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Films
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chutes 1 [17189]

Albert WEBER

Film amateur
    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 00:45:24
    • Coloration
    • NB et Couleur
    • Format durée
    • CM - Court métrage
    • Format original
    • Film 16 mm
    • Son
    • Muet
    • Descripteurs
    • Afrique - Algérie - Armée - Champ cultivé - Colonie française - Colonisation - Coucher de soleil - Mosquée - Travaux routiers
(NB) Main sur une carte imprimée de l’Afrique, zoom sur le « Grand ERG oriental ». Seconde carte retracée à la main avec les principales villes, zoom Niger.
(Coul.) Sahara, stèle avec un portrait d’homme. Hamadas (canyon), dromadaires, djebels, petites habitations, rochers, palmiers. Ardoise avec dessins de pieds, de dromadaires et signes d’écriture dans l’Air. Touaregs en groupe, ville, addax, tentes touaregs. Travaux dans les champs entourés de palmiers, cours d’eau. Nombreux enfants, mouches sur leur visage. Des femmes ramassent la paille. Une personne marche dans le désert.
(NB) Enfants et dromadaires, les garçons prennent de l’eau dans une fontaine et font boire les montures. Des Touaregs sur dromadaires en deux colonnes. Militaires de l’armée française. Dromadaires en rang. Forêt de palmiers dans le désert.
(Coul. et NB) Champ de terre.
(NB) Camion de marque SATT sur une route, deux personnes avec un âne. Le conducteur du camion monte dessus, un enfant français sourit à l’intérieur. Intérieur ville Agadez, grand marché.
(Coul.) Désert. Fontaine en arrière-plan ville. Mosquée. Jarres et autres poteries cassées sur le sol. Hommes et femmes dans les rues de la ville. Trois ânes, rue pleine de monde. Oiseau sur un rocher. Entrée d’une ville avec drapeau français flottant. Quatre ânes et un cheval tournent en rond pour écraser du blé, un homme les guide et un autre ramasse à la fourche. Arbres en fleur. Un homme frappe un pilier de bois avec un marteau, le haut tombe. Bâtiment blanc. Terrain plein de pierres. Arbres divers, rues dans l’ombre. Métier à tisser.
(NB) Enfants portant des taguias. Dromadaires transportant diverses choses. Un homme se fait raser les cheveux par un vieux barbier qui pose deux tubes sur sa nuque rasée dans lesquels il souffle. Camions.
(Coul.) Intérieur voiture, route. Trois panneaux routiers « Vous devez » « Ralentir avant le croisement » schéma « Gardez la priorité », route ensablée. Un homme ramasse le sable, tracteur sur la route. Poteaux routiers, image de famille, enfant le visage plein de mouches.
(NB) Panneau « Plateau du Tadmaït » dans le Sahara algérien. File de camions. Vieille femme magie noire avec plomb fondu, dans une tente, elle récite une incantation. Un homme chante, il est entouré de tout un groupe, ils ont des tambours avec des dessins, les frappent avec des baguettes, certains jouent d’un instrument. Ils dansent en rond. Une femme porte des fleurs non loin.
(Coul.) Danse d’hommes avec des fusils, quelques-uns ont des instruments de musique. Ils tirent à terre et cela crée un grand nuage de fumée. Mosquée, ville, tour du muezzin. Une femme française se promène dans un jardin. Des Touaregs, militaires français, drapeaux français. Quatre hommes touaregs dans leurs vêtements bleus, avec des dromadaires. Ils les montent. Camp Touareg. Costumes traditionnels rouges avec médailles. Soleil couchant.
(NB) Camion transportant des bidons et autres conteneurs sur une route. Ville, famille dans une piscine, joue. Travaux, engin « Benoto ». Un engin avec un godet prend de l’eau et de la boue et les rejette plus loin. Mécanisme de l’engin. Les hommes sur le chantier fument. Coulée d’eau/boue sur pierres. Palmiers et plantes. Femme française dans une ville, se promène, arrière-plan poteaux électriques. Camions, changement de pneus, dépeçage d’une antilope, huile, essence.
(Coul.) Légère plongée sur le paysage vu de la fenêtre d’un avion.
(NB) Légère plongée paysage vu de la fenêtre d’un avion.
(Coul.) Légère plongée paysage vu de la fenêtre d’un avion. Bâtiment, enfant souriant. Plantes, feuilles. Enfant français et enfant nigérien. Village. Camion plein de soldats français armés. Des généraux se saluent, en arrière-plan des autochtones observant.
(NB) Dromadaires chargés, dans une rue. Travaux déblayage terrain.
Albert Weber, un cinéaste amateur sur tous les fronts.

