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Commune de Fégréac 2 [27655]

2001 précisément

Film professionnel | Bretagne

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    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 02:50:37
    • Coloration
    • Couleur
    • Format durée
    • R - Rushes
    • Format original
    • Vidéo montage
    • Son
    • Sonore
    • Descripteurs
1810W3 : Images de villages, Fégréac, cassette 2, durée totale 3 heures, VHS 604VM0041

1. interviews de Robert Orain, le 27 novembre 2001, durée 45 minutes, fabrication du cidre, pressoir à cidre, déchargement des pommes, broyage des pommes puis mises dans le pressoir ( une couche de paille puis une couche de pommes plusieurs fois)., nettoyage de la broyeuse (actionnée par un moteur), mise en place des traverses en bois (bastins madriers). On coupe la paille et les pommes écrasées avec une saie. On represse une seconde fois. Quand il n’y avait pas assez de pommes on mettait du miel (« chamillard »).

2. Interviews de M et Mme Jules Baconnet ; le 27 novembre 2001 ; durée 30 minutes, le sol des maisons étaient en terre battue.
Ils étaient cultivateurs (terres dans les marais, et derrière la maison, environ 6 hectares) ; produisaient blé, choux, pommes de terres, betteraves pour les vaches, avoine… Ils avaient des bœufs et un cheval et des vaches. Sa femme tient la ferme pendant sa captivité en Allemagne. Puis ils sont évacués vers Avessac (chacun sauve ce qu’il peut et en priorité les vaches.
Après la guerre, il achète un tracteur. Ils avaient quelques pommiers (vendaient les pommes qui embarquaient à port Miny pour Redon sur une péniche). Le remembrement a tout bouleversé (intéressant pour les gros propriétaires). Sur les terres du marais, on coupait du foin. On pêchait dans les marais (anguilles cuites à la poêle ou salées ou grillées), et avec le carrelet. Il y a eu une fâcherie entre les cultivateurs après le remembrement. Les jeunes sont partis.
En 1926, la fièvre typhoïde a sévi. Il y avait peu de fêtes de famille (mariage, fêtes religieuse), promenade sur le canal le jour de la fête Dieu. On tuait le cochon. Repas de communion.

3. Interview de Paul Balac, le 27 novembre 2001. Durée 17 minutes. On effectue une visite guidée dans le bourg de Fégréac. L’école de la Madeleine autrefois école Saint Jean Baptiste (due au maire Jean-Baptiste Gaudin de Ménigo, construite en 1887 pour 10000 francs de l’époque, bâtie en deux mois, bénite le 25 septembre 1887, ouverte à l’étude en octobre 1887, fermée en 1989 et transféré à l’école Saint Charles. Sur la place de la Madeleine, il y avait des fêtes populaires (jeu de la quintaine (toucher au cœur un soldat de bois). La mare (une petit étang fut comblée en 1953 pour y installer une bascule publique pour la vente des animaux et des pommes. La mare servait de patinoire durant les hivers rigoureux. La mare servait aussi d’abreuvoir pour les animaux. Le charron (Moisan) y rechatrait les roues. Forgeron.

La Chapelle de la Madeleine, construite vers 1418, elle reçoit la visite de saint Vincent Ferrier. En 1789, le 2 avril, on y signe les cahiers de doléances (26 personnes). Pendant la dernière guerre, la classe s’y tenait car l’école avait été réquisitionnée par les Allemands. Vers 1914, un notaire y a pratiqué la vente à la chandelle. Une repasseuse de coiffes faisait la soupe pour les enfants le midi.
L’église construite de 1857 à 1860, remplaçait une autre église placé à l’envers (Est Ouest) ; l’église actuelle est construite Nord Sud. Le cimetière près de l’église ; les Allemands y avaient fait des tranchées. Le clocher est achevé en 1870. Le vieux cimetière près de l’église est fermé en 1905 (la dernière sépulture est celle de la famille du Dresnay en 1982).
Calvaire du XVème siècle classé monument historique.


4. Interview de Marie Bocquel (née en 1930) et Clémence Bocquel (née en 1920) le 4 décembre 2001, devant les élèves de CM2 de la Madeleine.Durée 31 minutes.
Marie Bocquel ; son père était maçon à la Brousse, et avait aussi une ferme. Enfant, elle gardait les vaches. Avec des feuilles, les enfants faisaient des sifflets, avec des joncs des petites chaises ou des paniers. Les filles tricotaient. On jouait aux cartes, aux billes, à saute-mouton. Les habits anciens en noir et assez longs. Les blouses étaient en satinette noire, les sabots en bois avec des clous. On portait des galoches. On chantait, on mangeait des pommes avec une petite chopine de cidre.

