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Berlin Vichy Bretagne [22923]

2010 précisément | Hubert BÉASSE

Film professionnel | Bretagne

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    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 00:52:00
    • Coloration
    • Couleur
    • Format durée
    • MM - Moyen métrage
    • Format original
    • Son
    • Sonore
    • Descripteurs
    • 1939-1945 Seconde Guerre mondiale - Berlin - Bretagne
« …Il existe des moyens d’obtenir la décomposition intérieure de n’importe quel état, de façon à le vaincre ensuite sans effort. Cette démolition d’un pays n’est qu’une question d’argent et d’organisation… » - Adolf Hitler

Dès son accession au pouvoir en 1933, Hitler va encourager toutes les tentatives de déstabilisation à l’encontre de la France. La question des minorités régionales (alsaciennes, basques, bretonnes) retient particulièrement l’attention des services secrets allemands. Ils y décèlent un défaut dans la cuirasse du jacobinisme français. À partir de 1933, des agents du Reich – sous couvert de missions ethnologiques - entrent en relation avec les principaux chefs du P.N.B. (Parti National Breton) Olivier Mordrel et François Debeauvais. Les idées s’échangent. Les liens se tissent. Des armes seront livrées…
Le gouvernement Daladier va mettre un terme brutal à ces tentatives de déstabilisation. Condamnés à mort pour intelligence avec l’ennemi, en 1939, Mordrel et Debauvais se réfugient en Allemagne. A Berlin, ils sont accueillis à bras ouvert. Les autorités mettent à disposition bureaux et secrétaires. Tout ce qu’il faut pour donner lustre et apparence au « Gouvernement Breton en exil ».
Dès Juin 40, le Reich saura remercier ceux qui ont choisi le « bon camp ».
Si la tentative de proclamation de l’indépendance de la Bretagne est brutalement stoppée (afin de na pas froisser Vichy). La rencontre de Montoire et son « J’entre dans la collaboration » ne viendront guère troubler les excellents rapports entretenus avec les nationalistes bretons.
Si sur le plan politique, l’occupant impose une relative discrétion, sur le plan culturel, les relations sont au zénith. Journaux, revues en langue bretonne sont financés par l’occupant. Cerise sur le gâteau, une radio en langue française et bretonne voit le jour. L’occupant a vu grand : La radio emploie plus de 100 collaborateurs (dont un orchestre symphonique). Il a nommé au poste de directeur des programmes en langue bretonne Louis Nemo, mieux connu sous le pseudonyme de Roparz Hemon. Travailler pour l’occupant ne le dérange guère : la Bretagne peut enfin faire entendre sa culture et bien sûr sa voix.
Mais, quel est l’intérêt pour les autorités d’occupation à aider ces nationalistes Bretons ? La raison en est simple : C’est un excellent moyen de pression sur Vichy. Le maréchal a peur de ce séparatisme breton sous protection allemande. Un séparatisme qui ridiculise la France que le Maréchal prétend reconstruire. Pétain le sait, les allemands le savent, le jeu de dupe va commencer dès juin 40 : Il va durer toute l’occupation et tous les coups seront permis…

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