Depuis avril 2009, Entrefil, la newsletter de la Cinémathèque de Bretagne vous tient informé mensuellement des activités de la Cinémathèque en matière de collectages, diffusions culturelles, expositions ou documentaires utilisant nos archives.
La Cinémathèque de Bretagne fête ses 40 ans ! #3
Pour célébrer les 40 ans de la Cinémathèque de Bretagne, l’association collabore avec quatre étudiantes du Master Patrimoines et musées de l’Université de Bretagne Occidentale - Pôle Pierre-Jakez Hélias de Quimper dans le cadre d'un projet tutoré, afin de mettre en avant les acteurs du patrimoine audiovisuel. Dans cette optique, Alice Audinet, Rose Lagadec, Eloïse McDonaugh et Alicia Sagorin vous proposent de découvrir cette troisième lettre d'information, composée de deux entretiens et d’un film coup de cœur de l'une d'entre elles.
Jean-Baptiste Masson, chercheur dans le domaine du son, qui a enquêté sur les chasseurs de son, nous a rencontré pour évoquer son travail en partenariat avec la Cinémathèque de Bretagne afin de rédiger un manuel de restauration du son dans le cinéma amateur. Nous échangeons avec lui au sujet de l’importance du son dans l’audiovisuel et dans le patrimoine. Durant cet entretien, il nous partage sa passion pour la conservation particulière du son, l’enquête hasardeuse de récupérer du son sur des bobines d’amateurs, et s’enquiert de l’archéologie du son, et des bruits du quotidien souvent perçus comme parasites, mais qui sont en fait, des mines d’or du patrimoine et de l’ethnographie.
Nous avons rencontré Michèle, bénévole à la Cinémathèque de Bretagne, auparavant gestionnaire de données à l’IFREMER. Elle nous raconte son travail en tant que bénévole dans l’association, ses actions pour le patrimoine et sa relation avec le cinéma amateur et la conservation. Au sein de la ruche de la Cinémathèque de Bretagne, Michèle effectue un travail de numérisation des fiches d'inventaire des différents dépôts, afin de récolter leurs informations et de les mettre dans la base de données. Ce travail consiste donc à retrouver les traces manuscrites concernant des dépôts, comme des étiquettes, des notes griffonnées à la hâte, parfois sur des cartons, afin de pouvoir rassembler les pièces d’un puzzle, pour pouvoir documenter et contextualiser les fonds numériquement.
Pour vous inviter à la découverte de pépites des collections, nous vous proposons dans cette rubrique un film coup de cœur de l’une des étudiantes : aujourd’hui, Rose Lagadec nous partage un film plein de soleil, et qui sent bon les vacances.
J’ai choisi comme coup de cœur le film amateur intitulé San Benedetto, filmé en août 1960 par André Malvaux.
Ces images représentent une famille en vacances à la plage à San Benedetto qui est située dans la province d’Ascoli Piceno, dans la région des Marches en Italie centrale. Il nous illustre de parfaites vacances à l'étranger au bord de l’eau en famille dans les années 60. On y retrouve des scènes de baignade, de bronzage, de pédalo, du paysage maritime, de l’hôtel en Italie mais également le col du Galibier qui fait partie de la chaîne de montagne des Alpes.
Pour les amoureux de la plage, du soleil et des pratiques aquatiques, ce film est parfait pour les illustrer et ainsi voir l’évolution des mœurs, de la mode pour les maillots et des pratiques sportives en vacances avec notamment la représentation d’un ancien modèle de pédalo mais aussi du plongeoir en pleine mer.
Un nouvel article de Bernard Paillard, Aurélie Hess-Miglioretti et Gudrun Ledegen.
Plusieurs articles publiés sur Memoris sont revenus sur le cas de la petite commune bigoudène de Plozévet qui fut l’objet d’une vaste enquête pluridisciplinaire dans les années 1960. Si les films réalisés sur place ont peu donné la parole aux habitants, 300 heures d’enregistrement audio réalisées par Edgar Morin et son équipe leur ont permis de s’exprimer, témoignant de la déferlante modernisatrice de ces années 1960 (...).
