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      • Entrefil n°157

          • Été/Hañv 2023
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            Focus sur...

            La Kriegsmarine et la pêche en rade de Brest

            La Seconde Guerre mondiale et l’Occupation sont des périodes historiques assez bien documentées qui nourrissent, malgré tout, un imaginaire mêlé de réalité et de récits glorieux ou traumatiques. La pêche n’y fait pas défaut. Il est assez fréquent d’entendre dire que les pêcheurs ne sortaient pas en rade sous l’Occupation. Et pour cause, les troupes allemandes étaient aux aguets et chaque mouvement était scruté, voire réprimé. Mais qu’en est-il réellement ?

            Historade

            C’est justement à ce type de question que souhaite répondre HistoRade. Ce projet de recherche universitaire espère retracer l’histoire de la rade de Brest entre le XVIIIe siècle et la fin du XXe siècle. En 2015, une quarantaine de licences est délivrée aux navires de la rade pour pêcher la coquille Saint-Jacques. Soixante ans plus tôt, ils sont plus de 250 unités à draguer les fonds… Pourquoi ce déclin ? Comment en est-on arrivés là ? C’est ce que souhaite éclairer ce projet de recherche. Aussi, depuis janvier 2023, la Cinémathèque de Bretagne nous aide à alimenter cette recherche. Rapidement, un film a attiré notre attention. Il s’intitule : Kriegsmarine à Brest. Vers 1943, une caméra immortalise la rade de Brest, occupée par les troupes allemandes. Pendant près de vingt minutes, les plans de soldats, de navires allemands et de sous-marins se succèdent. Soudain, un encart écrit en allemand nous alerte : "La pêche française est sous notre surveillance et notre contrôle". Pendant quelques secondes, la pellicule capture une nuée de sloops qui pêchent au milieu de la rade. Ils sont une cinquantaine, en pleine rade, et semblent draguer la coquille Saint-Jacques. La pêche aurait donc été autorisée en rade sous l’Occupation ? C’est clairement ce qu’indiquent ces images.

            Lorsque l’on fouille dans les journaux locaux, plusieurs

            articles confortent cette hypothèse. Dans l’édition du 17 septembre 1940 de la Dépêche de Brest (ancêtre du Télégramme), un journaliste demande à un patron de pêche si le nombre de navires a diminué par rapport à l’année précédente. Il répond : "C’est le contraire qui se produit. Beaucoup de barques qui avaient désarmé du fait de la guerre ont réarmé cette année, les patrons et équipages ayant été démobilisés".

            Un autre article, datant d’octobre 1940, nous informe que la pêche des coquilles Saint-Jacques est assez importante. Selon les pêcheurs, "il faut compter en moyenne 200 kilos par bateau, ce qui représente quatre ou cinq sacs". C’est désormais sûr, on pêche en rade de Brest et on pêche bien.

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            Kriegsmarine à Brest (réal. inconnu, 1943 environ)

            Evidemment, cela se fait sous certaines conditions. Une brève de La Dépêche, datant du 18 janvier 1941, précise aux pêcheurs brestois que la pêche est interdite partout sur le littoral finistérien. Vraiment partout ?

            "On pensa d’abord que cette interdiction s’étendait aussi à l’intérieur de la rade de Brest. Mais, à une demande de l’Inscription maritime à la Feldkommandantur, il a été répondu verbalement que la pêche restait autorisée en rade de Brest, à la condition que les bateaux ne franchissent, sous aucun prétexte, les limites du goulet. Les gardes maritimes ont été aussitôt avisés et les coquilliers ont pu poursuivre le dragage des coquilles Saint-Jacques".

            Sous Napoléon Ier, la Marine est obsédée par les allées et venues des pêcheurs. Elle suspecte certains individus de fournir des informations sensibles à quelques Anglais qui résident incognito sur Ouessant. Pire, elle redoute la planification d’une offensive maritime contre le port de Brest. Visiblement, cette crainte de voir sortir les navires du goulet n’est pas nouvelle.

            Une tolérance est donc accordée aux pêcheurs de la rade de Brest. En fait, le gouvernement de Vichy tient en estime l’image du pêcheur, pratiquant une activité rude, pénible et dangereuse. Une certaine indulgence est donc accordée à ce secteur. Puis, quel serait l’intérêt pour les troupes allemandes d’interdire la pêche en rade ? En taxant la vente de ces produits, c’est une source de revenus assurée pour l’Occupant. Finalement, il y aurait peu d’intérêt à ce que cette activité soit interdite, tant qu’elle est à portée d’œil !

