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Commune de Couffé 7 [27669]

2002 précisément

Film professionnel | Bretagne

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    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 02:26:50
    • Coloration
    • Couleur
    • Format durée
    • R - Rushes
    • Format original
    • Vidéo montage
    • Son
    • Sonore
    • Descripteurs
1810W17 : Couffé 7, cassette DVCAM, interview de Fernande Grimaud, Marie-Antoinette et Marie-Thérèse Maindon (le Château de la Roche Jagu, le 5 décembre 2002) ; Marie-Antoinette Maindon (elle seule apparait à l’image), 5 décembre 2002 - 604VM0055

Première partie (01:00:00:00 à 01:59:07:01) :
Interview de Fernande Grimaud du lieu dit la Litière (5-12-2002),

Fernande Grimaud née Guy (79 ans, née en 1923 à Couffé à La Bitière) s’installe dans sa cuisine rustique. Ses parents étaient cultivateurs (famille de 6 enfants). Les enfants naissaient à la maison. Pendant l’été, pour aller à l’école, elle passait dans le parc du château de La RocheMacé. Elle va à l’école jusqu’au certificat d’études. Elle aurait aimé être infirmière comme sa fille ‘il n’y avait que les riches qui faisaient des études). A 12 ans, elle ne va plus à l’école et reste s’occuper de son neveu à la maison chez ses parents. Vers 13-14 ans, elle fait les vendanges pour s’acheter une paire de chaussures. Il y avait sur la commune un sabotier. Tout le monde avait un peu de vignes. Son mari travaillait à la CANA à Ancenis (auparavant dans une briqueterie à Mésanger, et dans une ferme à Liré). Elle travaillait à la Tourmelière ) Liré dans une Maison d’enfance (s’occupe du réfectoire, effectue les commandes de pain)) et y rencontre son mari. Pendant 4 ans, elle effectue le trajet en motocyclette entre Liré et Couffé. Auparavant, elle travaillait avec son frère à la ferme de ses parents. A Liré, elle travaillait aussi le dimanche et cela était incompatible avec sa vie de famille. Elle quitte son emploi à Liré pour travailler chez M Le Bec au bourg d’Oudon. Elle fait aussi du calibrage de pommes pendant l’hiver, et les brugnons l’été, puis pendant 12 ans, elle travaille chez Émile Denié dans le domaine de la volaille et pratique parallèlement les vendanges. Elle prend des jours pour faire les vendanges chez Bernard de La Roche Macé qui engageait du monde (qui ensuite a pris des terres sur Oudon). Auguste Bauduin de la Mazerie prenait aussi du personnel pour les vendages ; les gens venaient de partout sur 3 semaines, 1 mois.
Avec M de La Roche Macé (1922-2004), elle fait un pari, « si on dépasse les 200 barriques, vous nous payez un bon repas » ; C’est de là que vient les grillades après les vendanges à la Sucrerie chez Bernard de La Roche Macé. Pendant les vendanges, le travail débutait de bonne heure vers 10 heures un café, un repas à Oudon, on mange sur place le repas que l’on a envoyé. Chacun apportait sa nourriture, sauf le dernier jour pendant lequel un repas de grillades était offert par M de La Roche Macé. On chantait au repas. Chacun tenait son rang de vignes. Elle aimait rire avec les jeunes mais n’était pas très radio-lavoir.

Elle chante « Mimosette jolie brunette, petit brin de mimosa, c’est pour toi que mon coeur ». Les chansons étaient acquises sur des feuilles volantes. Son mari chante aussi.

A 60 ans, elle prend sa retraite. Puis elle s’occupe de deux vieilles demoiselles Duplessis à La Ville Jégu (pendant 2 à 3 ans elle leur tient compagnie, leur fait la cuisine, le ménage).

Pour aller à l’école, elle passait par le parc de La Roche où il y avait des tunnels venant du château.

Dans les bois, on ramassait des châtaignes, des champignons (que l’on cachait sous des feuilles le matin et que l’on reprenait le soir en rentrant de l’école.

Christine Carré pose la question de la légende de la clé mère, fée venant faire le travaille la nuit et qui avaient des bœufs. Fernande Grimaud ne la connait pas.

La fête de la Saint Pierre ; dans l’après-midi, on défilait puis on dansait au bas du parc de La Roche ou à la Contrie. La kermesse avait lieu dans le parc de la Roche Macé dans un pré. Pour les chars les personnes étaient déguisées (en alsacienne par exemple). Le pressoir de la Sucrerie était un pressoir à long fût ; le vin pressé allait par des tuyaux vers les barriques au sous-sol. Le soir, on buvait le vin nouveau.

