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Films
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Ces images de la visite de Jean Marin à Douarnenez et des maquis du Finistère, ont été tournées par Camille Guyader, membre de l’Organisation armée de la Résistance (O.R.A.) de Douarnenez, qui sera rattachée en 1944 aux F.F.I.
Certaines ont pu être tournées en immersion.
Camille Guyader serait entré en clandestinité en avril 1944, selon son témoignage écrit archivé au pôle Jean Moulin et celui de sa fille, il aurait rejoint Quéménéven et la presqu’île de Crozon l’été 1944.

Après quatre jours de combats contre la résistance locale, les troupes allemandes se retirent de Douarnenez le 8 août 1944 au matin. Probablement le 13 août, Jean Marin (né Yves Morvan), résistant, officier de la Marine, natif de Douarnenez, rend honneur aux troupes de la résistance et prononce un discours devant la population. Dans les rues, la résistance défile.

EXT. Jour, Douarnenez.

Arrivée d'un véhicule, un drapeau français accroché sur le capot. 
Deux hommes armés de fusils, en tenue de résistant (calot orné de la croix de Lorraine, cartouchière pour l'un d'eux), discutent. Ils reculent d'un pas et posent devant la caméra. Focus sur leur équipement militaire (panoramique).
Un homme de la résistance (plan poitrine). Derrière lui, des combattants de la résistance au seuil d'un bâtiment. L'un d'eux sourit à la caméra levant le pouce en signe d'approbation.


Portrait d'un résistant et de son armement (fusil, cartouchière) (plan américain). L'homme fait un geste avec son bras droit en direction de la caméra.
Jean Marin en costume de cérémonie d'officier de la Marine, en compagnie de cinq hommes en civil, lit un papier, puis il marche dans la rue d'un pas résolue.
Panoramique de la population massée de part et d'autre d'une rue.
Jean Marin, accompagné de deux résistants, d'un officier de l'armée, d'un homme en civil, avance au milieu de deux rangées de spectateurs. Il reconnaît un familier, il s'approche de lui, lui serre la main chaleureusement, l'embrasse (bises), lui serre à nouveau la main, reprend sa marche, salue militairement la foule.

Jean Marin est vu de profil à la tribune située en hauteur avec son entourage, la foule en contrebas. Il s'adresse tête nue à la population (plusieurs plans). Alternance de plans et d’angles de prise de vues de la tribune, de la foule, et des colonnes de résistants.
Jean Marin s'adresse à un auditoire en demi-cercle (en arrière-plan, une façade ornée d'une publicité « TONIQUE QUINQUINA ») (PL). Des colonnes de résistants ont pris position entre la foule et la tribune dans le périmètre du demi-cercle (vues plongeantes).
Panoramiques de la foule.
Des combattants armés à la tribune assurent la sécurité de Jean Marin. Un homme coiffé d'un béret en chemise rayée est vu de dos regardant la foule (PR).

Jean Marin prononce son discours (en arrière-plan une publicité « BYRRH » peinte sur la façade d’un bâtiment (sujet surexposé, effet silhouette, contre-plongée).
À ses pieds, sa casquette posée sur un bouquet de fleurs.
Jean Marin s'adresse à la population, le clocher d'une église dans le champ de la prise de vue.
À ses côtés, sa garde rapprochée fait face à la foule en contrebas (panoramique).
Jean Marin (surexposé, effet silhouette) parle à son auditoire avec force et énergie, rythmant son discours par de grands gestes de son bras droit. En arrière-plan, la façade ornée d'une publicité « BYRRH » (hors-champ partiel). (PR).
Vue plongeante sur la foule qui l'écoute attentivement (plusieurs plans, panoramiques).

Jean Marin remet sa casquette, puis chante en faisant le salut militaire, puis se prépare à quitter la tribune tout en discutant avec un officier militaire (contre-plongée).
Sur la place, les colonnes de résistants. Jean Marin marche à leur côté.
Passage d'une colonne de résistants. La population applaudit.
Jean Marin rend honneur à la résistance saluant militairement les colonnes de résistants (Plongée) (PG), Certains résistants présentent les armes (en tête de la colonne), la plupart ne sont pas armés.

Devant l'hôtel de ville, des résistants et un gendarme montent la garde. Derrière eux des officiels civils.
Horloge de l'Hôtel de ville, trois heures moins cinq (14h55) (PR).
Au balcon de l'hôtel de ville, pavoisement en cours par deux F.F.I.
Au balcon de l'édifice municipal, un officier entouré de deux officiels civils et, de trois résistants faisant le salut militaire (contre-plongée). Dans le même temps, le drapeau français lâché en étendard se déploie et flotte au vent.
La population dans les rues et aux balcons des immeubles (Plongée).

Jean Marin, dans une tenue différente de celle de la précédente séquence (uniforme spencer, veste courte avec cravate et pantalon à pinces), précédé par deux F.F.I armés de mitraillettes, avance dans la rue, faisant le salut militaire et discutant avec un homme souriant (à identifier). (PR).