            Ce film nous a clairement éveillés sur l’étendue de la pêche en rade de Brest sous l’Occupation. C’est un précieux témoignage pour nous, qui cherchons à retracer l’histoire environnementale et sociale de la rade de Brest entre le XVIIIe et la fin du XXe siècle. D’autres documents de ce type nous aideraient à cette recherche. Si vous avez des documents, des photographies, des cartes postales ou d’autres supports qui illustrent l’histoire de la pêche, de l’agriculture ou de l’industrie en rade de Brest, venez visiter notre site et contactez-nous (historade@univ-brest.fr). Votre document pourrait être diffusé et nous aiderait à alimenter notre étude.

            Lucas Bossebœuf,

            Doctorant à l'Université de Bretagne Occidentale (UBO)

            Film du mois
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            Kriegsmarine à Brest

            Ce film, tourné en 8 mm, a été déposé en 2011. Le père du déposant, M. Le Gall, faisait partie du service des renseignements et récupérait dans le cadre de ses activités les documents sensibles trouvés sur les prisonniers allemands. Après la guerre, il a conservé ces films, finalement sans intérêt stratégique, puis les a confiés à la Cinémathèque de Bretagne. Parmi les autres films tournés par ces soldats, on trouve notamment Brest 1940-1944, document exceptionnel présentant la ville sous l'Occupation, avant sa destruction.

            Festival Cornouaille
            Gouelioù Meur Kerne

            À l'occasion des 100 ans du Festival de Cornouaille, plusieurs événements auront lieu en lien avec la Cinémathèque de Bretagne : 

            - Une grande collecte

            Les Archives municipales de Quimper lancent une grande collecte autour de l'événement. Du 3 juillet au 18 septembre 2023, tous les documents en lien avec les Fêtes de Cornouaille/le Festival de Cornouaille peuvent être apportés à la mairie de Quimper, où se tient une exposition. Les équipes des Archives seront présentes pour recevoir les éventuel.le.s déposant.e.s.

            Concernant les éléments audiovisuels, la Cinémathèque de Bretagne pourra collecter pellicules et cassettes. Une permanence sera assurée pendant le festival, le mercredi 19 juillet (après-midi) et les jeudi 20 et vendredi 21 juillet toute la journée.

            → Du 3 juillet au 18 septembre à la Mairie (44 place Saint-Corentin à Quimper).

             

            - Université d'été "100 ans de festival, 100 ans de culture bretonne, et demain ?"

            Parmi tous les événements proposés dans le cadre du Festival de Cornouaille, l’Université d'été abordera des thèmes en lien avec le rôle du Festival. Lors de l’intervention à propos de la musique, animée par Laurent Bigot et Yves Defrance, un montage de films de la Cinémathèque de Bretagne servira de support.

            → Jeudi 20 juillet à 10h au Chapeau Rouge (1 rue du Paradis à Quimper)

            Deux expositions à voir :

            Grandes fêtes des Reines de Cornouaille

            Exposition : "Les premières reines en Pays Bigouden"

            Du 1er juillet au 17 septembre à Pont l'Abbé (29)

            Grandes fêtes des Reines de Cornouaille

            Exposition : "Une épopée cornouaillaise, histoire d'un festival sous toutes les coutures"

            Du 3 juillet au 18 septembre à Quimper (29)

            Diffusions culturelles

            Le Katalog est en ligne !

            Programmateurs.trices d’un jour ou de toujours, vous brûlez d’envie de partager votre passion des archives audiovisuelles, des ciné-concerts, des ciné-conférences ou des expositions ? Le catalogue de la Cinémathèque de Bretagne est fait sur mesure pour vous ! A feuilleter sur la plage ou au bureau, vous y trouverez plein d’idées originales et créatives pour vos prochaines programmations.

            Un immense merci à Louison Livet (stagiaire, prépa Arts et design, lycée Joséphine Baker, Toulouse) pour la conception graphique de cette nouvelle version du catalogue de la Cinémathèque de Bretagne.

