• Entrez votre identifiant et votre mot de passe dans le formulaire ci-dessous

    Votre identifiant
    Votre mot de passe

7838

Films
en accès libre

RECHERCHE
  • Titre   Résumé   Réalisation   Séquences   Années  





  •  
    Champ
    Opérateur
    Valeur

Commune de Rougé 21 [27741]

2003 précisément

Film professionnel | Bretagne

Ce film n'est pas disponible. Pour plus d'informations, contactez-nous.

    • Genre
    • Documentaire
    • Durée
    • 00:42:00
    • Coloration
    • Couleur
    • Format durée
    • R - Rushes
    • Format original
    • Vidéo montage
    • Son
    • Sonore
    • Descripteurs
1810W89 ; Rougé 21, cassette DVCAM, école (1). Durée 42’. 604VM0126

Interview à l’école avec des questions.
Comment faisiez-vous pour laver le linge avant les machines ?
On lavait dans des baquets coupés dans de vieux tonneaux, on laissait tremper et on allait chercher l’eau au puits. Puis on allumait de grosses chaudières (grand chaudron en fonte) en mettant le feu en dessous pour faire chauffer l’eau (on faisait cela dehors quand on n’avait pas de buanderie. A la campagne, on lavait le linge quand il y avait un tas important. L’au était rare dans les années 1920-1930. L’eau était conservée dans des baquets de bois, on se lavait peu. Il y avait une écuelle en bois pour prendre l’eau dedans. On prenait un seau pour prendre une douche ou on allait à la rivière. Vers 1930, on se lavait une fois par semaine d ans un grand baquet en bois le samedi (la grande toilette), les autres jours on se lavait au gant de toilette dans la buanderie qui n’était pas chauffée. Il y avait une cuvette en émail et des cuveaux fabriqués par des tonneliers (tonneau coupé en deux en bois de châtaignier, cerclé en châtaignier avec des moles autour qui étaient les cercles, ensuite les cercles ont été en fer.).
Le linge était transporté sur la brouette vers le lavoir ; on se mettait à genoux sur de la pierre bleue dans le carouse et avec le battoir. On savonnait et on mettait à bouillir dans la chaudière. Il y avait un lavoir à la Richerais où il y avait des laveuses qui travaillaient tous les jours (bâtiment démoli). Chaque village avait son coin pour laver (à la Touche il y avait une fontaine et les femmes lavaient leurs linges. L’eau était tiré du puits derrière la maison et le linge rincé dans le cuveau ensuite l’eau à été tirée avec la pompe.

L’eau n’était pas courante. L’eau tirée au puits n’était pas gaspillée ; elle était montée du puits çà l’aide d’un tourniquet horizontal. L’eau était montée pour la journée dans un cuveau pour faire le café, la toilette, la soupe, l’eau fraîche après le ménage. L’eau était ramassée le soir pour être prête le matin. Il y avait l’eau pour les cochons. Le seau (la seille est un seau en bois). L’été 1921 a été très sec et on a manqué d’eau. Ensuite on a installée une pompe au puits, d’abord une pompe à main puis le service des eaux a été monté en 1955-1957. Les pompes ont été parfois électrifiées. Pour faire un puits on appelait un maçon. Le puits était près de la maison. On faisait appel à des sourciers. Le docteur Dayot cherchait avec sa montre et sa femme avait un don avec une alliance pour déterminer la profondeur et le débit. Le sourcier utilisait la baguette de noisetier (morceau terminé par une fourche)
Émile Duclos faisait avec des cailloux dans une main pour chercher un puits. Il y avait un seul puits par villages, et parfois des puits dans le jardin. A Beauvallon, on a eu l’eau plus tôt avec un évier et un lavabo dans les chambres car on était près des mines ; ce sont les premiers à avoir le service d’eau en 1945. Des zones avaient asséchées à cause des mines. Les mines pompaient beaucoup d’eau et cela asséchait les sources. Les galeries étaient parfois inondées. On faisait attention à l’eau. A La Richerais, il y avait 9 maisons et un seul puits ; l’eau était transportée avec une seille en bois et dans un tonneau pour les bêtes.
Pour éviter se mouiller quand on transportait de l’eau, on mettait un cercle en bois autour de soi et on prenait de chaque côté un seau, cela éloignait les bras du corps.
Le service d’eau est arrivé en 1945 et dans le bourg vers 1955 à 1967.Rougé est l’une des communes rurales à avoir un service d’eau à cause des mines. Le service d’eau a été installé par tranche. On ne gaspillait pas l’eau, l’eau des légumes servait pour la vaisselle (chauffée dans un chaudron). On avait la corvée d’eau. L’eau de la vaisselle servait aux cochons car on ne mettait pas de produits dedans. L’eau des salades allaient aux poules ou pour laver les mains, ou pour les fleurs. L’eau n’était pas polluée. La toilette se faisait à l’eau froide. L’eau était chauffée le samedi pour la toilette et pour le linge le lundi et pour la vaisselle. Il y avait souvent une marmite près du feu avec de l’eau.

Aviez-vous besoin de faire bouillir l’eau ?
Non sauf pour les biberons, pour le café, la soupe.
Au jardin, on n’avait pas de tuyau mais un arrosoir (un verre à chaque ^pied de tomates). Il y avait l’eau pour boire, pour les animaux. Les animaux allaient à la mare ou tétaient leurs mères. Les vaches étaient envoyées deux fois par jour à la mare. Pour les poules, on mettait l’eau dans une vieille casserole. Les cochons buvaient l’eau de la vaisselle ou le petit lait.
Il y avait une seule ferme au bourg de Rougé et les autres étaient à l’écart. On ne pratiquait pas l’analyse de l’eau. Le tas de fumier était parfois près du puits. L’eau était trouble après un orage. On buvait plus de cidre avec d’eau. L’été on pouvait « baptiser » le vin en le coupant avec de l’eau.
Les métiers en contact avec l’eau : les laveuses, le rémouleur (eau de la meule), les maçons, les cultivateurs pour nourrir les bêtes.

La newsletter
de la cinémathèque de Bretagne

Pour recevoir toutes nos informations,
inscrivez-vous

Powered by diasite
Designed by diateam