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Images de villages : Commune de Fay de Bretagne 10 [27701]

2003 précisément

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Film professionnel | Bretagne
    • Collection
    • ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE LOIRE ATLANTIQUE
    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 00:42:00
    • Coloration
    • Couleur
    • Format durée
    • R - Rushes
    • Format original
    • Vidéo master
    • Son
    • Sonore
1810W49 : Fay de Bretagne 10, cassette DVCAM, Première partie avec interview d’Emille Vinet, Lice et Marie saunier. Seconde partie, interview d’Émile Meignen, Jean Houssais, Clément Thobie, sur l’agriculture, les chansons, la jeunesse, les métiers dont le boucher et les charcutiers, la gare, les loisirs, les patronages, les foires, l’agriculture le 30 octobre. Durée 42’. 604VM0086

Interview collectif du début à 01.29.56.19 :

Alice Saunier née le 7 mai 1912 à Fay à l’Alnais près de La Joue, agricultrice, célibataire, travaillant dans la ferme de ses parents avec ses frères, faisant de la petite culture.

Marie saunier née le 28 janvier 1914 à Malville (à la Maison Rouge) ; elle a été cultivatrice au Temple et a pris sa retraite à Fay.

Émile Vinet né le 24 mai 1909 à Fay à La Chatte près d’Alnais, agriculteur. Le nom de la Chatte vient du nom donné au bout du champ qui est une partie qui n’est pas cultivée. Il a repris la ferme de ses parents avec 20 hectares puis 37 hectares ; il y faisait de la polyculture.il a travaillé avec les vaches, les bœufs, puis il a eu un tracteur mais n’a pas fait d’ensilage. En 1909 à La Chatte, il y avait 7 à 8 fermes dans ce petit village. Il y avait de l’entraide pour le battage, le fumier. Les vaches étaient traites à la main et le blé pouvait être coupé çà la faucille. Le fumier était sorti tous les jours. Les battages étaient durs demandaient beaucoup de monde, puis la mécanisation a demandée moins de bras. L’arrivée des moissonneuse batteuse a tout modifiée.
Le Père Édouard jouait du violon ; il avait été blessé pendant la guerre 14-18 et avait appris le violon avec un violoniste qui distrayait les malades. Il jouait « la trompette en bois », des valses « j’aime la galette quand elle est bien faite…. ».
Émile Vinet faisait du cidre dans un pressoir. Il y avait un pressoir par village, chacun y allant à son tour de la fin septembre à la Noel. On le goutait chez les voisins. Il y avait toute sorte de variété de pommes. Il y avait des pommes à couteau.

Les spécialités culinaires étaient simples ; pommes de terre, galette le midi sur le feu de bois, le lait caillé, le beurre à la baratte, le pain, les galettes de blé noir avec ajout de farine de froment. La lessive se faisait à la main ; pour rincer dans le ruisseau situé dans un bois, on y allait avec une brouette. L’eau était transportée par gros seaux par les hommes qui étaient sollicités pour tirer l’eau du puits.
Émile Vinet n’est pas allé jusqu’au certificat d’études. Il y allé un peu l’hiver, et ses parents le gardait pour travailler.
Le dimanche, il y avait la messe, le catéchisme ; donc pas de dimanche de libre car l’après-midi il y avait les vêpres. Et au retour il fallait aller garder les vaches. On s’amusait dans les prés et en revenant de l’école aux billes, à la toupie, à saute-mouton. Quand on gardait les vaches on pouvait lire et chanter. L’électricité arrive en 1929 et cela faisait peur. Le bourg l’a eu 20 ans avant. C’étaient des lampes de 25 W dans la maison, peu en avaient dans les écuries ; les lampes à pétroles étaient plus économiques. A 20 ans, Émile Vinet a pris le train pour la première fois pour être opéré de l’appendicite puis pour aller au régiment à Lorient, et lors d’un voyage à Lourdes lors d’un pèlerinage après la guerre. Il a pris le train pour aller vendanger à Vallet.
Un mariage vers 1925-1930 ; à la mairie et à l’église, à la sortie on allait dans les bistrots danser, on mangeait, on ressortait pendant que l’on débarrassait la table, ou on faisait la noce en ferme.
La fête du boudin se faisait entre amis et dans la famille et on préparait les abats et les pâtés.