             

            Contacts :

            À Brest : Marie Carrez - 02 98 43 60 46

            À Nantes : Pascal Le Meur - 02 51 72 96 89

            À Rennes : Maria De Filippis - 02 22 51 44 19

             

            Katalog

            Racleurs d'océans

            Mercredi 26 août à 18h à Granville (50)

            Campagne de pêche à Terre-neuve sur un chalutier de Fécamp, filmée par Anita Conti, océanographe et photographe. Anita Conti est la seule femme à avoir été sur les bancs de Terre-Neuve pour assister à la pêche à la morue. Elle a filmé une campagne de pêche de juillet à décembre 1952 sur le chalutier « Bois Rosé ». Anita Conti, en tant qu’océanographe, avait la charge d'établir des cartes de pêche, d'étudier la salinité de la mer.

            Dans la cadre du Festival des Voiles de Travail.

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            Expositions

            Jusqu'au 3 décembre 2023 - Abbaye Daoulas (29)

            Fruit d'une collaboration avec le Musée de Bretagne l'exposition Mourir, quelle histoire ! questionne le rapport qu'entretiennent les vivants à la mort et aux morts.
            De la pompe funèbre du 19e siècle en France à la pratique de "danse du cercueil" ghanéenne, les quelques 300 objets et chefs d'oeuvre présentés, complétés par des témoignages, des animations et des documentaires, témoignent de la volonté des êtres humains à donner du sens à la vie.

            Des images des collections de la Cinémathèque de Bretagne y montrent la tradition de la Proëlla, à Ouessant, issues des films Enez Eussa (Dominique Page et Jean-Pierre Gestin, 1960) et Obsèques du Père Malgorn et divers (André Mocaër, 1948).

            Mourir, quelle histoire !
            Chez nos partenaires
            Armorique

            Sur KuB : Tourisme de masse en Bretagne

                                             Le Progrès

            Dès les années 70, pour s’arracher à un prétendu sous-développement, une solution s’offre à la Bretagne : le tourisme. Le soleil et la mer, les costumes et les musiques traditionnels deviennent des produits d’appel pour attirer le chaland, tandis que l’économie locale se meurt et que les jeunes fuient le pays. C’est aussi à cette époque que le progrès fait rage, avec la massification de l’usage de l’automobile et du bulldozer qui, de concert, vont profondément transformer le paysage et par conséquent la société. Accaparement des terrains, surtout sur le littoral, érection de maisons néobretonnes figures de proue d’une marée pavillonnaire qui s’étend dans la campagne… en quelques années, un virage s’opère, le progrès débarque en Bretagne !

            La Cinémathèque de Bretagne propose à KuB trois films engagés qui racontent ce bouleversement amorcé au cours des Trente Glorieuses et dont nous ne sommes pas encore sortis.

            Départ Mission E-ty

            Départ imminent pour Mission E-ty !

            Après avoir rencontré un succès au cinéma et à la télévision, Mission E-ty, le dernier film de Marie Hélia, s’apprête à voyager dans l’espace ! C’est la première fois que des images de Bretagne sont envoyées dans la galaxie. L’envoi se fera par les ondes, mardi 11 juillet à partir de Milizac, en espérant que les cieux soient cléments.

            Pour rappel, Mission E-ty est un concentré de Bretagne composé d’images inédites de la Cinémathèque de Bretagne. Le film dévoile les richesses d’un territoire et de ses habitants : travail, culture, vie quotidienne, Bretagne des villes et des champs. La vie ordinaire du pays croise les grands évènements nationaux et internationaux. Des paysages à nos états d’âme, ce film projette une vision de nous, population bretonne, en vie sur notre territoire. Filmées par des cinéastes amateurs, ces images sont le reflet de mondes disparus mais encore familiers.

            L’avenir a une mémoire, ce film réunit des souvenirs, des fragments de vie, il propose à tous un voyage spatio-temporel unique.

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            1962 : Skeudennoù kentañ er skinwel

            D'an 11 a viz Gouere 1962, evit ar wech kentañ, e vez skignet war-eeun skeudennoù o tont eus ar Stadoù-Unanet er skinwel, a-drugarez d'al loarell Telstar 1 ha d'ar sistem "Mondovision". Resevet eo ar sinal gant ar radom, bet savet e Pleuveur-Bodoù a-ratozh evit studiañ an teknikoù pellgehentiñ. Hiziv eo deuet da vezañ Kreizenn ar Pellgehentiñ, a c'heller gweladenniñ a-hed ar bloaz. En diskouezadeg-pad e c'heller gwelet ar film Plœumeur-Bodou - Légion d'honneur bet sevenet e 1962 gant Raymon Colin.

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            En français

            Le 11 juillet 1962, le radôme de Plœmeur-Bodou capte les premières images télévisées transmises depuis les USA (voir le film).

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