Albert Weber est né en 1905 à Thann, dans le Sud de l’Alsace. Il suit des études de médecine et s’oriente vers la chirurgie-dentaire. En 1925, il incorpore les services de santé de l’armée à Lyon, avant d’être envoyé à Beyrouth l’année suivante. En 1936, il part pour l’Algérie dans le cadre d’un nouvel engagement auprès de l’Armée française, notamment pour l’Hôpital de Laghouat. Plus précisément, il est conventionné par l’Armée pour des missions médicales dans le M’Zab. Il s’agit d’une région berbérophone au nord du Sahara algérien, à environ 400 km d’Alger, traversée par un oued (fleuve) éponyme, d’une superficie d’environ 8000 km2 et de près de 200 000 habitants environ, dont la ville principale est Ghardaïa. C’est là qu’il commence à filmer en amateur et rencontre également sa future épouse, Andrée, institutrice d’origine bretonne.

Durant les vingt-six années passées en Algérie, Albert Weber filme énormément, la région lui servant en quelque sorte de laboratoire pour apprendre et se perfectionner. Il utilise d’abord le 9,5 mm noir et blanc, par la suite il s’adapte aux nouveautés sur le marché de l’audiovisuel amateur. En 1942, il change son format de film au profit du 16mm, d’abord noir et blanc puis en couleur. Grâce à sa caméra, Albert Weber se place, dans la région de Laghouat, au sud de l’Algérie, comme une véritable figure du cinéma amateur. Par ses films, nous pouvons aisément connaître sa vie et ses engagements car il filme dès qu’il en a l’occasion. Ainsi, il tourne un peu sur tous les fronts, de l’armée aux cultures sahariennes vues par un œil européen en passant par la médecine, l’urbanisme ou encore ses engagements associatifs.

Certains films ont également été utilisés pour financer des œuvres caritatives, telles que la Croix-Rouge ou l’Association des Amis du Sahara, et d’autres récompensés, comme par exemple Images Sahariennes (1949), premier prix de cinéma amateur, ainsi que Missions Ophtalmologiques la même année. Dans les années cinquante, Danses du Sud est primé à un festival d'Alger. Étrangement, Albert Weber ne filme pas ce qui pourrait se rapporter directement à la guerre d’Algérie, qui est un peu moins présente dans le sud de l’Algérie, alors que de nombreuses images sont tournées au cœur de défilés militaires, dont un quelques mois après l’indépendance.

Dès 1963, quelques mois après l’indépendance, Albert Weber et sa femme sont contraints de quitter l’Algérie, comme de nombreux Français. Ils s’installent tous les deux en Bretagne, à Pontrieux dans les Cotes-d’Armor. Albert Weber continue de tourner des films, en Bretagne et ailleurs en France, notamment en Alsace, sa terre natale. Durant les dernières années de sa vie, il s’engage un peu plus dans la commune. Il siège au Conseil municipal de Pontrieux dès 1965 et est élu maire divers gauche entre 1971 et 1983. Il y vit jusqu’à sa mort et la petite ville se retrouve au cœur d’un certain nombre de films, comme Laghouat l’était lorsqu’il vivait en Algérie. En 1984, il range définitivement sa caméra après le carnaval de Pontrieux, ville où il décède en 1992.

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