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Il chante un cotiche « j’aime la galette », chanson « l’hirondelle dans son cortège s’en est partie chercher des abris mais quand vient le temps de la neige… », « Voici la violette, le vent la dédouble ».
On dansait, on chantait ; il y avait peu de bals. Il y avait la veillée le soir, on jouait de l’harmonica dans les greniers vides, dans les prés avec les vaches. Le soir à la veillée, on faisait des paniers et du tricot ; la veillée l’hiver permettait d’économiser le bois pour le feu. Les paniers pouvaient être de grandes corbeilles pour transporter les betteraves et les choux. Il en a fait depuis dans un club pour montrer comment on faisait de la vannerie.
Les battages étaient une fête ; on suait beaucoup dans la poussière, on allait de ferme en ferme, il y avait 30 personnes autour de la machine. Chacun rentrait chez lui pour manger, la ferme offrait le café et le cidre.

Prise de vue:
01.29.57.06 à 01.30.15.04, moulin sans toit.

Interview de d’Émile Meignen, Jean Houssais, Clément Thobie :

Clément Thobie est né le 6 janvier 1932 à Fay au Lion d’Or sur la place à droite du café ; autrefois ses parents avaient la boucherie Au Lion d’Or, puis ils sont venus s’installer rue Jean Fourage.

Jean Houssais est né le 3 avril 1923 au moulin de La Violaye à Fay ; il a débuté comme commis chez un charcutier en 1937 chez M Duchais (il y avait à l’époque qu’une seule charcuterie).Ses parents étaient agriculteurs.

Commerces rue Jean Fourage : 1 boucher puis après 1945 un second, un charcutier puis en 1946 M Houssais ouvre son magasin. Après la guerre, il y avait 3 bouchers et 3 charcutiers (avec Louis Corniette, Émilienne et M Houssais). Il y avait aussi un dépôt de charcuterie. Chaque charcutier et boucher avait son abattoir ; ils achetaient les porcs, les veaux. Il y avait beaucoup de petites fermes. M Houssais n’abattait que les porcs dans son abattoir.
Chez les Thobie, on tuait les veaux, les moutons, les bœufs, les génisses dans leur abattoir rue de la gare. L’abattoir de M Houssais était rue du temple. Il y avait un autre abattoir d’un autre boucher rue de Blain, et un autre à la Mare Aubier. Un abattoir de viande était un hangar en pierre dans lequel on tuait les bêtes ramenées par la suite au laboratoire pour être transformée. Les animaux étaient tués au merlin (pic) puis saignés, les cochons étaient abattus avec une bèche. On faisait beaucoup d’expédition.

Clément Thobie a pris la suite de ses parents dans la boutique acquise en 1937-1938 rue Fourage ; c’étaient une famille de 7 enfants et son père n’a pas été mobilisé en 1939 à cause de sa nombreuse progéniture. Son frère aîné est devenu curé et lui a du prendre la suite ; il n’a pas choisi ce métier aurait préféré travaillé dans le bois. Il livrait des clients à Nantes toutes les semaines en passant ^par l’abattoir de Pont-Rousseau, et le surplus était vendu à Nantes.
Les bêtes étaient envoyées vivantes à Nantes à l’abattoir quand leurs abattoirs ont fermés à Fay. Les bêtes étaient envoyaient à pied pendant la guerre (20 à 30 bêtes), animaux réquisitionnés par les allemands passant par la Paquelais, Orvault et la rue de Strasbourg pour aller à Pont-Rousseau. Les vélos avaient aussi été réquisitionnés.

Anne Houssais née Guillard mariée à Jean Houssais, née le 3 février 1924 à Saint Emilien de Blain à La Rouillerie, charcutière, parents en ferme.

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