Elle évoque le pont de la Gravelle avec les crues de la rivière.

La chapelle Saint Symphorien

Au lieu dit La Sucrerie, où était le pressoir à long fût de Bernard de La Roche Macé (des tuyaux menaient le vin à la cave en dessous du pressoir), derrière le bourg, on faisait des grillades à la fin des vendanges dans une petite salle. Le soir on buvait le vin nouveau.

Le pont de la Gravelle avait les pieds dans l’eau lorsqu’il y avait une crue.

La chapelle Saint Symphorien ; on y envoyait les enfants qui avaient du mal à marcher en les faisant marcher sur l’autel.

Les Rogations ; 3 jours avant l’ascension du mardi au jeudi avec le dicton suivant, s’il fait beau pour le 1er jour il fera beau pour le foin, s’il fait beau le second jour il fera beau pour la moisson, s’il fait beau le 3eme jour il fera beau pour les vendanges.

Dictons ; quand les moutons sont couchés (vers 9 heures), il allait mouiller sous trois jours. Quand les chèvres courent à l’étable il va pleuvoir.

Dans les champs, il y avait des mares.

Le four à pain ; il y avait souvent en face une mare pour nettoyer le four avec un grand balai (dans sa famille on avait la mare dite « la fosse du four »). Le pain était fait tous les 6 jours avec des bourrées (haies coupées servant de combustibles, il fallait 6 à 7 bourrées avant de mettre le pain). Le bois était réservé à la cheminée (buches et rondins et fagots). Pour faire du pain, on prenait un morceau de levain conservé dans un pot en grès que l’on se passé de ferme en ferme. La pâte était réalisée dans une maie (meuble avec un couvercle en bois) et le lendemain on se levait de bonne heure pour que le pain soit aéré. Puis le pain était mis dans des gèdes (confectionnés avec de la paille de grain) avec un linge au fond, ou des paillasons (pour pain de deux). Le pétrissage du pain était fait par son père. 6 ou 7 pains étaient cuits à chaque tournée. On cuisait aussi dans ce four les pâtés de cochon et le gâteau « alize » (avec un oeuf frais, du lait et de la pâte à pain). Les gèdes étaient mises dans le lit chaud pour faire lever le pain. Des balais en genets permettaient de balayer à l’intérieur du four. Le plafond du four était en brique (prenant une couleur particulière quand il était chaud), les braises étaient mises sur le côté et le pain à cuire au milieu pendant trois quarts d’heures, et l’alize était mise après. La charcuterie était mise à cuire dans des cases. On faisait aussi des petits pâtés ronds.

Pour conserver les saucisses, elles étaient mises dans de l’huile dans un pot en grès. Les saucisses étaient cuites dans la braise. Le lard conservé dans un charnier avec du sel était déalé dans de l’eau chaude avant son utilisation.

Dans la cheminée, on faisait fumer la viande. Le cochon était salé dans le saloir et le jambon assaisonné avec du sel et du laurier. Le jambon pouvait être sécher pour être cuisiné. Lors du repas de boudin, celui-ci était accompagné d’un pot au feu, avec les saucisses et les boudins.

Lors de la tuerie du cochon, on faisait des boudins et le dimanche on invitait la famille à venir les manger.

Pour le travail de la vigne, il y avait de l’entraide avec les enfants. Les hommes faisaient la tournée des caves avec le tirage du vin nouveau (le noa jaune et vert un peu raide). Le noa était facile à cultiver.

Le remembrement a modifié le paysage ; il y a plus de vent qu’avant ; les arbres arrêtaient le vent. Le remembrement a été une bonne chose pour les agriculteurs.

Dans les villages, il y eu de nouveaux habitants.

Il y avait une école privée avec deux classes de filles avec plusieurs niveaux et trois divisions par classe. Il y avait une école de garçons (deux classes) car l’école n’était pas mixte.

Le théâtre était pratiquait par Pierre Chauveau et Michel Guillouat. Au théâtre les filles et les garçons n’étaient pas mélangés et les filles tenaient le rôle de garçon. On chantait.
Il y avait une école publique où se situe le boucher aujourd’hui ; elle n’a pas fonctionné longtemps (y allait le fils du cantonnier).

