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A propos de... l'autre détail [10592]

1988 environ | René VAUTIER

Film professionnel

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    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 00:45:00
    • Coloration
    • Couleur
    • Format durée
    • MM - Moyen métrage
    • Format original
    • Film 16 mm
    • Son
    • Sonore
    • Descripteurs
    • 1954-1962 Guerre d'Algérie - Pâris de Bollardière Jacques - Torture - Vautier René
Le 22 juin 1988, René Vautier est jugé pour avoir dit que Le Pen était un présidentiable aux mains sanglantes. Il demande à ce que ce député européen soit traduit devant un tribunal à l'instar de Mr Kurt Waldheim en Autriche. La justice française, la liberté d'expression, les tortionnaires, la guerre d'Algérie... et "un défendeur de la légalité".
Un film d'histoire... et d'actualité que le réalisateur vous appelle à compléter... Interviews de Mr Vidal-Naquet, de Mr Teitgen , Germaine Tillion, colonel Antoine Argoud, Jacques de Bollardière, Rouchaï Cherki Ali.
Raconter l'histoire de l'Algérie, de la période coloniale à son indépendance, par l'usage de l'archive et du témoignage
 
Entre 1980 et 1985, René Vautier enregistre les témoignages de personnes ayant vécu, observé ou analysé le conflit algérien : Mohamed Moulay, Ali Rouchaï, Mohamed Loulli, Germaine Tillion, Paul Teitgen, Pierre-Vidal Naquet, le colonel Antoine Argoud, les généraux Jacques Pâris de la Bollardière et Jacques Massu, mais aussi des anonymes et des victimes de la guerre d’indépendance algérienne. Il envisage de réaliser en images, une autre histoire de la guerre, telle qu’elle n’a jamais été montrée, « une histoire audiovisuelle de la guerre d’Algérie, racontée par ceux qui, Français ou Algériens, l’ont vécue dans leur chair ».
 
Ce projet intitulé Des images pour écrire l’Histoire ensemble ne verra pas le jour en tant que tel. Mais, à la demande des journalistes du Canard Enchaîné accusés par Jean-Marie Le Pen pour un article dénonçant le passé de tortionnaire du député européen, le cinéaste met à la disposition de la justice, une partie de ces rushes comme pièces à conviction devant la 17e chambre correctionnelle en 1984. Il réalise alors A propos de l’autre détail, un film d’histoire et d’actualité à partir des témoignages de victimes algériennes torturées pendant la guerre. À mesure que ces témoins disparaissent, leurs récits deviennent des archives précieuses pour écrire une histoire commune franco-algérienne.
 
Amnistie ou amnésie : Vautier face à la justice
 
Une analyse de A propos de… l’autre détail éclaire le parcours militant de René Vautier dans ses démêlés avec la justice française. Le 22 juin 1988, le cinéaste est jugé pour avoir dit que Jean-Marie Le Pen était « un présidentiable aux mains sanglantes ». Il demande à ce que cet homme politique, alors député européen, soit traduit devant un tribunal à l’instar de Kurt Waldheim en Autriche.
Ce documentaire, à la fois d’histoire et d’actualité, convoque Pierre Vidal-Naquet, Germaine Tillion, le colonel Antoine Argoud, Rouchtaï Cherki Ali. C’est l’occasion pour le cinéaste d’évoquer des sujets sensibles : conflit algérien, torture, relations de la France à son passé troublé et la liberté d’expression. Mais ce film fait l’objet d’un montage, une sorte de synthèse car plusieurs kilomètres de pellicules ont été saccagés en 1984. Or, René Vautier avait filmé entre 1980 et 1985 plusieurs heures pour un projet qui devait s’intituler Des images pour écrire l’histoire. Pour lui, L’ardeur mise à détruire ces témoignages conforte l’idée qu’il est nécessaire de les diffuser. On assiste là à une réflexion sur les conséquences des lois d’amnistie sur l’écriture de l’Histoire, initiée très tôt par Henri Alleg et Pierre Vidal-Naquet. On sait aujourd’hui que la reconnaissance par l’Assemblée nationale française de l’existence d’une « guerre » en Algérie date de 1999, soit 37 ans après la fin de la guerre ! Il est aussi pertinent d’inscrire le film A propos de l’autre détail dans l’histoire de l’élaboration de lois d’amnistie commencée dès les accords d’Evian et concrétisée par deux décrets signés le 22 mars 1962 et cinq ordonnances publiées au mois d’avril.
 
Dans cette même perspective, l’amnistie pénale des militants de l’Algérie française et de l’Organisation de l'armée secrète (AOS) est réalisée par trois lois promulguées le 23 décembre 1964, le 17 juin 1966 et le 31 juillet 1968. Cette histoire montre, en effet, que tout débat sur le conflit (auquel participe ici René Vautier) est muselé par des sanctions pénales.
 
 
Entretiens de Germaine Tillion et Rouchaï Cherki Ali
Extraits du film de René Vautier

                

René Vautier (Camaret 1928 - Cancale 2015)
Né le 15 janvier 1928 à Camaret, il mène sa première activité militante au sein de la Résistance à l’âge de 16 ans, ce qui lui vaut plusieurs décorations. Après des études secondaires au lycée de Quimper, il est diplômé de l’IDHEC (Institut des Hautes Études Cinématographiques) en 1948, section réalisation. Sa vie, marquée par un engagement sans faille, pourrait se résumer à autant d'années de combats et de résistances cinématographiques.

En 1950, la réalisation du court-métrage Afrique 50 lui vaut une condamnation à un an de prison. Ce film reçoit la médaille d’or au festival de Varsovie. Le film sera interdit pendant plus de quarante ans.
Engagé en Afrique sur divers tournages, il rejoint le maquis algérien. Directeur du Centre Audiovisuel d’Alger (de 1961 à 1965), il y est aussi secrétaire général des Cinémas Populaires.
De retour en France, il fonde (en 1970) l’UPCB (Unité de Production Cinématographique Bretagne) dans la perspective de « filmer au pays ». En 1973, il entame une grève de la faim de 31 jours pour protester contre la censure politique vis-à-vis du cinéma. Il sera soutenu par Claude Sautet, Alain Resnais, Robert Enrico. En 1974 il reçoit un hommage spécial du jury du Film antiraciste pour l’ensemble de son œuvre.
Il fonde en 1984 une société de production indépendante « Images sans chaînes ». Il a reçu en 1998 le Grand Prix de la Société Civile des Auteurs Multimédias pour l’ensemble de son œuvre.
Parmi ses nombreux films nous pouvons citer : Avoir vingt ans dans les Aurès (1972 - Prix de la critique à Cannes), La Folle de Toujane ou comment on devient un ennemi de l’intérieur (1973), Quand tu disais Valéry (1976), Quand les femmes ont prix de la colère (1977), Marée noire et colère rouge (1978), Voyage en Giscardie (1980).

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