un costume avec un képi.
Il y avait deux carrons à Rigné qui faisaient les charrettes, les brouettes, les hangars, les cercueils, réparaient les tonneaux (spécialiste pour refaire les cercles de barriques comme le Père Peltier qui est resté une semaine à la maison). Le bois de châtaignier était employé (bois de pays) pour fabriquer les charrettes (1 à 2 mois de travail). Les roues de la charrette étaient faites entre le charron et le forgeron, le charron faisait la structure en bois, le forgeron faisait le cercle en fer et il fallait beaucoup d’eau pour le refroidissement du fer. On buvait le cidre à la cave. Il fallait taper sur le cercle de la roue de charrette car celui-ci arrivait droit et on devait le cintrer à la main puis on soudait. Cela faisait un poids de 100 kilos. On réparait les roues qui en vieillissant avait un jeu entre le bois et le cerclage ; il fallait raccourci le cercle retaillé le cercle et ressoudé. On prenait des pinces pour manipuler. Le cercle était plus petit que la roue et en chauffant le cercle il s’allongeait de 3 cm au moins. On mettait des serres- joints partout. Le forgeron entretenait les charrues (soc) réparait les vélos. Son père s’et installé en 1930, s’est marié en 1932 et l’électricité a été installée en 1938 mais que pour la forge. Il faisait dépôt de pain et dépôt de bouteilles de gaz.
Il y avait des courses à Châteaubriant.
Dans les épiceries on achetait que le café et le sucre. Les femmes vendaient leur beurre et les œufs dans les épiceries de Châteaubriant. On vendait aussi la volaille, les cochons vivants à un marchand. Pour les petits cochons, on les vendait nous même dans un filet appelé « benotte » pour le mettre dans la charrette et pour ne s’abime pas. On vendait quelques poulets.
La vente se faisait le mercredi à Châteaubriant, place de la Motte. Le lundi (con père était chasseur), on vendait le gibier. Un « ragos » est un chêne auquel on a coupé la tète et auquel il ne reste qu’une branche.
Le mercredi on voyait le passage des gens qui allaient à la foire de Béré.
Rigné était un village indépendant.
Pendant la guerre, ils allient chercher le pain à Rougé mais ils étaient mal informés et les données étaient données à la sortie de la messe avec le crieur qui faisait les annonces à la sortie de la messe ; c’était louis Renaud secrétaire de mairie et c’était le seul moyen d’informations.
La première voiture au grand Rigné a été acquise par le Père Mahé une Celta 4 avant la guerre ; il emmenait les gens à l’Hôpital Saint Jacques pendant les années 1950 (pendant la guerre, sa voiture n’a pas roulée).
Avec le développement des tracteurs, le nombre de maréchaux-ferrants ont diminué. Quand il est rentré du service militaire, il est rentré chez Huard.
Dans les années 60 on regardait à la télévision les feuilletons avec Anouk Aimée, Thierry La fronde. La télévision était précieuse et cachée par une housse. L y avait un banc pour les enfants pour qu’ils ne regardent la Piste aux étoiles.

Pour attacher les chevaux en attendant qu’ils ne soient ferrés il y avait des boucles le long du mur près des cafés à Rigné. Il y avait aussi un boucher autrefois, 2 charrons, 2 cafés, un forgeron. Il y avait dans le café de Madeleine le seul téléphone public.
Un bal avait lieu avec un phonographe un accordéon chez Nathalie Huron. Les jeunes organisaient de bals dans les champs.
A la kermesse, le village de Rigné faisait un char. Les gens de Rigné allaient à l’école à Châteaubriant.

Huard était le plus gros employeur du pays et ils employaient beaucoup d’anciens employés de ferme, d’ouvriers agricoles, de manœuvre (il y avait 1200 ouvriers chez Huard). Il a été démonstrateur chez huard pendant 8 ans puis il est devenu représentant.

M. Maheux agriculteur était aussi marchand de bestiaux comme son père. On se levait à 2 ou 3 heures du matin au départ avec des chiens, et on ramenait par la route les bêtes achetées sur 20 à 30 km, les bêtes étaient livrées sur pied jusque dans les années 1960, et le toucheur était payé pour ramener le troupeau). La confiance existait il suffisait de se taper dans la main et le contrat était fait. Il y avuait la parole tenue de la blouse noire. Au village de Rigné, il n’y a plus de fermes. Il y avait une solidarité au temps des battages (coup de main pour la batteuse venant de Châteaubriant). Quand la sage-femme n’arrivait pas la voisine venait et on accouchait ainsi. Pour les morts, on les habillait.


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