A l’arrivée de l’électricité, il n’y avait que trois lampes dans la maison, une dans la cuisine, une dans l’écurie et une autre dans la chambre. Dans le bourg l’électricité est installée en 1926. Auparavant les campagnes s’éclairaient à la lampe et à la bougie.

Pendant la guerre, les allemands s’installent au château de La Roche Macé. Le pont d’Oudon est détruit. Pour les enterrements des prisonniers de guerre, elle chantait à l’église (faisait partie du chantre). Elle évoque une mère de famille tuée par les allemands à Ancenis devant la caserne, le marché noir. Il y avait peu d’allemands au bourg. C’est pendant la guerre qie l’on a vu les premiers avions.

La rosetière, le marguiller marquaient la commune. M Gaz jouait de l’harmonium, le chœur était dans le chœur (de nos jours sur le côté gauche).

Elle chante « tu n’as que 16 ans et tu affolais tous les hommes » de Tino Rossi, Riquita, fleur de Java. Elle possède des cahiers de chansons de son père (surtout des chansons de guerre). Son mari aime à chanter le Temps des cerises accompagné d’un accordéon.

Les noces ; elles se pratiquaient dans un hangar où l’on rajoutait des draps, voire un chapiteau. La noce s’étalait sur 3 jours avec le bal le soir, on mangeait les restes avec la famille et les voisins. Un boucher venait (le Père Garnier du bourg). Quand le frère ou la sœur de la mariée n’était pas encore mariée, ce dernier se promenait avec un noeud sur lequel il y avait des bonbons et des fleurs et il fallait qu’il se promène dans la salle avec pendant le repas. Le cortège allait à la messe à pied le matin (pas de charrettes).

Seconde partie (01:59:07:02 à 03:26:50:03) : Interview xs Marie-Antoinette et Marie-Thérèse Maindon (le Château de la Roche Jagu, le 5 décembre 2002) ; Marie-Antoinette Maindon (elle seule apparait à l’image), 5 décembre 2002

Elles sont nées à Couffé en 1930 (pour Marie-Antoinette) et 1931 (pour Marie-Thérèse). Leur père était de Saint Colomban, leur mère de Couffé. Leur père est venu travailler sur Couffé à 18 ans (la ferme de ses parents était trop petite pour les faire vivre). De 1918 à 1940, il travaille au château de La Ville Jégu comme jardinier et chauffeur, pour les de La Roche-Passay chez la grand-tante de M de La Roche Passay, Mlle Hyrigoyen qui vivait là avec sa mère

Leur mère avait toujours vécue avec sa famille, ses parents, son frère et sa soeur (ces derniers vont rester célibataires). Le grand père était tailleur sur mesure et leur grand-mère épicière (magasin d’épicerie repris par l’oncle puis par la nièce Marie-Antoinette). La mère travaillait à la couture avec son père.

Ses parents s’installent à Nantes avec son frère et sa sœur car il n’y avait pas assez de travail à Couffé ; leur père devient sacristain et jardinier, leur mère concierge. Marie-Antoinette est restée avec l’oncle et les grands-parents à Couffé et sa tante. Elle va à l’école jusqu’à 14 ans, puis apprend la couture et tient le magasin (en face de la boulangerie aujourd’hui). Il y avait dans les années vingt 7 épiceries au bourg. Son oncle tailleur vendait des tissus au mètre pour les couturières. Il faisait des chemises d’hommes. Son grand-père tailleur faisait les costumes, les bleus de travail, les costumes de mariage, les costumes de velours. Il n’y avait pas de prêt-à-porter Il y avait un autre tailleur au bourg mais sans enfants. L’oncle a repris la suite du grand-père (il avait fait son apprentissage aux Touches chez un autre tailleur).Sa tante faisait aussi de la couture. En 1940, la famille acquiert une nouvelle maison et transfère le magasin épicerie avec une petite boutique en façade faisant également épicerie, vendant de la vaisselle.

Pour le transport, il y avait le car, le train à Oudon. Marie-Antoinette voyait ses parents tous les trois mois. Tout le monde vivait dans cette maison en famille.

Pendant la guerre, il y eu des problèmes d’approvisionnement de tissus. Leur mère à Nantes allait chez le grossiste (il y en avait un autre à Ancenis) et ramenait le tissu en vélo.
Sa tante allait pendant la guerre en vélo à Ancenis chez le grossiste de tissus avec les tickets de rationnements.
Il n’y avait pas de troc. La famille achetait ses ouefs, son beurre et son lait à la campagne.

