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Images de villages : Commune de Fay de Bretagne 12 [27703]

2003 précisément

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Film professionnel | Bretagne
    • Collection
    • ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE LOIRE ATLANTIQUE
    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 00:42:00
    • Coloration
    • Couleur
    • Format durée
    • R - Rushes
    • Format original
    • Vidéo master
    • Son
    • Sonore
1810W51: Fay de Bretagne 12, cassette DVCAM, interview de Clément Thobie, de Jean Houssais. Durée 42’. 604VM0088

Interview de Clément Thobie et de Jean Houssais avec Anne Houssais :
Quand les allemands étaient là, il avait pris tout ce qui était abattu pour la Kommandantur ; les boucheries avaient été réquisitionnées. Pendant la guerre, Jean Houssais est resté seul avec le curé et Georges Corniette. Le père de M Thobie était réfugié à Orvault dans la famille. Il y a deux morts dans la rue deux grand-mères tuées pendant un bombardement). Les réfugiés de Nantes et de Saint Nazaire sont partis pendant la Poche. Ceux des villages sont partis avec leurs bêtes. Un jour c’était les allemands, le suivant c’étaient les américains que l’on voyait. Un jour les allemands étaient chez Deniau au café et les FFI étaient à côté. Les allemands bombardaient tous les jours.

Les anglais avaient leur camp entre Blain et Fay avec leur dépôt d’essence ; ils y ont mis le feu avant de partir en 1940, de même que les cartouches de cigarettes (Pleyer…) ; les anglais se ravitaillaient des éouds de la ferme et de boîtes de conserves et d’eau de vie.

M Thobie a joué dans la pièce de théâtre « Bretagne » quand il avait 6 ans ; ses frères ont joués avec lui, il était habillé en breton ; il a joué avec les anciens comme René Fourage et sous la direction du vicaire. Les garçons jouaient entre eux. Au théâtre, Clément Thobie a joué le rôle d’une fille. Ils ont aussi joués « Roger le braconnier » et quelque chose en rapport avec les guerres de Vendée. Il jouait le dimanche et cela était très suivi et jouait à guichet fermé.
A la Gerbauderie, il y avait le petit enfer avec des femmes aux mœurs légères.
Mérimont était le plus gros village et était proche du Temple.
Le dimanche, il y avait trois messes ; 7h, 9h, 11h, les vêpres l’après-midi ; les gens restaient au bistrot toute la journée et les commerces étaient ouverts avant la première messe.
Des surnoms ; Robina dit 100kg, Maneyrol dit Petit Phare. Tout le monde se connaissait
La fête était un lieu pour danser. A l’ascension, il y avait une fête foraine. Il y avait les courses de vélos, les mariages. Il y avait trois endroits pour organiser un mariage ; chez Blandin, Bossière…. Il y avait peu de mariage en campagne. Au menu du mariage ; pot au feu, bouf carotte, langue de bœuf. Pour les grands mariages, il y avait du poulet. Le charcutier vendait tout ce qu’il fallait au restaurateur. Au repas, il y avait 70 à 90 personnes. Après la messe, le cortège allait dans tous les bistrots du bourg.
Le père de Jean Houssais était meunier et non minotier, traitant le blé et le blé noir, l’avoine et le gabourage (mélange de céréales pour les cochons). Il y avait un minotier à Bouvron qui allait chercher du blé jusqu’à Nort sur Erdre avant la guerre. Dans les fermes on mangeait beaucoup de galettes de blé noir avec du beurre.

Il y avait des paris bêtes qui le soir des foires amenaient à se cogner (père de Pierre Fortin) quand ceux-ci avait bu.
Les courses de chevaux (demi-sang, demi-trop) avec des carrioles et des roues en caoutchouc se déroulaient une fois par an avec un prix ; cette manifestation était organisée par les commerçants.
La kermesse était renommée ; toute la jeunesse du Pays, du canton venait. Le directeur de la kermesse était le curé.
Près du bourg il y a un étang au bord de la route où l’on a des grenouilles et des anguilles à La Madeleine ; les bêtes allaient y boire. Les gens allaient aussi au lavoir de la cure pour laver le linge. On ne lavait pas le linge dans les mares de l’ancienne carrière de la madeleine.

Pont romain à Vilhouin.

Les gens étaient pour la plupart illettrés.
Le moulin de la Violaye dépendait du château de la Violaye et appartenait à la famille de Charrette ; sur le domaine, il y avait à l’époque deux moulins et une chapelle.
Une léproserie a existée près de la Madeleine.
Le grand père de Mme Houssais lisait le chapelet à la chapelle de La Violaye ; c’était une prière pour le souverain pontife ce qui lui donna son surnom de Pontife.
Les fêtes religieuse ; les Rogations étaient un évènement, comme la Fête-Dieu avec son reposoir rue Jean Fourage, les décors faits par les habitants avec des fleurs, de la sciure de bois teintée, les guirlandes. Il y avait trois reposoirs à Fy avec une procession qui faisait le tour du bourg, près de la mairie actuelle, un sur le parking en haut et le dernier rue René Fourage. Il y avait une compétition sur qui aurait le plus beau reposoir. Les Rogations allaient de secteur en secteur portant bannières et croix durant toute une matinée avec des arrêts devant les croix, le marguillier portait la croix.
Le marguillier faisait la quête, portait la tabatière pour vendre du tabac à priser (c’étaient du temps de leurs parents). On distribuait le pain béni lors d’une quête. Les gens faisaient cela par village (gâteau fait en famille et avec les voisins).
Il y avait de gros fermiers.
A la sainte Madeleine, il y avait une messe à la chapelle de la Madeleine, c’était la seule messe de toute l’année et il y avait une kermesse autour. Le curé avait une petite ferme pour avoir ses légumes et son lait et ses œufs.
Il y avait les feux de la Saint Jean, la fête de Jeanne d’Arc, le feu d’artifice avec les lampions à la fenêtre, les processions dans le bourg avant la guerre.
Jean Houssais avait un camion avec le quel il faisait une tournée le mercredi et le vendredi, le samedi dans la campagne environnante ; pour les vieilles personnes, c’étaient souvent la seule personne qu’l allait voir ; il vendait de la charcuterie, mais aussi des allumettes, du vin.

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