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Commune de Fay de Bretagne 18 [27709]

2003 précisément

Film professionnel | Bretagne

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    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 00:42:00
    • Coloration
    • Couleur
    • Format durée
    • R - Rushes
    • Format original
    • Vidéo montage
    • Son
    • Sonore
    • Descripteurs
1810W57 : Fay de Bretagne 18, cassette DVCAM, interviews du club de l’âge d’or (3), Laurent Sicard (visite de la mairie, de l’école Saint-Martin). Durée 42'01'’. 604VM0094

De 01.00.00.00 à 01.28.53.13 Interview des anciens au club (suite de la 56) :

Les battages ; on allait de fermes en fermes. Quand le fils ou la fille de la ferme, allait se marier dans l’année, on mettait un bouquet de fleurs sur le pailler (tas de paille) et sur la machine à vapeur ; c’était une coutume, achevée avec du vin. Les battages étaient une possibilité de rassemblement puis ils dansaient, puis mangeaient. Plusieurs bataillons, plusieurs femmes, tout cela battait ensemble. Les femmes faisaient la cuisine et ramassait la balle (avoine) pour faire des balines pour faire un matelas pour les berceaux en osier. Cela révélait une grossesse pour celle qui ramassait la balle.

Lors des fêtes certains faisaient de la musique avec un peigne et du papier à cigarette, d’autre jouait de l’harmonica, du violon (Édouard David) lors des bals du dimanche. On y dansait des polkas et la java, la samba, la rumba, la valse. Les avant-deux ne se dansaient plus. Il y avait un bal au Temple.

Le pain béni : cela s’est arrêté après la guerre. La dimanche après la messe, on découpait des gâteaux faits dans les villages ; les femmes les distribuaient dans l’église ; c’était du Savoie léger. Pour le préparer, les femmes se réunissaient dans un village et chauffaient les gâteaux dans le four à pain. Chaque village faisait cela à tour de rôle. On offrait aussi un gâteau au village qui allait prendre la suite. Les familles riches apportaient de beaux gâteaux. S’il en manquait cela ne faisait pas bien ; certains allaient à la messe alors qu’il n'y allait pas d’habitude.

La quête était faite par le marguillier qui distribuait aussi le pain béni. A l’église, on offrait aussi du tabac à priser dans une tabatière (cela était payant). Les femmes et les hommes étaient séparés à l’église.

Pendant les Rogations, le marguillier arrosait les coiffes amidonnées.On portait les croix et les bannières pour les rogations avec un arrêt devant toutes les croix, en se mettant à genou. Les Rogations ce faisaient le matin. Ceux qui décoraient la croix apportaient des gâteaux et à boire pour les porteurs de bannières et de croix.
Monsieur né en 1919, part à la guerre au Rift. Avant la guerre, c’était un grand danseur (valse) ; il dansait dans toutes les communes, le soir des noces il essayé de rentrer et de se faire inviter (3 ou 4 jour dans la semaine). Il travaillait en ferme. Vers 1935, les quadrilles et les avant-deux étaient finis. Les mariages se faisaient au centre bourg en salle chez le père de Marcel Blandin. A Notre Dame des Landes, il y avait une belle salle. Il y avait des bals à la Chevalerais, à Héric,

Certains cuisinaient des pieds de choux et des pommes de terre pour les pauvres.

Marcel Blandin : quand on mangeait la bouillie de blé noir, tout le monde mangeait dans la même assiette et au milieu, il y avait du beurre. La bouillie était auparavant cuite dans un poêlon.

Avant l’arrivée de l’électricité, il y avait le pétrole. Quand l’électricité est venue, beaucoup n’en voulait pas ; ils avaient peur que cela mette le feu. C’étaient des lampes de 25W. L’électrification a débuté dans le bourg, puis le réseau s’est étendu. Il n’y avait pas de route mais des chemins.

Les habitants de Mérimont allaient au moulin de La Violaye pour faire moudre leur grain chez Pierre Houssais. Le moulin de la Joue ne fonctionnait déjà plus. Pendant la guerre, la farine blanche était caché sous du son, les sacs étaient portés sur le dos à travers les chemins pour pouvoir faire du pain blanc.

Le patois n’a pas été transmis. Au pensionnat, les élèves parlaient français. Delao pour idiot en patois.

Il y avait un seul docteur pour Fay et Bouvron. Il y avait de l’auto médication ; grog, tilleul, huile de ricin pour fortifier les os, ventouses (chauffées puis posées), huile de foie de morue, cataplasmes. Quand un enfant avait des vers, on faisait venir une guérisseuse. Pour marcher, les routes n’étaient pas goudronnées mais il y avait des petits tas de graviers que les cantonniers utilisaient pour boucher les trous.

Les mendiants portaient de gros sabots et venaient quémender ; ils couchaient parfois dans la grange ou l’écurie.

Un marchand de peau de lapin passait et donnait en échange un mouchoir de Cholet ; c’était la marchande de guenilles. Elle collectait aussi les vieux chiffons. Quand on dépouillait un lapin de sa peau, on bourrait de paille l’intérieur pour qu’elle sèche ; maintenant la peau et les boyaux sont mis au congélateur pour l’équarrissage. Autrefois, on faisait sécher la peau.
Les adultes et les enfants portaient des sarraus, les femmes portaient des bas de laine, on raccommodait.
Les femmes allaitaient pendant 4 à 6 mois ; quand elle n’avait plus assez de lait on lui donnait du tourteau.


de 01.28.54.19 à 01.42.00.09 ; interview de Laurent Sicard devant élèves de l’école Saint Martin : état-civil (déclaration des naissances, des décès) tenu par du personnel de secrétariat. Le conseil municipal est constitué de gens élus tous les 6 ans au suffrage universel. Le nombre d’élus dépend du nombre d’habitants (ici 23), toujours en nombre impair ; si il y a un vote aequo c’est la voix du maire qui décide. Les adjoints ont une délégation du maire ; chacun était à une commission (routes, écoles, bâtiments). La commission se réunit en petit groupe pour préparer le dossier et le présente au conseil municipal et le soumet au vote. Le conseil vote le budget.

Le bâtiment de la mairie a été inaugurée le 15 février 1985 (avant c’était la rue du lavoir) ; c’était l’ancien presbytère. Construit en 1901, le bâtiment est coupé en deux et un nouveau bâtiment a été construit au milieu. Avec le presbytère, il y avait autrefois, une ferme qui permettait au curé de vivre. La mairie y déménage car l’ancienne mairie était trop petite, vétuste et le curé de l’époque trouvait son presbytère trop grand on logea le curé dans l’ancienne mairie.
Le bâtiment avait un intérêt architectural. On construit à côté la nouvelle poste (rue Jean Fourage), un centre administratif, des salles de réunion. Des études d’urbanisme ont permis la mise en valeur du site de La Madeleine en constituant des plans d’eau. Un ascenseur pour les handicapés a été installé. En 1990-1991, le bâtiment de côté est transformé en bibliothèque, puis on a construit une nouvelle salle derrière.

Sur le site de La Madeleine, il y avait un marécage avec un premier étang. Sous le docteur Mayeul (maire après guerre) on dépose des graviers pour combler les marais, puis on creuse un nouveau plan d’eau. Le calvaire est remis en état en 19213.

Blason de la commune : sur la gauche des arbres, car Fay vient de fagus, hêtre en latin, des hermines noires (emblème de la Bretagne).

Fay est devenu Fay de Bretagne très récemment.

Laurent Sicard parle du rôle de la mairie

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