A l’époque, les représentants les représentants passaient et les épiciers bougeaient peu. Les épiciers étaient livrés à domicile.
En 1950, au décès de leur tante (d’un cancer), Marie-Thérèse revient à Couffé (elle avait fait un apprentissage de couture chez un tailleur rue Crébillon). Marie-Antoinette s’occupait de la comptabilité et tient l’épicerie à partir de 1951. A cette époque la confection se développe comme l’épicerie (après les années de privations de la guerre). En 1958, elle passe son permis de conduire.

Chaque épicerie du bourg (7 au total) avait leur spécialité, une faisait les chapeaux (chapelière), un autre vendait du tissus au mètre (faisait des blouses d’écoliers et des caleçons d’hommes), la grand-mère Coquet avec un trayon graines. Une repasseuse repassait les coiffes et les dentelles.

Les épiceries vendaient des dentelles et des pressions, des boutons. L’épicerie Maindon a aussi vendu des cols de fourrures pour les manteaux, des boutons de manchettes, des cravates et des chaussettes (tout pour habiller l’homme), de la laine à tricoter (les grands-mères faisaient beaucoup de chaussettes en laine, ensuite c’était des chaussettes toute faites). Par la suite, elle va vendre aussi du matériel pour écolier comme les cartables, la blouse toute faite.

Les gens cousaient leur chemise de nuit en finette. La couturière venait à domicile pour coudre, et beaucoup de personnes cousaient à la machine à coudre. Par la suite les couturières, ont travaillaient chez elles.Ces machines à coudre sont très solides (il suffit de changer la courroie) et sont pratiques pour coudre une fermeture éclair sur un jeans.

Marie-Antoinette n’avait pas appris la coupe ; son oncle coupait et elle faisait les pantalons d’hommes (elle était culottière).

A la campagne, on devenait institutrice (école Normale à Nantes) ou on apprenait la couture, ou on était fille de ferme (on apprenait la broderie).
L’épicerie se développe. La dernière ferme en 1996. La taille des vêtements prend fin quand son oncle part à la retraite (à 65 ans, né en 1910, à 75ans Parkinson).

M Denié a repris l’épicerie de ses grands-parents et était aussi cocassier (épicier effectuant sa tournée en camionnette (achat des œufs et du beurre dans les fermes pour les revendre à Nantes). Il livrait sur la commune, revendait et tuait de la volaille. Par la suite, il est devenu cariste chez Leclerc (a eu un accident).

Les fournisseurs ne se déplaçaient plus. Ils ont profité du boum d’après-guerre en vendant de la vaisselle pour les mariages, des litres de pétrole, des bougies, des gants en dentelles, des gants en peau (grossiste d’Angers). Puis les clients sous allés chez Leclerc (à Ancenis) en dehors de la commune pour chercher leurs marchandises. Les boutiques se sont fermées petit à petit à Couffé. Ce monde périclite dans les années 90. Il fallait vendre un costume sur mesure au même prix que celui fabriqué en prêt à port pour pouvoir le vendre.

Le tailleur se levait vers 7h30, travaillait jusqu’à midi, puis retravaillait l’après midi, la nuit à la veillée (quand il y a avait des commandes pour les mariages) ; on s’éclairait à l’électricité (difficile de voir les fils sur les costumes foncés des hommes, costumes noirs, gris-foncé, bleu marine).

La famille Maindon n’a pas embauchée d’autres personnes en dehors de la famille. En 1951 après le décès de sa tante (en 1950 à 51 ans), elle reprend l’épicerie à 21 ans. Il y avait peu de sortie, car le travail s’échelonnait du lundi matin au dimanche à 1 heure après les messes. Les gens venaient au bourg en vélo que le dimanche. Les seules sorties de l’épicière étaient le dimanche après-midi après la fermeture (en été après 9 heures et en hiver pas avant 7h30 pendant la semaine). Il n’y avait pas d’employé pour faire le ménage ou la cuisine.

Le tailleur du bas du bourg n’avait pas d’enfant et avait du personnel et sa femme tenait aussi une épicerie et vendait du tissu au mètre.

Les tissus venaient de grossiste de Nantes, de Candé et d’Angers, de grossiste pour la bonneterie (à Angers), de la Maison Playtex., des cravates d’hommes (fournisseur de Lyon). Des échantillons de tissus venaient d’une Maison du Nord. Les échantillons se sont développés quand les représentants ne sont plus passés.

