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Marée noire, colère rouge [10102]

1978 précisément | René VAUTIER

Film professionnel | Bretagne

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    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 01:02:41
    • Coloration
    • Couleur
    • Format durée
    • LM - Long métrage
    • Format original
    • Film 16 mm
    • Son
    • Sonore
    • Descripteurs
    • Amoco Cadix (bateau) - Bretagne - Marée noire (pollution)
Le document s'ouvre sur une relation minutée de l'accident du pétrolier et de ses conséquences, et dénonce d'entrée le racket pratiqué par les remorqueurs allemands de haute-mer tandis que la caméra balaye le littoral en s'attardant sur des clapotis huileux, oiseaux mazoutés, etc... Face à cela, la colère du peuple breton et des élus locaux qui ne furent jamais consultés. Les réactions sont multiples et vont du suicide de pêcheurs ruinés à la prise de conscience et à l'analyse politique d'experts scientifiques locaux, en passant par des manifestations de colère des cultivateurs, lycéens, étudiants. Tous avaient des solutions pratiques et efficaces pour enrayer la marée noire ; aucun n'a été écouté. fiche ARIA n°333
René Vautier (Camaret 1928 - Cancale 2015)
Né le 15 janvier 1928 à Camaret, il mène sa première activité militante au sein de la Résistance à l’âge de 16 ans, ce qui lui vaut plusieurs décorations. Après des études secondaires au lycée de Quimper, il est diplômé de l’IDHEC (Institut des Hautes Études Cinématographiques) en 1948, section réalisation. Sa vie, marquée par un engagement sans faille, pourrait se résumer à autant d'années de combats et de résistances cinématographiques.

En 1950, la réalisation du court-métrage Afrique 50 lui vaut une condamnation à un an de prison. Ce film reçoit la médaille d’or au festival de Varsovie. Le film sera interdit pendant plus de quarante ans.
Engagé en Afrique sur divers tournages, il rejoint le maquis algérien. Directeur du Centre Audiovisuel d’Alger (de 1961 à 1965), il y est aussi secrétaire général des Cinémas Populaires.
De retour en France, il fonde (en 1970) l’UPCB (Unité de Production Cinématographique Bretagne) dans la perspective de « filmer au pays ». En 1973, il entame une grève de la faim de 31 jours pour protester contre la censure politique vis-à-vis du cinéma. Il sera soutenu par Claude Sautet, Alain Resnais, Robert Enrico. En 1974 il reçoit un hommage spécial du jury du Film antiraciste pour l’ensemble de son œuvre.
Il fonde en 1984 une société de production indépendante « Images sans chaînes ». Il a reçu en 1998 le Grand Prix de la Société Civile des Auteurs Multimédias pour l’ensemble de son œuvre.
Parmi ses nombreux films nous pouvons citer : Avoir vingt ans dans les Aurès (1972 - Prix de la critique à Cannes), La Folle de Toujane ou comment on devient un ennemi de l’intérieur (1973), Quand tu disais Valéry (1976), Quand les femmes ont prix de la colère (1977), Marée noire et colère rouge (1978), Voyage en Giscardie (1980).

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