NOTRE SÉLECTION
Mercredi 9 septembre à Nantes (44)
L’association Ciné Femmes présente deux films de la réalisatrice bretonne Marie Hélia, très active dans la réussite de la production des femmes au niveau régional et dont les films parlent de ces légendaires femmes du "bout du monde" : les Douarnenistes.
L'usine rouge (1989, 26 min, Lazennec Bretagne/Paris-Brest Productions)
En 1989, c’étaient les derniers moments pour recueillir la parole des sardinières, les femmes ouvrières des conserveries de Douarnenez. Celles-là même qui firent grève en 1924 pour obtenir un salaire décent. Marie Hélia filme, celles qui restent, dans l’intimité de leur foyer ou réunies autour d’une table. Simplement, elle capte les souvenirs et les chants qui les faisaient tenir douze à quatorze heures durant à emboîter les poissons.
Précédé de L'Étoile d’or (1990, 22 min, Lazennec Bretagne).
Portraits de femmes patronnes de café sur le port de Douarnenez. L’histoire passionnante du port à travers leur témoignages.
Samedi 19 et dimanche 20 septembre
À l'occasion des Journées européennes du matrimoine et du patrimoine, les films conservés par la Cinémathèque de Bretagne seront mis à l'honneur, notamment lors de mémoires locales à Plérin, Casson et Locronan.
À Brest, le collectif Boutefeu proposera une animation en sérigraphie à partir des collections de la Cinémathèque pour créer un livret.
À Nantes, les Archives départementales de Loire-Atlantique exposeront 200 photos pour 200 ans d'histoire, ainsi que des appareils photographiques.
Des projections auront également lieu tout le week-end à Pléneuf-Val-André, Savigny-sur-Orge et Cléden-Poher.
Dimanche 27 septembre à Rennes
Un documentaire de Laura Poitras.
En 2013, Edward Snowden déclenche l’un des plus grands séismes politiques aux États-Unis en révélant des documents secret-défense de la NSA.
Sous le nom le code « CITIZENFOUR », il contacte la documentariste américaine Laura Poitras qui part le rejoindre à Hong Kong et réalise en temps réel Citizenfour, un document historique unique et un portrait intime d’Edward Snowden.
Troisième volet de ce que Laura Poitras considère comme un triptyque sur l’Amérique post-11-Septembre, Citizenfour est un thriller documentaire qui éclaire les arcanes d’une affaire politique, informatique et judiciaire.
Le film a obtenu l’oscar du meilleur film documentaire en 2015.
Suivie d’une rencontre avec Christian Vigouroux, conseiller d'État honoraire.
Dans le cadre du cycle Justice(s) organisé par Mirabelle Fréville. En partenariat avec le Musée de Bretagne.
ET AUSSI...
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Le dernier numéro de Bikini magazine vient de paraître avec, entre autres, un dossier spécial consacré aux 40 ans de la Cinémathèque de Bretagne.
Découvrez sur la plateforme Amorce les films tournés en Bretagne conservés par les cinémathèques du réseau Diazinteregio.
Réalisé en 1951 par Robert Ménégoz, Vivent les dockers relate les luttes des dockers durant l'hiver et le début du printemps 1950, filmées à notamment à Rouen, Marseille, Saint-Nazaire et Bordeaux. Des images de Brest sont issues du film "Un homme est mort" de René Vautier. Ce film est conservé par Ciné-Archives.
E 1973 e sav labourerien ha labourerezed an embregerezh LIP a-enep d'ar serradur raktreset. Ac'hubiñ a reont al labouradeg ha produiñ ha gwerzhañ a reont evit o stourm eurieroù ar merk. Dont a ra neuze LIP da vezañ un arouez eus ar stourmoù sokial a vez d'ar mare-se un tammig e pep lec'h e Frañs, kement hag un arouez eus an emverañ.
Diwar c'houlenn al labourerien·ezed e oa bet filmet an darvoud-mañ gant ur sevener a-vicher, Dominique Dubosc. E 2023 en doa divizet fiziañ e filmoù e Gwarez Filmoù Breizh.
En français - En 1973, les salarié·es de LIP se mobilisent à Besançon (voir le film).



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