Le midi, les enfants des clients pouvaient venir manger leurs repas dans la boutique. En paiement, ils donnaient des saucisses quand il tuait le cochon.

Après la guerre, elle a fait du matériel pour enfants comme des blouses à carreaux blancs et noirs avec un biais rouge, des jouets pour enfants.

Quand elles étaient petites, les jeux étaient celui des osselets, des balles, des quilles pour les garçons, les billes, le jeu à la goulette (pour les garçons).

A Noel, Marie-Antoinette faisait l’achat de petits jouets comme des tricycle premier prix, des chevaux de bois à 4 roulettes, des poupées, des ours, des peluches (achetés à Nantes chez un grossiste de la Place du Bouffay qui a fermé, puis au Centre de gros à Cash Jouet). Les Grandes surfaces se développant, les grossistes ferment et font faillite. Elle allait jusqu’à Cholet acheter de la bonneterie.

Elle avait un rayon de pulls et de gilets de laine.

Marie-Antoinette ferme en 1996. A partir de 1990, on sent que le monde a changé, se transforme. Il n’était plus temps de moderniser le magasin (problème des marches pour monter au magasin, problème pour mettre en libre service.
Des fruits et des yaourts ont été vendus pendant les 25 dernières années, auparavant cela était impensable car tout le monde avait des arbres fruitiers et avait du lait.
Elle achetait aussi des chocolats pour Noel (des sabots pour chaque enfant, les grands-mères achetaient des chocolats pour leurs petits enfants). La vente de chocolats à cessée quand celle des grandes surfaces s’est développée. Elle allait avec sa 2CV acheter et transporter la marchandise pour ne pas payer de transporteur pour garder des prix corrects. Tous les jeudis après-midi, elle allait à Promo Cash ou à Métro. Elle ne partait jamais en vacances sauf le lundi de Pentecôte en voyage organisé. M Denié a été l’un des premiers à partir en vacances.

Chaque client était attitré à un épicier, à un tailleur. Parfois, ils étaient invités à la noce.

Quand ses parents arrivent à la retraite, ils reviennent à Couffé. A Nantes, son père était ouvrier chez un horticulteur route de Rennes à la Close dans une ferme annexe du Grand Séminaire de Nantes. Ils retrouvent le bonheur de se retrouver en famille. Ils sont très occupés avec leurs clients, le rangement, ils sortent peu, effectuent peu de sorties même quand ils sont jeunes.

Au Patronage, on y pratiquait du théâtre ; on jouait les pièces l’hiver. Avant 1950.

Dans les ateliers de couture, on pouvait chanter mais pas chez eux, on travaillait dans le calme., bien que son oncle et Marie-Antoinette faisaient partis de la chorale. Son oncle timide de nature jouait bien au théâtre des pièces comme « 600.000 francs par mois ». Elle servait les clients et entre temps cousait. Chacune des sœurs avaient sa fonction, Marie-Antoinette faisait les pantalons, tandis que Marie Thérèse faisait les vestons avec son oncle. Son oncle a repris le métier de son père mais c’est un métier qu’il n’a pas choisi.

A la campagne, il y avait peu de métier ; artisans, agriculteurs et pas d’usine.

La famille avait sa petite vigne d’où on tirait du vin pour la consommation familiale comme toutes les autres familles. Le potager donnait les légumes, les vendanges apportaient quelque distraction. Ses parents avaient un pressoir à long fût pour presser.

L’eau n’était pas courante.

La vente de vin et de bière a été très tardive avec des ouvriers de passage. Le vin n’était pas acheté par les habitants car chacun faisait son vin, avaient ses fruits, faisaient ses confitures, ses poires au sirop.


Il y avait une buanderie dans la maison. L’été le linge était lavé dans une mare au fond du jardin (cette marie dite fosse était murée).. La sœur de sa grand-mère était laveuse dans les châteaux. En été, le linge était rincé dans un ruisseau en bas de la propriété de M de La Roche Passay au Doleau. (quand la fosse du jardin était à sec).

Le Parc de La Roche ; leur père jardinait au Parc de La Roche, connaissait Bernard de La Roche Macé. Son père (qui adorait les enfants mais qui n’aura pas de petit enfant) a pouponné la sœur de Bernard de La Roche Macé (devenue Mme de Rusquet de Ligné). Le Parc de a Roche était près du patronage.