Clémence Bocquel ; son père était charpentier et fabriquait des bateaux, des barriques, des charrettes. Le bois de chêne venait des bois environnants. Le transport du bois était assuré avec un diable, avec deux roues traîné par deux bœufs ou des chevaux. Evocation des scieurs de longs pour faire des planches, des meubles en merisier, des lits de coin (avec une paillasse dans le fond puis une balline avec des plumes). Le grand nettoyage de la maison était fait une fois par an au printemps.

Le plat le plus fréquent ; galettes, haricots, châtaignes, pommes de terre dans du lait, viande (le dimanche, lapin attrapé au collet), poissons, anguilles pêchées à la fouine. Les femmes ne pêchaient pas. La conservation des aliments étaient assurée dans des saloirs (cochon), dans des garde-manger dans le cellier (en bois avec un grillage fin). Pâtés, boudins, cochon tué vers la Toussaint. Les « Groux » farine de blé noir dans un bassin en cuivre.
Le dimanche, il y avait trois messes ; 7, 9 et 11 heures et le marguiller apportait le pain bénit à la messe. Les vêpres se déroulaient l’après-midi.
Marchands ambulants, vente de sardines présentées dans de la fougère. Les gens faisaient eux même leur pain.
Les enfants gardaient les vaches car il n’y avait pas de clôture.
Marie a appris le métier de couturière, Clémence est partie à 15 ans bonne à tout faire à Nantes. Les bonnes n’avaient pas de jours de vacances. A Noël, les enfants avaient une orange.
Le lundi de Pâques ; les enfants allaient chercher de maisons en maisons des cocos (œufs cuits avec des pelures d’oignons).
Patois ; « ferme la chia », ferme la porte.
Les filles faisaient du canevas et du point de croix à l’école. Les grands-mères avaient des coiffes.

5. Interview de Maurice Lemoine, le 4 décembre 2001, durée 48 minutes. Il exerçait le métier de sabotier. Son père était un sabotier, lui se définit comme un saboteur (à la machine).
Dans le bois, il ne faut pas laisser le cœur car le bois fendrai. La bille de bois est dégrossie avec une hache de sabotier affûtée que d’un côté.
Le sabot était d’abord travaillé à la main puis avec les machines.
Machines en marche avec un sabot modèle qui sert à calibrer un autre morceau de bois. Paroir.
A 14 ans, il commence à travailler ; son père achetait le bois à M du Dresnay (hêtre ou aulne).
Les mariniers passaient des commandes. Il y avait 6 sabotiers avant la guerre à Fégréac. Après la guerre, il est le premier a acheté des machines (il a coulé les autres).

6. Interview de Madeleine Genêt (née en 1938) et Gabrielle Orain (née en 1939), le 4 décembre 2001 devant les élèves de CM2 de la Madeleine, durée 30minutes.
Le mari de Madeleine Genet vient de la Vienne.
Mme Orain est apparenté à l’abbé Orain ; ses parents quittent Nantes pendant les bombardements et se réfugie à Fégréac.
Souvenir de l’occupation allemande ; évacuer car le canal était sur la ligne de démarcation .
Ménage dans les maisons ; balai, pas d’aspirateur. L’électricité est installée en 1936 (avant éclairage à la lampe à pétrole).
La mère de Mme Genet était brodeuse et son père cultivateur. Sa mère travaillait à l’atelier de brodeuses constituée par Mme du Dresnay au château (15 salariés).

Repas ; galettes de blé noir, pommes de terres, porcs (saloir), poisson, poulets.
Les vaches étaient de race nantaise.
Comptine ; « nous n’irons plus au bois….. il était une bergère… ».
Les enfants jouaient à la balle, à la marelle, à la toupie. Ils créaient des jouets avec des pommes de pin et des glands.
L’école n’était pas mixte (Saint Jean-Baptiste, Saint Charles). L’école publique à la mairie était mixte). L’écolier portait une blouse noire. La grande fête de l’année était le 14 juillet et les fêtes religieuses. Veillée ; quand on faisait le cidre, les hommes se réunissaient.
A Pâques, on colorait des œufs avec des pelures d’oignons (on colorait certains œufs avec des épinards).
Quelques journaux, hebdomadaire « l’indépendant » avec des articles en patois « les propos du terroir ».
Les métiers disparus sur la commune ; cordonnier, cordier, couturière, brodeuse.
Les moyens de transport étaient la bicyclette, à pied ; il y avait peu de voitures.
A Noël, une orange et du chocolat.
Epiceries, marchands ambulants.
Dans le canal, on y pêchait, les lavandières y lavaient leurs linges.
Le service d’eau est mis en service en 1965. Les enfants demandaient l’heure au marinier qui passait. Il y avait deux cours par classes.
Pour se chauffer, bouillottes en cuivre en grés.
Le fer à repasser était chauffé avec des braises.
Plumier, ardoise.

Deux remembrements, pommiers arrachés, petites parcelles auparavant.

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