Un groupe de résistants. Ils posent. L'un d'eux, tenant une mitraillette Sten, sourit face à la caméra (PANO)

Quatre hommes au balcon de l'hôtel de ville, un homme fixe solidement le drapeau français au balcon (contre-plongée), puis vue sur la foule (plongée), puis le balcon vide. Le drapeau en bas du mât repose sur le garde corps (contre-plongée).
La foule dans la rue (plongée). Des femmes portent la coiffe de tulle « Penn Sardin » des ouvrières de Douarnenez.
Les hommes du balcon sortent de l'hôtel de ville, ils sont applaudis par la population.

Une femme de profil sur un balcon avec un petit garçon (environ 2 ans) (PR).
Portrait d'une fillette sur un balcon (environ 7 ans) avec des rubans dans les cheveux. Elle sourit (PR).
La fillette s'approche du petit garçon, lui fait un bisou (PR).

La population dans la rue (plongée).
La façade pavoisée de l'hôtel de ville, le drapeau flottant (vue partielle) (PR) (contre-plongée).
Devant l'hôtel de ville des résistants armés et un photographe.

La foule (PANO).
Visage d'un homme (GP).

Portrait. Une délégation dont Jean Marin vêtu de la tenue de cérémonie d'officier (costume) sur les marches de l'hôtel de ville pose. Ses membres descendent les marches en discutant.
Un homme siffle dans un sifflet. A côté, un homme de la résistance sourit.

Portrait des deux enfants.

Un cortège funéraire avec un prêtre marchant devant la population. Un véhicule militaire en stationnement dans la rue (plongée).

(En août 1944, des poches d’occupation allemandes subsistent. La résistance française poursuit les combats dans l’ouest du Finistère vers la Presqu'île de Crozon)

EXT Jour, Commune (à identifier)

Trois résistants armés sont assis sur un muret dans un village. Devant le muret, une borne de direction indique : Douarnenez 12 km (borne Michelin GC 47) et Châteaulin 14 km (borne michelin GC 7 A).
Un groupe d'hommes, des résistants, de tout âge et de toutes conditions sociales, semble attendre. Un tout jeune homme bien coiffé en civil, portant des lunettes et une veste, des hommes en tenue de maquisards coiffés du calot et fumant la cigarette, un jeune homme tient un gobelet en métal, le retourne, tout en parlant, il est souriant et paraît plaisanter. À côté du groupe, le panneau : « Crozon : 29 km », puis la borne Douarnenez 12 km (borne Michelin : GC 47) et Châteaulin 14 km (borne Michelin : GC 7 A) (panoramique).

Un jeune scout avance vers la caméra, il sourit à son bras, le brassard portant l'inscription F.F.I
Un groupe de jeunes hommes observe quelque chose. L'un d'entre eux tient un petit carnet de notes et un crayon.
Panoramique, des piliers de bois implantés dans un champ.
Deux hommes marchent fusil à l'épaule dans une rue du village en tenue militaire, coiffés d'un casque.
Panoramique. Dans un champ, un groupe de résistants, une ou deux charrettes d'artillerie, un jeune résistant posté devant le canon 
Un homme fait un demi-tour sur lui-même pour s'avancer vers la caméra. Il sourit.
Vue sur l'arrière du canon où il est écrit Saint-Anne-La-Palud, présence également du blason F.F.I.
Portrait. Visages de trois résistants filmés à travers le tube du canon.
Deux résistants nettoient l'intérieur des tubes d’une charrette d’artillerie.
Des hommes s'affairent autour d'une charrette d'artillerie. Un drapeau français sur un mât (PE).
Deux hommes, l'un d'eux regarde la caméra et sourit (PR).
Un panneau « poste de secours ».
Un camion militaire américain portant une inscription “USA 401033 13 S” contient des jerricans. Un groupe de jeunes, assis ou debout près du camion, dont deux jeunes filles adossées à la remorque.

EXT jour. Telgruc (Telgruc-sur-Mer)

(Le 3 septembre, l'aviation américaine bombarde Telgruc, occasionnant de nombreuses destructions et la mort d'une centaine de personnes).

Le panneau « Telgruc » à l'entrée de la commune.
Différents plans des destructions partielles ou totales et des ruines (maisons, rue, traces noires d'incendie). Des hommes armés en patrouille (PANO).
Les destructions de l'église et aux abords de l'église.
Un homme tenant un fusil devant un panneau de direction Quimper 41 km et Châteaulin 24 Km .
Panorama des destructions (Enseigne « le petit louvre »).
Le cimetière bombardé. Les décombres provenant de stèles et monuments funéraires. Une automobile calcinée dans les décombres près du cimetière.
Un engin d'artillerie resté sur place. Les munitions au sol.

Ext. Jour Douarnenez

précédés de leur porte-drapeau (drapeau français), Jean Marin en tenue d'officier de cérémonie, accompagné de deux représentants de l'armée (résistance et armée régulière), des gendarmes, des hommes en civil,
Grande rue de Douarnenez pavoisée de drapeaux français (en arrière-plan l'église). Jean Marin en tenue d'officier de la Marine, suivi des groupes de la Résistance, avance au pas de marche militaire cadencé.
Plusieurs plans et angles différents du défilé militaire.

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