Pour les fêtes Dieu, des fleurs naturelles étaient posées sur la route en « pavé » ; ces fleurs étaient les feuilles et les fleurs d’iris jaunes cueillies dans les ruisseaux. Des mâts étaient montés le long des rues avec des rubans.

Son père (marié en 1928) prenait quelques photographies avec un appareil carré.

En 1975, il a fortement gelé et les marches du magasin étaient glissantes.

Quelques comices avaient lieu quand elle était petite.

Au Patronage, on pratiquait le théâtre ; il était organisé par les religieuses. Les rôles de garçons étaient tenus par des filles.

Pendant les processions des Fêtes Dieu, les grands-mères réalisaient des guirlandes (des bouillons) qui ornaient chaque maison. Ces Fête-Dieu ont disparues à cause du développement des voitures qui passaient sur les fleurs. Après les fleurs naturelles (marguerites, buis, iris), les décors ont été réalisées avec de la sciure colorée. Chaque station avait un arrêt dans chaque château qui avait un reposoir, avec en plus un reposoir au cimetière.

Les marguilliers ramassaient tout le lendemain de la procession.

La Fête de La Saint Pierre était une fête folklorique qui a très bien fonctionnée les 10 premières années.

Pendant les kermesses, les enfants défilaient déguisés (en coquelicot, en rose…).

La rosetière était désigné par le prêtre et prend fin vers 1950. Il y avait peu de distractions.

Le premier voyage a lieu avec les écoles et organisé par des religieuses et les demoiselles du château dans les années 1946. A 16 ans, elle découvre la mer vers Pénestin. Tous les lundi de Pentecôte, on voyageait en car en partant vers 5 heures pour se rendre en Bretagne, à Lorient, à Sainte Anne d’Auray, à Brest, à Lisieux, à Lourdes au Mont Saint Michel en une journée en revenant tard dans la nuit. Certains n’étaient jamais sortis de la commune. En revenant à 11 heures certaines dames avaient encore leurs vaches à traire.

Il y avait peu de véhicules sur la communes ; au château de La Ville Jégu, au château de La Roche, une chez le boulanger, un taxi (Père Davodeau qui faisait aussi facteur).

Pour prendre le train à Oudon, on allait à pied pendant la guerre (soit 7 km) car il n’y avait plus de cars. Les enfants allaient à la rencontre de leurs parents sur la route avec une carriole pour pouvoir transporter les bagages des parents venus de Nantes.

La famille effectue quand Marie-Antoinette a 12-13 ans un pèlerinage à Lourdes ; ils partent vers Nantes en vélo (30 km) pour prendre le train à Nantes. Ils prenaient aussi le vélo pour aller à Geneston chez leur autre grand-mère.


L’arrivée des allemands à Couffé a été un évènement. Leur maison fraichement acquise et en rénovation a été réquisitionnée par les allemands (les planchers étaient neufs comme le plâtre encore frais). Les allemands dormaient sur de la paille et ont abimés le plancher avec leurs bottes.

Ils vendaient des articles aux allemands pour les fraulin comme des foulards (un jour un allemand achète un foulard et comme il trouve que le prix du transport par la poste est trop important souhaite le couper en deux.

Pendant la guerre, la famille cache les pièces de tissus sous un lit pour éviter que les allemands ne les réquisitionnent. Il n’y avait plus de fil pendant la guerre et cela engendrait des problèmes pour la couture.

A la campagne, pendant la guerre, la population n’a pas souffert des privations alimentaires. Le paquet de chicorée (il vendait de la chicorée Willot tapioca qui prenait l’humidité et qui se présentait sous la forme d’un bâton de chicorée dur) était parfois coupé en deux pour satisfaire deux clients. Il n’y avait pas de café pendant la guerre. Elle passait beaucoup de temps à coller les tickets de rationnement pour les fournisseurs.
Il y avait un poste TSF.

A la Libération, les américains sont arrivés ; ce fut la fête. On brodait avec du fil de couleurs autour de pièces percées pour réaliser un drapeau français.

Après la guerre, le commerce est devenu plus aisé (vaisselle…). On se contentait de ce que l’on avait et on n’était pas tenté par ce qu’on ne voyait pas.

Le contact avec les parents à Nantes s’effectuait par courrier et non par téléphone.
Sa mère ramenait à Couffé de la marchandise venant de Nantes prises chez les fournisseurs (comme les bonbons et chocolats).

Avant de partir à Nantes, sa mère n’avait jamais quittée Couffé ; ce fut les pleurs. Elle devint concierge et connut beaucoup, de monde.



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